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Chapitre 9. Les ordres basiliens dans le Proche-Orient arabe : une identité monastique grecque-catholique (première moitié du xviiie siècle)

Pages 283 à 334

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  • Girard, A.
  • et Mohasseb Saliba, S.
(2025). Chapitre 9. Les ordres basiliens dans le Proche-Orient arabe : une identité monastique grecque-catholique (première moitié du xviiie siècle) Dans
  • Sous la direction d' O. Delouis
  • et A. Peters-Custot
Basile de Césarée, une postérité monastique pour l'Europe (p. 283-334). Éditions du Cerf. https://doi.org/10.3917/cerf.delou.2025.01.0283.

  • Girard, Aurélien.
  • et al.
« Chapitre 9. Les ordres basiliens dans le Proche-Orient arabe : une identité monastique grecque-catholique (première moitié du xviiie siècle) ». Basile de Césarée, une postérité monastique pour l'Europe, Éditions du Cerf, 2025. p.283-334. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/basile-de-cesaree-une-posterite-monastique-pour-leurope--9782204165587-page-283?lang=fr.

  • GIRARD, Aurélien
  • et MOHASSEB SALIBA, Sabine,
2025. Chapitre 9. Les ordres basiliens dans le Proche-Orient arabe : une identité monastique grecque-catholique (première moitié du xviiie siècle) In :
  • Sous la direction d' DELOUIS, Olivier
  • et PETERS-CUSTOT, Annick,
Basile de Césarée, une postérité monastique pour l'Europe. Paris : Éditions du Cerf. Beauchesne / Théologie historique, p.283-334. DOI : 10.3917/cerf.delou.2025.01.0283. URL : https://shs.cairn.info/basile-de-cesaree-une-posterite-monastique-pour-leurope--9782204165587-page-283?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cerf.delou.2025.01.0283


Notes

  • [1]
    Sabine Mohasseb Saliba a écrit les trois premières parties et l’introduction. Aurélien Girard est l’auteur des trois dernières parties et de la conclusion. Nous remercions les Pères Nagi Edelby, Charbel Maalouf, Joseph Moukarzel, Charbel Nassif et Boulos Nazha pour leur aide. Pour l’aide de financements dont a bénéficié ce travail, Aurélien Girard exprime également sa gratitude envers le CERHiC, l’université de Reims Champagne-Ardenne, le CéSor et le CNRS, ainsi que l’École française de Rome qui a soutenu cette recherche, notamment dans le cadre du programme NORMES dirigé par C. Rouxpetel et L. Tatarenko. Sabine Saliba exprime de même sa gratitude au CéSor et à l’École française de Rome.
    Nous utilisons les abréviations suivantes dans la notation infrapaginale : BAV pour « Bibliothèque apostolique du Vatican » ; ACPF pour « Archives de la congrégation de Propaganda Fide (Rome) » ; CP pour « Congregazioni particolari » ; SC pour « Scritture riferite nei Congressi » ; SOCG pour « Scritture originali riferite nelle congregazioni generali » ; Mansi pour J. D. Mansi (dir.), Sacrorum Concilium nova et amplissima collectio, Paris, expensis H. Welter, 1901-1927 [1re édition : 1759-1798]) ; GCAL pour G. Graf, Geschichte der christlichen arabischen Literatur, 5 vols., Cité du Vatican, Biblioteca apostolica vaticana, 1944-1953 ; HMLEM pour J. Nasrallah, Histoire du mouvement littéraire dans l’Église melchite du ve au xxe siècle, Louvain, Peeters, vol. IV-1 (1516-1724), 1979, et vol. IV-2 (1724-1800), 1989.
  • [2]
    Sur le nom à donner à cette Église, voir S. Noble et A. Treiger, « Introduction », The Orthodox Church in the Arab World 700-1700. An Anthology of Sources, S. Noble et A. Treiger (dir.), DeKalb, NIU Press, p. 3-39, ici p. 6 (avec un renvoi à la bibliographie sur ce sujet). Dans la suite de l’article, nous nommerons l’Église antérieure au schisme de 1724 « grecque-orthodoxe ».
