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Chapitre 10. Le changement d’état civil

Pages 213 à 246

Citer ce chapitre


  • Chiland, C.
(1997). Chapitre 10. Le changement d’état civil. Changer de sexe (p. 213-246). Odile Jacob. https://shs.cairn.info/changer-de-sexe--9782738104779-page-213?lang=fr.

  • Chiland, Colette.
« Chapitre 10. Le changement d’état civil ». Changer de sexe, Odile Jacob, 1997. p.213-246. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/changer-de-sexe--9782738104779-page-213?lang=fr.

  • CHILAND, Colette,
1997. Chapitre 10. Le changement d’état civil. In : Changer de sexe. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.213-246. URL : https://shs.cairn.info/changer-de-sexe--9782738104779-page-213?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Mazeaud H. et L., Mazeaud J. (1972), tome premier : Leçons de droit civil, tome second : Les personnes : la personnalité, 5e édition revue par Michel de Juglart, Paris, Éditions Montchrestien, p. 489.
  • [2]
    Ibid., p. 506.
  • [3]
    Ibid., p. 516.
  • [4]
    Ibid., p. 515.
  • [5]
    Carbonnier J. (1995), Droit civil, 1, Les personnes, Paris, PUF, p. 28.
  • [6]
    Gobert M. (1988), « Le transsexualisme, fin ou commencement », La Semaine juridique, Ed. G, 62, n° 47, 3361, 7 p. Gobert M. (1990), « Le transsexualisme ou de la difficulté d’exister », La Semaine juridique, Ed. G, n° 49, 3475, 12 p. Gobert M. (1992), « Réflexions sur les sources du droit et les “principes” d’indisponibilité du corps humain et de l’état des personnes (À propos de la maternité de substitution) », RTD civ. 91 (3), p. 489-528.
  • [7]
    Salas D. (1994), Sujet de chair et sujet de droit : la justice face au transsexualisme, Paris, PUF.
  • [8]
    Branlard J.-P. (1993), Le Sexe et l’état des personnes. Aspects historique, sociologique et juridique, Paris, Bibliothèque de droit privé, Librairie générale de droit et de jurisprudence.
  • [9]
    Gobert M. (1992), « Réflexions sur les sources du droit et les “principes” d’indisponibilité du corps humain et de l’état des personnes (À propos de la maternité de substitution) », RTD civ. 91 (3), p. 489-528, § 24.
  • [10]
    HBIGDA (2001), The Harry Benjamin International Gender Dysphoria Association’s Standards Of Care for Gender Identity Disorders [SOC], 6e édition. Je rappelle que HBIGDA a changé de nom en 2006 et s’appelle WPATH, The World Professional Association For Transgender Health, http://www.wpath.org/
  • [11]
    Cordier B., Chiland C., Gallarda T. (2001), « Le transsexualisme, proposition d’un protocole malgré quelques divergences », Annales médico-psychologiques, 2001, 159, p. 190-195.
  • [12]
    Goubeaux G. (1989), Traité de droit civil. Les personnes, Paris, LGDJ, p. 228-241.
  • [13]
    On peut se reporter à : Bon I. (1990), Le Transsexualisme : l’émergence conjuguée de pratiques médicale et judiciaire, thèse pour le doctorat en droit privé, université Jean-Moulin-Lyon-III. Pettiti L.-E. (1992), Les Transsexuels, Paris, PUF. Salas D. (1994), Sujet de chair et sujet de droit : la justice face au transsexualisme, Paris, PUF. Czermak M., Frignet H. (éds) (1996), Sur l’identité sexuelle : à propos du transsexualisme, Paris, Association freudienne internationale.
  • [14]
    Par exemple, Rodotà S. (1995), « Présentation générale des problèmes liés au transsexualisme », in Conseil de l’Europe, Transsexualisme, médecine et droit, actes du XXIIIe Colloque de droit européen, Vrije Universiteit Amsterdam (Pays-Bas), 14-16 avril 1993, Strasbourg, Éditions du Conseil de l’Europe, p. 17-24.
  • [15]
    Pourtant, Rodotà parle clairement de « donner une place à l’autonomie de la volonté et au choix individuel dans ce domaine ». C’est ce que dénoncent Marcel Czermak et Henry Frignet dans leur article paru dans Libération, le 17 novembre 1993, « Quel sexe voulez-vous ? », et le livre qu’Agnès Oppenheimer avait consacré en 1980 à Stoller s’intitulait Le Choix du sexe.
  • [16]
    Lucrèce, De rerum natura, chant II, vers 116-293.
  • [17]
    Gobert M. (1988), « Le transsexualisme, fin ou commencement », La Semaine juridique, Ed. G, 62, n° 47, 3361, 7 p.
  • [18]
    Garé T. (1992), Jurisprudence (1992), 21955, p. 415-419.
  • [19]
    Czermak M., Frignet H. (éds) (1996), Sur l’identité sexuelle : à propos du transsexualisme, Paris, Association freudienne internationale, p. 152.
  • [20]
    Je remercie les amis qui ont fait pour moi la traduction depuis l’italien (Pierre Mattar), le néerlandais (Isabelle Rognon), le suédois (Birgit Setterberg).
  • [21]
    International Commission of Jurists (octobre 2007), Sexual Orientation and Gender Identity in Human Rights Law, Jurisprudential, Legislative and Doctrinal References from the Council of Europe and the European Union, 1211 Geneva 8, P.O. Box 91.
  • [22]
    Basedow J., Scherpe J. M. (éds) (2004), Transsexualität, Staatsangehörigkeit und internationales Privatrecht. Entwicklungen in Europa, Amerika und Australien, Tübingen, Mohr Siebeck.
  • [23]
    Cohen-Kettenis, P. T., Pfäfflin, F. (2003), Transgenderism and Intersexuality in Childhood and Adolescence : Making choices, Thousand Oaks (CA), Sage Publications, p. 160 et 164.
  • [24]
    Voigt H.-C. (2004), « Schweiz », in J. Basedow, J. M. Scherpe (éds), Transsexualität, Staatsangehörigkeit und internationales Privatrecht. Entwicklungen in Europa, Amerika und Australien, Tübingen, Mohr Siebeck, p. 64.
  • [25]
