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Chapitre 5. Sous le charme, la toute-puissance aristocratique

Pages 93 à 101

Citer ce chapitre


  • Lugan, A.-M.
(2014). Chapitre 5. Sous le charme, la toute-puissance aristocratique. Ces dames au salon : Féminisme et fêtes galantes au XVIIIe siècle (p. 93-101). Odile Jacob. https://shs.cairn.info/ces-dames-au-salon--9782738131515-page-93?lang=fr.

  • Lugan, Anne-Marie.
« Chapitre 5. Sous le charme, la toute-puissance aristocratique ». Ces dames au salon Féminisme et fêtes galantes au XVIIIe siècle, Odile Jacob, 2014. p.93-101. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ces-dames-au-salon--9782738131515-page-93?lang=fr.

  • LUGAN, Anne-Marie,
2014. Chapitre 5. Sous le charme, la toute-puissance aristocratique. In : Ces dames au salon Féminisme et fêtes galantes au XVIIIe siècle. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.93-101. URL : https://shs.cairn.info/ces-dames-au-salon--9782738131515-page-93?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Edmond et Jules de Goncourt, La Femme au xviiie siècle, op. cit., chapitre IX : « La domination et l’intelligence de la femme », p. 371.
  • [2]
    Edmond et Jules de Goncourt, La Femme au xviiie siècle, op. cit., p. 375
  • [3]
    Ibid., p. 376.
  • [4]
    Ibid., p. 377.
  • [5]
    Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique (1835-1840) ; Introduction.
  • [6]
    Edmond et Jules de Goncourt, La Femme au xviiie siècle, op. cit., p. 378.
  • [7]
    Ibid., p. 380.
  • [8]
    François Furet et Denis Richet, La Révolution française, Paris, Hachette, 1963 et Librairie Arthème Fayard, « Pluriel », 2010, p. 25.
  • [9]
    Ibid., p. 24.

Il y a au musée du Louvre un très beau et très fragile pastel – au xviiie siècle on ne savait pas fixer le pastel, si bien que le moindre choc pourrait lui être fatal. Il s’agit d’un portrait en pied de la marquise de Pompadour à l’apogée de sa puissance. Il est peint par Delatour.
Elle s’est fait représenter assise devant un bureau où se trouvent des volumes de l’Encyclopédie, un exemplaire de L’Esprit des lois de Montesquieu et La Henriade de Voltaire. Déchiffrant une partition musicale, elle est entourée d’éléments marquant son intérêt pour l’astronomie ou encore pour la gravure. Très belle, sans bijoux, mais dans une robe somptueuse « à la française », elle se veut protectrice des Idées, des Sciences et des Arts…
La marquise était à ce moment-là la femme la plus influente de France tant elle savait se faire écouter du roi dans le domaine politique et lui donner des conseils suffisamment pertinents pour en être entendue. Mme de Pompadour était une femme cultivée. Assidue de certains salons, notamment celui de Mme Geoffrin, elle a su défendre avec habileté et diplomatie auprès du roi l’aventure de l’Encyclopédie, de Diderot et d’Alembert. On a souvent dit qu’elle aurait voulu attirer Louis XV vers ces idées nouvelles qui prenaient de l’ampleur, mais malheureusement le roi est resté indifférent à ce qui se passait en dehors de la Cour, de la chasse et de ses plaisirs.
Dans ce tableau aux tons bleus et verts rehaussés d’or, la jeune femme figure tout à fait le symbole du pouvoir des femmes sous Louis XV et Louis XVI…


Date de mise en ligne : 06/06/2025

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