  • [3]
    S. Mohasseb Saliba, « Nouvelles Églises, nouvelles interactions : le Liban des premiers ordres religieux orientaux (xviiie siècle) », Interactions, emprunts, confrontations chez les religieux (Antiquité tardive-fin du xixe siècle). Actes du VIIIe colloque internatioal du CERCOR. Célébration du Trentenaire (Saint-Étienne, 24-26 octobre 2012), S. Excoffon, D.-O. Hurel et A. Peters-Custot (dir.), Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2015, p. 405-420.
  • [4]
    Q. Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat wa-l-ruhbāniyyat al-muḫalliṣiyyat, Sidon, Imprimerie du Couvent Saint-Sauveur, 1938, vol. 1, p. 344-345 ; B. Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient au temps de la Réforme Catholique, Rome, École Française de Rome (Bibliothèque des Écoles Françaises d’Athènes et de Rome, 284), 1994, p. 144, 273-377 ; Nasrallah, HMLEM, vol. IV-1, p. 52-63 ; Monseigneur M. Abras, Al-ruhbāniyyat al-bāsīliyya al-ḥannāwiyya (al-ḥalabiyya-al-šuwayriyya), vol. 1, Siğill al-ruhbān (1710-1829), vol. 2, Siğill al-ruhbān (1830-2005) [publication de l’Ordre à l’occasion du jubilé de son troisième centenaire], s.l., 2010 ; A. Girard, Le christianisme oriental (xviie-xviiie siècles). Essor de l’orientalisme catholique en Europe et construction des identités confessionnelles au Proche-Orient, Thèse de doctorat d’Histoire, Paris, École Pratique des Hautes Études, 2011, p. 514. Sur les activités des missionnaires religieux occidentaux en Orient, Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, p. 225-379. Sur la manière dont les missionnaires et surtout les jésuites concevaient les relations entre les Grecs orthodoxes et l’Église de Rome, et les fondements de la méthode missionnaire pour unir les Grecs à Rome, Girard, Le christianisme oriental (xviie-xviiie siècles), p. 504-511.
  • [5]
    I. Kuwaytir (éd.), Al-Sinaksār al-ruhbānī al-muḫalliṣī, Saint-Sauveur, 1966 ; A. Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh Anṭākia al-‘Uẓma, vol. 3, 1453-1928 A.D., Beyrouth, Manshūrāt al-Nūr, 1928, p. 47.
  • [6]
    V. Gregorovitch-Barski, Pérégrinations (1723-1741), traduit du russe par M. Odayski, Genève, Éd. des Syrtes, 2010, p. 435.
  • [7]
    J. Revel, « L’histoire au ras du sol », préface à G. Levi, Le pouvoir au village, Histoire d’un exorciste dans le Piémont du xviie siècle, Paris, Gallimard, 1989, p. i-xxxiii.
  • [8]
    S. Mohasseb Saliba, « Ordres religieux et monachisme féminin : le monachisme maronite à l’épreuve des normes tridentine », Les chrétiens de tradition syriaque à l’époque ottomane, B. Heyberger (dir.), Paris, Geuthner (Études Syriaques, 17), 2020, p. 201-228, ici p. 201 ; S. Abou El-Rousse Slim, The Greek Orthodox Waqf in Lebanon During the Ottoman Period, Beyrouth-Wurzburg, Orient Institut/ Ergon Verlag (Beiruter Texte und Studien 113), 2007 ; J. Abou Nohra, Les moines et l’histoire rurale du Liban. Les archives du couvent Saint-Jean de Khinchara et de cinq autres couvents maronites et melkites (1710-1960), Beyrouth, Éd. du Centre de Recherche et de Publications de l’Orient Chrétien (CERPOC) de l’Université Saint-Joseph, 2021 ; G. Bāsīl, Al-Iqtā’ wa’l adyār. Dirāsat wathā’iqiyyat fī tārīkh Kisrwān al-ijtimā’iy wa’l iqtisādiy, Beyrouth, Imprimerie Habib, 2007.
  • [9]
    A. Hağ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya fī taʾrīḫ al-kanīsat wa-l-bilād, Jounié, s.n., 1974, t. 1, p. 74-76.