    Will M. R. (1995), « Les conditions juridiques d’une intervention médicale pour changer de sexe : la situation en droit comparé », in Conseil de l’Europe (1995), Transsexualisme, médecine et droit, actes du XXIIIe Colloque de droit européen, Vrije Universiteit Amsterdam (Pays-Bas), 14-16 avril 1993, Strasbourg, Éditions du Conseil de l’Europe, p. 81-108.
  • [26]
    Wålinder J., Thuwe I. (1976), « A law concerning sex reassignment of transsexuals in Sweden », Archives of Sexual Behavior, 5 (3), p. 255-258.
  • [27]
    Rubellin-Devichi J. (1996), « Défense et illustration du droit français à l’égard du transsexualisme », in M. Czermak, H. Frignet (éds) (1996), Sur l’identité sexuelle : à propos du transsexualisme, Paris, Association freudienne internationale, p. 131-160.
  • [28]
    Pfäfflin F. (1981), « Psychiatric and legal implications of the new law in the Federal republic of Germany », International Journal of Law and Psychiatry, 4 (1-2), p. 191-198.
  • [29]
    Pfäfflin F. (1987), « Fünf Jahre Transsexuellengesetz – eine Zwischenbilanz », Beiträge zur Sexualforschung, 62, p. 147-155.
  • [30]
    Pfäfflin F. (1981), « Psychiatric and legal implications of the new law in the Federal republic of Germany », International Journal of Law and Psychiatry, 4 (1-2), p. 191-198.
  • [31]
    Kuiper A. J., Cohen-Kettenis P., Van der Reyt F. (1985), « Transsexuality in the Netherlands : Some medical and legal aspects », Medicine and Law, 4 (4), p. 373-378.
  • [32]
    Will M. R. (1992), « “[…] ein Leiden mit den Recht”, Zur Namens- und Geschlechtsänderung bei transsexuellen Menschen in Europa », in F. Pfäfflin et A. Junge, Geschlechtsumwandlung, Abhanlungen zur Transsexualität, Stuttgart-New York, Schattauer, p. 113-147.
  • [33]
    Hoenig J. (1977), « The legal position of the transsexual : Mostly unsatisfactory outside Sweden », Canadian Medical Association Journal, 116 (3), p. 319-323.
  • [34]
    Bradley D. C. (1995), « Transsexualisme : l’idéologie, les principes juridiques et la culture politique », in Conseil de l’Europe (1995), Transsexualisme, médecine et droit, actes du XXIIIe Colloque de droit européen, Vrije Universiteit Amsterdam (Pays-Bas), 14-16 avril 1993, Strasbourg, Éditions du Conseil de l’Europe, p. 63-80.
  • [35]
  • [36]
    Ibid.
  • [37]
    Nelson C., Paitich D., Steiner B. W. (1976), « Medicolegal aspects of transsexualism », Canadian Psychiatric Association Journal, 21, p. 557-564.
  • [38]
    Par exemple dans l’Utah, selon Detlev Witt, in J. Basedow, J. M. Scherpe (éds) (2004), Transsexualität, Staatsangehörigkeit und internationales Privatrecht, Entwicklungen in Europa, Amerika und Australien, Tübingen, Mohr Siebeck, p. 102, note 300.
  • [39]
    Diamant-Berger O. (éd.) (1984), Le Transsexualisme, vol. 1 : Droit et éthique médicale, Paris, Masson.
  • [40]
    Will M. R. (1995), « Les conditions juridiques d’une intervention médicale pour changer de sexe : la situation en droit comparé », in Conseil de l’Europe (1995), Transsexualisme, médecine et droit, actes du XXIIIe Colloque de droit européen, Vrije Universiteit Amsterdam (Pays-Bas), 14-16 avril 1993, Strasbourg, Éditions du Conseil de l’Europe, p. 81-108.
  • [41]
    Will M. R. (1995), ibid., p. 99.
  • [42]
    Oppenheimer A. [Faure-Oppenheimer] (1980), Le Choix du sexe. À propos des théories de Stoller, Paris, PUF.
  • [43]
    Czermak M., Frignet H. (1993), « Quel sexe voulez-vous ? », Libération, 17 novembre 1993.
  • [44]
    Classification internationale des maladies, International Classification of Diseases, OMS. La version 10 (1996) est la plus récente.
  • [45]
    Lagrange J. (1992), « Le “vrai sexe” du transsexuel », Psychanalyse à l’Université, 17 (66), p. 97-116.
  • [46]
    Samuels A. (1984), « Once a man, always a Man ; Once a woman, always a woman. Sex change and the law », Medicine, Science and the Law, 24 (3), p. 163-166.
  • [47]
    Jonas H. (1979), Das Prinzip Veranwortung, Versuch einer Ethik für die technologische Zivilisation, Francfort, Insel Verlag ; traduction française J. Greisch, Le Principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, Cerf, 1992, p. 30.
  • [48]
    Sir Martin Roth (1981), « Transsexualism and the sex-change operation : A contemporary medico-legal and social problem », The Medico-Legal Journal, 49 (1), p. 5-19. Professeur de psychiatrie à Cambridge, il écrit qu’« il faut prendre en considération l’effet de l’opération particulièrement sur les jeunes enfants ». Il n’opéreraît pas un homme avec des enfants. Il parle dans le même article des homosexuels, d’une manière qui montre qu’il n’est ni homophobe, ni transphobe.
  • [49]
    Pum Maître (1984), « Le transsexualisme et le droit », Propos utiles aux médecins, 1163 (7-8), p. 8.
  • [50]
    Salas D. (1994), Sujet de chair et sujet de droit : la justice face au transsexualisme, Paris, PUF.
  • [51]
    Hoenig J. (1977), « The legal position of the transsexual : Mostly unsatisfactory outside Sweden », Canadian Medical Association Journal, 116 (3), p. 319-323.
  • [52]
    Whittle S., Turner L. (2007), « Sex changes ? Paradigm shifts in “sex” and “gender” following the Gender Recognition Act ? », Sociological Research Online, 12 (1), section 4.1. http://www.socresonline.org.uk/12/1/whittle.html
  • [53]
    Nelson C., Paitich D., Steiner B. W. (1976), « Medicolegal aspects of transsexualism », Canadian Psychiatric Association Journal, 21, p. 557-564.
  • [54]
    Dans le protocole de l’équipe dirigée par le docteur Cordier, la transformation hormono-chirurgicale « n’est pas applicable à un patient […] parent d’un ou plusieurs enfants mineurs ». Cordier et al. (2001), « Le transsexualisme, proposition d’un protocole malgré quelques divergences », Annales médico-psychologiques, 159, p. 190-195.

