Paysages et étalement urbain : aspects physiques et culturels à travers l’exemple de l’aire urbaine d’Angers
- Par Julien Salanié,
- Élise Soufflet-Leclerc,
- Élise Athané,
- Julie Bourbeillon,
- Thomas Coisnon,
- Thomas Guyet,
- Anaïs Marshall,
- Hervé Nicolas,
- Walid Oueslati
- et Damien Rousselière
Pages 91 à 110
Citer ce chapitre
- SALANIÉ, Julien,
- SOUFFLET-LECLERC, Élise,
- ATHANÉ, Élise,
- BOURBEILLON, Julie,
- COISNON, Thomas,
- GUYET, Thomas,
- MARSHALL, Anaïs,
- NICOLAS, Hervé,
- OUESLATI, Walid
- et ROUSSELIÈRE, Damien,
- Sous la direction d' LUGINBÜHL, Yves,
- Salanié, Julien.,
- et al.
- Salanié, J.,
- Soufflet-Leclerc, É.,
- Athané, É.,
- Bourbeillon, J.,
- Coisnon, T.,
- Guyet, T.,
- Marshall, A.,
- Nicolas, H.,
- Oueslati, W.
- et Rousselière, D.
- Sous la direction d' Y. Luginbühl
https://doi.org/10.3917/edis.lugin.2015.01.0091
Citer ce chapitre
- Salanié, J.,
- Soufflet-Leclerc, É.,
- Athané, É.,
- Bourbeillon, J.,
- Coisnon, T.,
- Guyet, T.,
- Marshall, A.,
- Nicolas, H.,
- Oueslati, W.
- et Rousselière, D.
- Sous la direction d' Y. Luginbühl
- Salanié, Julien.,
- et al.
- SALANIÉ, Julien,
- SOUFFLET-LECLERC, Élise,
- ATHANÉ, Élise,
- BOURBEILLON, Julie,
- COISNON, Thomas,
- GUYET, Thomas,
- MARSHALL, Anaïs,
- NICOLAS, Hervé,
- OUESLATI, Walid
- et ROUSSELIÈRE, Damien,
- Sous la direction d' LUGINBÜHL, Yves,
https://doi.org/10.3917/edis.lugin.2015.01.0091
Notes
-
[1]
L’urbanisation se définit comme l’accroissement de la part de la population d’un territoire vivant en ville.
-
[2]
Le développement urbain se définit comme l’accroissement de la population urbaine.
-
[3]
Glaeser (2011) décrit avec élégance l’avantage économique des villes.
-
[4]
Loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains.
-
[5]
Dans une acceptation large, on entend par « aménités » les composantes naturelles du paysage (montagnes, rivières, etc.) et par externalités les composantes liées aux activités humaines. Alors, qu’en général, on entend aménités dans un sens positif, les externalités peuvent être positives (entretien des haies et murets par les agriculteurs, entretien du bâti historique, etc.) ou négatives (nuisances olfactives et visuelles de l’élevage intensif, etc.). Par abus de langage, on utilise souvent aménités dans le sens d’externalités positives. Nous faisons également cet abus. En économie, on parle d’externalités pour désigner des effets hors marché (externes donc) qui ne font pas l’objet de transactions marchandes. Par exemple, on ne paie pas pour bénéficier de l’entretien des haies. Le niveau de ces externalités est donc fixé sur la base des intérêts privés qui peuvent être différents de l’intérêt social, auquel cas il justifie l’action publique pour inciter les émetteurs d’externalités à les produire à un niveau socialement souhaitable (par exemple : aides à l’entretien des haies).
-
[6]
Aux États-Unis, les gouvernements locaux peuvent retirer les terres agricoles par l’achat aux propriétaires terriens de leurs droits au développement (development easement). Les terres agricoles ainsi contractualisées restent en usage agricole et ne peuvent pas être développées.
-
[7]
Le CRP est un programme dans lequel les agriculteurs s’engagent volontairement sur la mise en jachère de terres sensibles écologiquement en échange d’un paiement annuel. Ces contrats durent entre dix et quinze ans.
-
[8]
Par exemple ici, un pixel de 20 m par 20 m issu des données de télédétection.
-
[9]
Par exemple, aux États-Unis, la délimitation des Metropolitan Statistical Areas (MSA) s’étend jusqu’à englober les communes hébergeant 25 % de migrants-alternants.
-
[10]
Les données qui suivent sont issues de l’analyse du fichier de découpage en aires urbaines de l’Insee, téléchargeable à l’adresse http://insee. fr/fr/methodes/zonages/AU2010.zip (dernier accès le 24 octobre 2014).
-
[11]
« (…) the physical pattern of low-density expansion of large urban areas, under market conditions, mainlyinto the surrounding agricultural areas », p. 6 dans EEA (2006).
-
[12]
Cette agrégation se fait sur l’usage du sol principal des 25 pixels de 20 m de côté agrégés en donnant priorité à l’urbain dès qu’un tiers des pixels est urbanisé.
-
[13]
cf. Molette (2009).
-
[14]
Dans ces documents le volet perception est intrinsèquement peu présent et comporte un biais vers le point de vue des pouvoirs publics.
-
[15]
Ils présentent un biais appréciatif, leur objectif étant d’attirer les visiteurs.
-
[16]
S’ils présentent des éléments intéressants quant à l’attachement des individus à des lieux emblématiques, ils sont biaisés du fait de l’implication émotionnelle des intervenants.
-
[17]
À l’inverse des cas nord-américains cités précédemment.
-
[18]
Les résultats détaillés de l’estimation des 14 autres modèles sont disponibles auprès des auteurs.
Le projet Paytal (Paysages et étalement urbain) est un travail pluridisciplinaire qui propose une méthodologie reproductible d’analyse des liens entre paysages et urbanisation. Ces liens sont ambivalents puisque en habitant des paysages qu’elles valorisent, les populations les modifient. Les politiques publiques visant à améliorer les paysages et le cadre de vie auront donc des effets pervers si elles ne contrôlent pas également le développement urbain. Pour mesurer et caractériser ces liens, nous développons une méthodologie en trois étapes, appliquée à l’aire urbaine d’Angers. D’abord, nous caractérisons finement l’urbanisation par télédétection. Ensuite, pour prendre en compte les aspects sensibles des paysages, nous générons une information spatialisée sur la perception des paysages à partir d’une ontologie. Celle-ci est basée sur l’information contenue dans les atlas des paysages tout en pouvant être généralisée à d’autres sources d’information. Enfin, nous expliquons l’urbanisation par un modèle de conversion des terres tenant compte des grands déterminants de l’urbanisation (proximité aux centres d’emploi, etc.), des caractéristiques physiques des paysages et de leurs dimensions sensibles. Nous montrons que ces dimensions jouent un rôle dans les phénomènes de périurbanisation.
Paytal is a pluridisciplinary project proposing a reproducible methodology to analyze the links between landscapes and urbanization. These links are ambivalent, because inhabiting a landscape also means modifying it. Hence, landscape policies should account for their potential induced effects in terms of urban development. In order to characterize these links, we rely on a three stages methodology. First, we finely measure urban development using remote sensing. Second, we account for landscape perceptions using an ontology to spa- tialize the information concealed in the Landscape Atlases. Our ontology could be fed with additional information from other sources. Last, we explain urbanization with a land-use change model which accounts for the main determinants of urbanization (proximity to jobs, etc.) and the physical and cultural dimensions of landscapes. We show that all these factors play a role in explaining urbanization.
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
5,00 €