  • [10]
    Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 390-398 ; idem, « Catholicisme et construction des frontières confessionnelles dans l’Orient ottoman », Frontières religieuses dans le monde moderne, F. Bethencourt et D. Crouzet (dir.), Paris, Presses de l’Université Paris Sorbonne, 2013, p. 123-142 ; A. Girard, « Comment reconnaître un chrétien d’Orient vraiment catholique ? Élaboration et usages de la profession de foi pour les Orientaux à Rome (xvie-xviiie siècles) », L’Union à l’épreuve du formulaire. Professions de foi entre Églises d’Orient et d’Occident (xiiie-xviiie s.), M.-H. Blanchet et F. Gabriel (dir.), Paris-Louvain, Peeters (Collège de France – CNRS / Centre de recherche d’histoire et civilisation de Byzance, Monographies, 51), 2016, p. 235-257, ici p. 255 ; C. Sanctus, Communicatio in sacris, coesistenza e conflitti tra le communità cristiani orientali (Levante orientali e Impero ottomano xvii-xviii secolo), Rome, École Française de Rome (Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 383), 2019.
  • [11]
    A. Raheb, La conception de l’union dans le patriarcat orthodoxe d’Antioche (1622-1672). Partie historique, Beyrouth, Pontificia Università Gregoriana, 1981, p. 133-134.
  • [12]
    Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 397.
  • [13]
    Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 293-341 ; Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 85, 393 396 ; I. Dick, « Particularisme melkite au sein de la famille byzantine, et émergence du patriarcat catholique », Mélanges en mémoire de Mgr Néophytos Edelby (1920-1995), à l’occasion du 10e anniversaire de sa mort, éd. PP. N. Edleby et P. Masri, Beyrouth, Université Saint-Joseph, Centre de documentation et de recherches arabes chrétiennes (CEDRAC) (Collection Textes et Études sur l’Orient chrétien, 4), 2005, p. 81-99, ici p. 89-91 ; Raheb, La conception de l’union, cité n. 11, p. 101-132 ; Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 103-104, 119-125 ; V. Tchentsova, « Le patriarche d’Antioche Macaire III et la chrétienté latine », Réduire le schisme ? Ecclésiologies et politique de l’union entre Orient et Occident (xiiie-xviiie siècle), M.-H. Blanchet et F. Gabriel (dir.), Paris, ACHCByz (Collège de France – CNRS / Centre de recherche d’histoire et civilisation de Byzance, Monographies, 39), 2013, p. 313-335 ; Girard, Le christianisme oriental (xviie-xviiie siècles), cité n. 4, p. 522-523. Sur la profession de foi imposée par Rome aux chrétiens orientaux qui embrassaient le catholicisme, voir Girard, « Comment reconnaître un chrétien d’Orient vraiment catholique ? », cité n. 10.
  • [14]
    Voici la traduction française du passage d’Asad Rustum qui, ainsi qu’il se présente dans son ouvrage sur l’histoire de l’Église grecque-orthodoxe du patriarcat d’Antioche, est l’historien du patriarcat : « Ainsi, et alors que les chefs ecclésiastiques grecs-orthodoxes s’affrontaient et divisaient la communauté, les missionnaires latins œuvraient pour rapprocher les esprits et les cœurs de Rome et du Saint-père » (Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 108). Dans le cas de Kīrillus Zaïm, le petit-fils du patriarche Makāryūs, c’est surtout son très jeune âge qui provoqua la contestation d’une partie des évêques (ibid., p. 104).
  • [15]
    Ibid., p. 16-111 ; Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 84-86, 393, 397 ; Nasrallah, HMLEM, vol. IV-1, p. 130 ; A. Girard, « Quand les “grecs-catholiques” dénonçaient les “grecs-orthodoxes” : la controverse confessionnelle au Proche-Orient arabe après le schisme de 1724 », Énoncer/dénoncer l’autre. Discours et représentation du différend confessionnel à l’époque moderne, Ch. Bernat et H. Bost (dir.), Turnhout, Brepols (Bibliothèque de l’École des Hautes Études, Sciences Religieuses, 151), 2012, p. 157-170. Ancien élève de l’école des jésuites de Damas, ouverte en 1641 par le jésuite Jérôme Queyrot avec l’aide du patriarche grec, Atanāsiūs fréquentait les franciscains lorsqu’il était moine au monastère de Saint-Saba en Palestine. Il avait fait une profession de foi catholique en 1686 (Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 47, 108-111). Son adhésion au catholicisme ne l’empêcha pas de tisser des relations avec le monde orthodoxe, de se rendre en Europe orientale, et de devenir même par la suite un défenseur acharné de l’orthodoxie : ibid., p. 130-141 ; I. Feodorov, « Les options doctrinaires du patriarche Athanase III Dabbās et ses activités aux pays Roumains », Lucrālire Simpozionului International Cartea. România. Europa, Ediţia a II-a, 20-24 Septembrie 2009, Bucarest, Editura Biblioteeca Bucureştilor, 2010, p. 87-96.