L’état civil, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est né de la Révolution française. On insiste maintenant sur son importance : « L’état d’une personne, c’est sa situation juridique. L’état est donc lié à la personne, comme l’ombre au corps. Plus étroitement même. Il est l’image juridique de la personne. » Pourtant il a eu des débuts modestes. Le curé tenait dans chaque paroisse un livre de comptes où il inscrivait les dons faits par les paroissiens, notamment à l’occasion des baptêmes, mariages et enterrements. Ces dons devinrent obligatoires, ce qui conféra un caractère semi-officiel aux registres. Ces registres s’avérèrent si commodes qu’on en réglementa la tenue pour les baptêmes (ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539), pour les baptêmes et les mariages (concile de Trente, 1563) et pour les enterrements (ordonnance de Blois). Quand l’édit de Nantes fut révoqué (1685), les protestants se trouvèrent en grande difficulté, puisque les registres étaient tenus par l’Église catholique. Un siècle plus tard, Louis XVI leur rendit la liberté de culte (1787) ; il institua pour tous les non-catholiques la tenue des registres par des officiers de la justice royale, donc par des laïcs. La laïcisation ou sécularisation fut achevée pendant la Révolution française par la loi du 20 septembre 1792, et l’état devint état civil.
« À l’époque où les familles vivaient groupées, où les personnes changeaient rarement de domicile, où les villes étaient peu importantes, la preuve de l’état des personnes était beaucoup plus facile qu’aujourd’hu…


Date de mise en ligne : 12/06/2025

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