Chapitre d’ouvrage

2. Une expérimentation dans la haute vallée de la Sèvre niortaise pour une pratique paysagiste de la médiation environnementale

Pages 189 à 202

Citer ce chapitre


  • Bercovitz, R.,
  • Briffaud, S.
  • et Le Névez, N.
(2015). 2. Une expérimentation dans la haute vallée de la Sèvre niortaise pour une pratique paysagiste de la médiation environnementale. Dans
  • Sous la direction d' Y. Luginbühl
Biodiversité, paysage et cadre de vie : La démocratie en pratique (p. 189-202). ediSens. https://doi.org/10.3917/edis.lugin.2015.01.0189.

  • Bercovitz, Rémi.,
  • et al.
« 2. Une expérimentation dans la haute vallée de la Sèvre niortaise pour une pratique paysagiste de la médiation environnementale ». Biodiversité, paysage et cadre de vie La démocratie en pratique, ediSens, 2015. p.189-202. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/biodiversite-paysage-et-cadre-de-vie--9782351132388-page-189?lang=fr.

  • BERCOVITZ, Rémi,
  • BRIFFAUD, Serge
  • et LE NÉVEZ, Nicole,
2015. 2. Une expérimentation dans la haute vallée de la Sèvre niortaise pour une pratique paysagiste de la médiation environnementale. In :
  • Sous la direction d' LUGINBÜHL, Yves,
Biodiversité, paysage et cadre de vie La démocratie en pratique. ediSens. Environnement, p.189-202. DOI : 10.3917/edis.lugin.2015.01.0189. URL : https://shs.cairn.info/biodiversite-paysage-et-cadre-de-vie--9782351132388-page-189?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/edis.lugin.2015.01.0189


Notes

  • [1]
    Les textes récemment promulgués régissant le nouveau diplôme d’État de paysagiste, qui réduisent la durée des études et déconnectent la formation de l’enseignement supérieur français et européen, semblent eux-mêmes conçus pour mettre celle-ci à l’abri du vent frais des idées et des forces de renouvellement de la pratique. Ils sont le résultat navrant de cet enfermement mortifère dans un modèle professionnel et pédagogique étouffant.
  • [2]
    L’hypothèse de la médiation paysagère a fait l’objet d’un cycle de trois séminaires organisés à Bordeaux de juin à octobre 2014 par l’équipe Cepage et l’UMR Adess (Rémi Bercovitz, Stéphane Duprat et Margaux Vigne) ainsi que d’un colloque organisé avec le conseil général des Deux-Sèvres, à Niort le 28 janvier 2015. L’ensemble de ce cycle a bénéficié du soutien du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Il a réuni près de 100 personnes venant d’horizons différents (techniciens, praticiens et chercheurs). Son objectif est de créer un réseau de réflexion et d’expérimentation en la matière. Un compte rendu de ces manifestations ainsi que de nombreuses autres données sont disponibles sur le carnet de recherche (http://pep.hypotheses.org).
  • [3]
    Cette notion de scénarios paysagers est directement inspirée par les travaux de G. Bertrand, notamment ceux conduits dans le Sidobre (Bertrand, Bertrand, Raynaud, 1978). Elle a également été mobilisée dans le cadre du programme « Ressources paysagères et ressources énergétiques dans les montagnes sud-européennes. Histoire, comparaison, expérimentation » dirigé par S. Briffaud.
  • [4]
    Victor Belloc et Maxime Foucard, deux étudiants paysagistes alors en 3e et 4e années de l’EnsapBx.
  • [5]
    La démarche fait l’objet d’un blog qui constitue le journal de bord de la médiation. http://sevremothaise-paysagescroises.jimdo.com
  • [6]
    La première projection a eu lieu au café du Commerce à La Mothe-Saint-Héray, le 1er juillet 2014, et a réuni une trentaine de personnes.
  • [7]
    Projection-débat du 23 juillet 2014 (8 personnes).
  • [8]
    Projection-débat du 16 septembre 2014 (35 personnes) suivi d’un repas.
  • [9]
    Pays au sens de la loi d’orientation sur l’aménagement et le développement durable du 25 juin 1999.
  • [10]
  • [11]
    Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute.
  • [12]
    L’exposition a duré dix jours et réuni environ 380 personnes, soit approximativement 5 %de la population de la ville en question.
  • [13]
    Les étudiants qui ont participéà la réalisation du film ont constitué l’association Les bobines du paysage qui, grâce à des crédits de l’Agence de l’eau et du syndicat d’eau, devrait pouvoir poursuivre le processus en 2015.
  • [14]
    Sous l’autorité du Dreal, l’inspecteur des sites élabore les projets d’inscription ou de classement de sites (art. L.341-1 et 2 du CE). Il instruit les demandes d’autorisation spéciale de travaux en site classé, en liaison avec l’architecte des Bâtiments de France, et rapporte devant les commissions départementales de la nature, des sites et des paysages. Il contribue à la mise en œuvre de la politique des grands sites (en concourant étroitement aux démarches d’opérations grands sites), à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes et projets correspondants et à la labellisation des Grands Sites de France. Il conduit des missions de police des sites (afin de garantir de manière effective leur protection en luttant notamment contre la cabanisation et la publicité illégales).

Les lignes qui suivent proposent, sur la base des résultats d’une expérimentation conduite dans la haute vallée de la Sèvre niortaise, une contribution à la théorisation de ce que pourrait être une pratique paysagiste de la médiation environnementale par le paysage. Cette dernière est comprise comme le moyen de permettre aux politiques menées à l’échelon local de participer, à travers la (re)définition de leurs objets et de leurs finalités propres, à prendre en charge la gestion d’un environnement entendue comme complexe socio-écologique inscrit dans la durée. La nécessité d’ordonner l’élaboration de ces politiques autour d’un système délibératif et participatif, ouvert au croisement et à la confrontation des regards et des savoirs, découle directement de cet objectif. L’hypothèse explorée est celle de la possibilité de faire jouer au paysage, convoqué en tant que traduction dans le perceptible des processus environnementaux, le rôle d’un percept intermédiaire, favorisant ce croisement et cette confrontation, tout en mettant à portée de délibération démocratique et de décision concertée la complexité des phénomènes en cause. La « médiation » dont il est question ici n’est pas une quête de consensus ou d’apaisement des conflits, mais plutôt un effort fait pour faire exister une scène sociale appropriée, comme espace de discussion et de controverse, à la construction même d’une problématique environnementale partageable, positionnable à la croisée des champs de l’action publique locale et des regards propres à ses différents acteurs…


Date de mise en ligne : 20/03/2024

https://doi.org/10.3917/edis.lugin.2015.01.0189

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Ouvrages + Revues

380 € par an

10 000 ouvrages et 300 revues au cœur de votre métier

Acheter ce chapitre

5,00 €

14 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?