  • [16]
    Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 121, 393-403 ; Dick, « Particularisme melkite au sein de la famille byzantine », cité n. 13, p. 94-95 ; Q. Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat wa-l-ruhbāniyyat al-muḫalliṣiyyat, Sidon, Imprimerie du Couvent Saint-Sauveur, 1939, vol. 2, p. 72-123 ; Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 141-144 ; Girard, Le christianisme oriental (xviie-xviiie siècles), p. 513 ; C. Walbiner, « The Split of the Greek Orthodox Patriarchate of Antioch (1724) and the emergence of a new identity in Bilâd al-Shâm as reflected by some Melkite historians of the 18th and early 20th century », Chronos, t. 7, 2003, p. 9-36 ; H. Çolak, The Orthodox church in the early modern middle East : relations between the Ottoman central administration and the Patriarchates of Antioch, Jerusalem and Alexandria, Ankara, Turk Tarih Kurumu, 2015, p. 176-181.
  • [17]
    S. Slim, Balamand, Histoire et Patrimoine, Beyrouth, Dar an Nahar, 1995, p. 33.
  • [18]
    Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 390.
  • [19]
    Mohasseb Saliba, « Nouvelles Églises, nouvelles interactions », cité n. 3, p. 405-408 ; eadem, « De l’importance des biens fonciers monastiques waqfs chez les maronites de la montagne libanaise, xviie-xixe siècles », Les fondations pieuses waqfs chez les chrétiens et les juifs. Du Moyen Âge à nos jours, S. Mohasseb Saliba (dir.), Paris, Geuthner, 2016, p. 129-163, ici p. 129-134.
  • [20]
    Raheb, La conception de l’union, cité n. 11, p. 26-30, 89, 108-120 ; I. Dick, « Les Chrétiens d’Alep au xviie et au xviiie siècles. Pionniers de la renaissance nationale et ecclésiale », Les chrétiens et la modernisation du monde arabe, Beyrouth, Université Saint-Joseph, CEDRAC, 2010, p. 9-33, ici p. 21-22, 30 ; idem, Particularisme melkite au sein de la famille byzantine, p. 94-95 ; Ḥāğ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 124-132 ; Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 463, 474, et vol. 2, p. 121-122.
  • [21]
    S. Slim, « Les relations urbaines-rurales dans les waqfs fondateurs grecs-orthodoxes de la ville de Beyrouth », Les fondations pieuses waqfs, p. 198-200 ; AA.VV., Monasteries of the Antiochian Orthodox Patriarchate, Beyrouth, Publications de l’Université de Balamand, 2007 ; I. Ma’alūf, Dawānī al Qutūf fi tarīkh banī al-Ma’lūf Baabda, Imprimerie ottomane, 1907-1908, p. 200-201. L’unique monastère féminin du patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche étant situé en Syrie (Notre-Dame de Ṣaydnāyā). Précisons aussi que quelques autres monastères grecs-orthodoxes de Syrie et du Liban existaient au Moyen Âge, mais étaient désaffectés à l’époque ottomane.
  • [22]
    B. Radu, « Voyage du patriarche Macaire d’Antioche par l’archidiacre Paul d’Alep. Texte arabe et traduction française par Basile Radu », Patrologia Orientalis, vol. 22, Paris, Firmin Didot, 1930, p. 3-199, ici p. 57-61.
  • [23]
    Balamand est la forme arabisée de Belmont, nom de l’ancienne abbaye cistercienne, qui était devenue grecque-orthodoxe au début du xviie siècle (Slim, Balamand, p. 12, 23).
