6 - Le personnel dirigeant confédéral
Pages 155 à 189
Citer ce chapitre
- ANDOLFATTO, Dominique
- et LABBÉ, Dominique,
- Andolfatto, Dominique.
- et al.
- Andolfatto, D.
- et Labbé, D.
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- Andolfatto, D.
- et Labbé, D.
- Andolfatto, Dominique.
- et al.
- ANDOLFATTO, Dominique
- et LABBÉ, Dominique,
Notes
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[1]
Ce chapitre s’appuie sur un dépouillement du Peuple depuis 1945 lequel a publié de nombreuses informations sur les dirigeants de la CGT (composition des directions, notices individuelles, nécrologies.. Il puise également des informations dans les travaux d’historiens du communisme français, particulièrement : Philippe ROBRIEUX (Histoire intérieure du parti communiste, tome 4, Paris, Fayard, 1984) et Annie KRIEGEL (Les communistes français dans leur premier demi-siècle, 1920-1970, Paris, Seuil, 1984). On trouvera une présentation complète des sources et des données dans ANDOLFATTO, 1996.
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[2]
Pour une présentation de ces organes, de leur fonction et de leur composition, voir le chapitre I.
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[3]
M. Couette démissionne dès décembre 1949, officiellement pour raisons de santé. Elle est remplacée par une autre femme, O. Tournade, autre employée, autre militante parisienne, autre communiste.
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[4]
M. Couette, O. Tournade et M. Colin ont également siégé au comité central du PCF (ou au CCF de celui-ci) pendant d’assez brèves périodes.
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[5]
L’une d’entre elles siège toujours au comité central du PCF. Il s’agit de J. Léonard, en charge du secteur « protection sociale » jusqu’en 1995, puis l’une des « animatrices » de l’« Espace vie syndicale » (selon le nouvel organigramme de direction). Une autre femme, Th. Hirzsberg, ancienne élue de la CE, aujourd’hui collaboratrice de L. Viannet au secrétariat général, siège au CC du PCF.
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[6]
Ce « rajeunissement », qui n’était pas dénué d’arrière-prensée, est tout relatif à l’échelle du « siècle » commémoré par la CGT lors du même congrès. En 1909, en effet, L. Jouhaux fut élu secrétaire général à l’âge de 30 ans.
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[7]
G. Monmousseau est mort en fonction, en 1960, à 77 ans ; L. Mauvais et H. Raynaud ont quitté le BC âgés respectivement de 74 et 75 ans.
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[8]
Dès le début du siècle, dans Les partis politiques, Roberto MICHELS a montré que ce changement de statut, équivalant pour la plupart à une promotion sociale, constitue l’une des clés des tendances oligarchiques dans les organisations politiques (ou syndicales) et va de pair avec un affadissement de l’idéologie (Paris, Flammarion, 1971, p. 215-227).
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[9]
Antoine BEVORT, Dominique LABBÉ, La CFDT : organisation et audience depuis 1945, Paris, La Documentation française, 1992, p.76-77.
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[10]
LP, 1417,28 septembre 1995.
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[11]
Il s’agissait de responsables connus pour leurs positions critiques, notamment J.-D. Simonpoli, secrétaire général de la Fédération des « secteurs financiers » (banques, assurances).
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[12]
Il s’agissait de R. Bidouze que, pour diverses raisons, la Fédération des Finances refusa de présenter à la CE en 1975 (témoignage de M. Bonicel).
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[13]
ANDOLFAITO, 1995, p. 73-74.
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[14]
Dans le même temps, le nombre des adhérents était divisé par trois.
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[15]
Ainsi, en 1980, seul un secrétaire confédéral (sur deux démissionnaires) est remplacé. Cela donne lieu à de longues discussions lors du CCN de décembre 1980.
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[16]
Il s’agit de L. Viannet, F. Duteil et J. Léonard. Fin 1996, L. Viannet et F. Duteil ont renoncé officiellement à siéger au bureau politique mais restent membres du Comité national.
