29.
Pages 438 à 452
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- DIERSTEIN, Benjamin,
- Dierstein, Benjamin.
- Dierstein, B.
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Il était bientôt six heures du matin et ils n’avaient pas encore dormi.
Gourv éclusait des bières avec Béber et Milou dans la cave d’un squat du XVIIIe, en végétant devant la ronéo installée la veille pour imprimer des tracts du GAR.
Le message avait été tapé sur un stencil et tendu sur le rouleau encreur. Gourv était occupé à actionner la manivelle pendant que Milou gueulait de la tourner dans l’autre sens et que Béber débouchait des Kro.
Les premiers tracts dégoulinaient d’encre fraîche. Ils appelaient au soutien des sidérurgistes lorrains – Longwy à l’Autonomie – Denain valent mieux qu’un géant – c’était typiquement dans le style dont raffolaient les copains étudiants de Béber.
La marche organisée par la CGT devait commencer en début d’après-midi, depuis cinq mairies communistes de l’Est parisien. Les différents cortèges avaient prévu de se retrouver à quinze heures sur la place de la République pour rejoindre l’Opéra Garnier. Les autonomes avaient vu les choses en grand – tous les groupuscules de la capitale s’étaient passé le mot pour mettre sur pied une action d’éclat.
La journée promettait d’être intense, mais Gourv était réduit à l’état somatique d’une larve. Il venait de passer quatre jours sans interruption avec Milou, Béber et Pierre Goldman, sans voir Carmen ni Pablo. Ses absences de la maison se prolongeaient au fur et à mesure de son infiltration – il revenait désormais tous les cinq ou six jours seulement. Carmen commençait à fatiguer de gérer Pablo seule, mais elle le soutenait…
Date de mise en ligne : 24/09/2025
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