  • [24]
    Bāšā, Taʾrīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 207 ; Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 63-64.
  • [25]
    Slim, Balamand, p. 29-31.
  • [26]
    Eadem, communication personnelle, décembre 2017.
  • [27]
    Slim, Balamand, p. 27 ; Monasteries of the Antiochian Orthodox Patriarchate, cité n. 21, p. 56, 272-275, 297, 338. Le seul monastère grec-orthodoxe de la montagne dont nous possédons une liste complète des supérieurs est celui de Balamand. Il est par ailleurs probable que Habib Zayyat, dans son ouvrage sur l’histoire du couvent de Saydnaya (fondé au cours du haut Moyen Âge) ait indiqué les noms des supérieures de cet établissement ainsi que des supérieurs de la communauté des moines qui s’y trouvaient. Car ce couvent féminin abrita au départ des moines du xiiie au xviiie siècle, avant de devenir à nouveau exclusivement féminin (H. Zayyat, Wathā’iq tārīḫiyyat li’l-kursī al-malakī al-anṭākī. Ḫabāyā al- zawāya min tārīḫ Saydnāyā, Harissa, Imprimerie Saint-Paul, vol. III, 1932, p. 238-239). Sur les manuscrits et les icônes des monastères grecs-orthodoxes de la montagne libanaise, voir Slim, Balamand, p. 66-76, 83-101. L’auteur indique que les manuscrits du monastère de Balamand fournissent des informations sur les relations existant entre ces monastères, notamment sur leur coopération dans la traduction et la conservation du patrimoine culturel et religieux des grecs-orthodoxes (ibid., p. 75).
  • [28]
    Slim, Balamand, p. 25 ; S. Abou El-Rousse Slim, The Greek Orthodox Waqf in Lebanon During the Ottoman Period, Beyrouth, Orient Institut (Beiruter Texte und Studien, 113), 2007 ; Monasteries of the Antiochian Orthodox Patriarchate, cité n. 21, p. 28, 244, 245, 338.
  • [29]
    Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 101-112, 148.
  • [30]
    S. Naṣr, « Al-Rahbāniyya al-Bāsīliyya al-Muḫallisiyyat », al-Manarat, numéro spécial, 1988, p. 263-286, ici p. 268.
  • [31]
    Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 113-120, 166, 173-174 ; Naṣr, « Al-Rahbāniyya al-Bāsīliyya al-Muḫallisiyyat », cité supra, p. 265.
  • [32]
    Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 275, 284.
  • [33]
    Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 113.
  • [34]
    Sayda faisait partie de ce qu’on appelle les Échelles du Levant, nom donné à l’origine aux établissements français puis européens des principaux ports et des quelques villes de l’Empire ottoman dans lesquels les négociants européens pouvaient se livrer au commerce d’importation et d’exportation.
  • [35]
    Gregorovitch-Barski, Pérégrinations, cité n. 6, p. 319-320.
  • [36]
    Naṣr, « Al-Rahbāniyya al-Bāsīliyya al-Muḫallisiyyat », p. 263-286, ici p. 268 ; Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 113-120, 166, 173-174, 210-215, 225-241, 257, 267.
  • [37]
    Dans son récit de voyage, le diacre Būlus mentionne que son père avait fait reconstruire, en pierre et en marbre, le siège patriarcal de Damas, qui avait été détruit parce qu’il était en grande partie édifié en bois et en brique ; Q. Bāšā (éd.), « Safrat al Baṭriarq Makāriūs al-Ḥalabī bi qalam waladihi al-šammās Būlus », al Masarra, 1913, vol. 5, p. 168-178, ici p. 175-178.
  • [38]
    Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 113-120, 166, 173-174, 210-215, 225-241, 257, 267 ; Naṣr, « Al-Rahbāniyya al-Bāsīliyya al-Muḫallisiyyat », p. 265 ; Mohasseb Saliba, De l’importance des biens fonciers monastiques waqfs, p. 140-148. Les actes d’achat et d’autorisation sont publiés par Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 226-238.
  • [39]
    Mohasseb Saliba, De l’importance des biens fonciers monastiques waqfs, p. 133.
  • [40]
    Acte publié dans Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 227-228.