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[17]
Ou, depuis 1994, le Comité national (ex-CC) et Bureau national (ex-BP) du PCF.
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[18]
Pendant une certaine période, le PCF a tenu « secrète » la participation au BP de B. Frachon et de G. Monmousseau à cause de l’interdiction du cumul des fonctions politiques et syndicales introduite dans les statuts de la CGT en 1936. Il en a été de même pour L. Molino puis L. Mauvais. Lors du congrès du PCF de 1956, cette « hypocrisie » a été abandonnée.
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[19]
La « carrière » militante de G. Marchais est une autre illustration de ce type de trajectoire : le futur secrétaire général du PCF n’a-t-il pas commencé par être permanent du Syndicat CGT des métaux d’Issy-les-Moulineaux au début des années 1950 ?
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[20]
Voir la biographie de B. Jourd’hui in Philippe ROBRIEUX, Histoire intérieure du parti communiste, Paris, Fayard, tome 4, p. 340.
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[21]
C’est la thèse de P. ROBRIEUX dans son ouvrage déjà cité, p. 422. Elle démontre a contrario que B. Frachon était un personnage relativement autonome.
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[22]
Selon des expressions de M. Dufriche et de A. Barjonet (in La CGT, Paris, Seuil, 1969, p. 127).
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[23]
Selon l’hommage prononcé par L. Mauvais lors du départ de A. Merlot du BC, LP, 844, 1-15 mai 1970, p. 322.
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[24]
Le dépouillement exhaustif du Peuple, depuis 1945, a permis de recueillir des informations biographiques concernant 89 dirigeants (ANDOLFAITO, 1995, p. 75-210).
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[25]
LP, 1291-92-93, 22 juin 1989, p. 112.
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[26]
LP, 1291-92-93, 22 juin 1989, p. 114.
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[27]
LP, 1207-8-9, 19 décembre 1985, p. 144.
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[28]
Il s’agit respectivement de L. Mascarello, P. Carassus et G. Gaumé.
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[29]
LP, 1207-8-9, 19 décembre 1985, p. 142.
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[30]
LP, 1050-51, 1-31 décembre 1978, p. 66.
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[31]
Ce sont les trois premiers, ainsi que A. Le Léap et L. Jayat, qui ont remplacé, en janvier 1948, les démissionnaires de FO au BC.
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[32]
LP, 1234, 29 janvier 1987, p. 37.
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[33]
LP, 1096-1097, 1-31 décembre 1980, p. 44-45.
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[34]
Ibid. p. 202.
Comment se compose le personnel dirigeant de la CGT ? Comment est-il sélectionné ? Comment a-t-il évolue-t-il au fil du temps ? C’est à ces différentes interrogations que nous proposons de répondre en observant les membres de trois instances confédérales statutaires de la CGT : la commission exécutive (CE), la commission financière et de contrôle (CFC), le bureau confédéral (BC). Depuis la Libération, ces organes ont été renouvelés à 21 reprises. En outre, le CCN a pourvu à quelques désignations partielles entre certains congrès à la suite de démissions (notamment en 1948, 1980 et 1982). Au total, 506 personnalités se sont succédé dans ces trois instances confédérales au cours de ces 21 mandatures.
Différents éléments sociologiques, complétés par les caractéristiques que présentent les mandats confédéraux, permettent de brosser un premier portrait des « cadres » de la CGT (section I). La formation et le renouvellement des équipes dirigeantes sont traités dans une section II. L’étude des biographies des membres de la direction nationale conduit enfin à repérer comment se construisent les « carrières » militantes et à hiérarchiser les critères de sélection des « élites » de la CGT (section III).
Diverses informations de type sociologique éclairent la population des « cadres » CGT : répartition des sexes, distribution des âges et catégorie socio-professionnelle (CSP).
Quel est, en premier lieu, le rapport entre les hommes et les femmes et, plus précisément, la place de ces dernières à la tête de la CGT …
Date de mise en ligne : 01/01/2017
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