  • [41]
    Ibid., p. 180-182, 216-218, 435 ; Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 123-125 ; Girard, Le christianisme oriental (xviie-xviiie siècles), cité n. 4, p. 507-508. Sur l’ouvrage de Ṣayfī (Démonstration brillante des deux pôles de l’Église universelle), voir Girard, op. cit., p. 507-508.
  • [42]
    Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 117 et vol. 2, p. 239-243 ; Naṣr, Al-Rahbāniyya al-Bāsīliyya al-Muḫallisiyyat, p. 263-286, ici p. 267.
  • [43]
    Naṣr, Al-Rahbāniyya al-Bāsīliyya al-Muḫallisiyyat, p. 263-286, ici p. 270-272 ; Bāšā, Taʾrīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 216-219, et vol. 2, p. 273-281.
  • [44]
    Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 2, p. 72-95, 278-281 ; Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 258-303.
  • [45]
    Ibid., p. 76-88 ; M. Naṣr, « Al-Qawānīn al-ruhbāniyyat lada ‘Abdallāh Qarā’alī », Awrāq Ruhbāniyyat, t. 95, sept.-déc. 2008 (= Al-muṭrān ‘Abdallāh Qarā’alī), p. 245-286. C’est cette règle qu’ils avaient présentée à Kīrillus Za’īm en 1706 (Ḥāğ, op. cit., p. 76-78).
  • [46]
    Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 33 ; S. Abou El-Rousse Slim, Le métayage et l’impôt au Mont Liban (xviiie et xixe siècles), Beyrouth, Dar el-Machreq, 1987, p. 54-56 ; Ī. Maʿalūf, Usrat Šuqayr al-masīḥiyyat, dans Ğ. Zuġayb, Tārīḫ ‘awd al-naṣāra ila ğurūd Kisrwān, annoté et publié par Būlus Qara’allī, Le Caire, s.n., Maṭba’at muqtaṭaf al-muqaṭṭam, sans date, p. 52-60, ici p. 54-60 ; M. Davie, Églises et chapelles orthodoxes du Qornet ar-Roum (pays de Jbeil, Liban). Une étude d’histoire de l’architecture religieuse du Liban, Balamand, Publications de l’Université de Balamand (Collection Patrimoine Antiochien), 2012, p. 54.
  • [47]
    Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 111-114, 122 ; B. Nazha, « Al-ruhbāniyyat al-Bāsīliyya al-Šuwayriyya », al-Manarat, numéro spécial, 1988, p. 287-306, ici p. 291.
  • [48]
    Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 64, 75.
  • [49]
    Radu, « Voyage du patriarche Macaire d’Antioche », cité n. 22, p. 60.
  • [50]
    Bāšā, Tārīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 344-349 ; Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 64 ; Slim, Balamand, p. 29-31 ; Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 112. Extrait du rapport de Nacchi, daté sans doute de 1717 ou 1718, publié dans les études citées de Hāğ (p. 64), Rustum (p. 112), et plus longuement dans Bāšā (p. 347-349).
  • [51]
    Slim, Balamand, p. 30-31.
  • [52]
    Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 65-66, 75 ; Dick, al-Masīḥiyya fī sūriyya. Taʾrīḫ wa iš’ā’, vol. 3, Alep, 2009, p. 226 ; Slim, Balamand, p. 30. Publication de la lettre dans Ḥāğ, op. cit., p. 64 66.
  • [53]
    B. Qaṭṭān, Lamaḥāt min ḥayāt Nayūfīṭūs Naṣrī, asquf Ṣaydnāyā (éd. B. Nazha et M. čabbūr), Beyrouth, Imprimerie J. Reaidy, 2001, p. 28. Naṣrallāh ne rejoignit pas les deux moines, car il fut envoyé en mission par le patriarche Kīrillus Za’īm à Diyarbakir (ville située dans le sud de la Turquie actuelle), et par la suite encore, fut consacré « malgré lui » évêque de Ṣaydnāyā par le nouveau patriarche grec-orthodoxe Atanāsiūs Dabbās. Comme il participa à la consécration du premier patriarche grec-catholique Kīrillus Ṭānās, en 1724, il fut persécuté par les autorités grecques-orthodoxes, ce qui le conduisit à partir s’établir à Rome où il décéda en 1730 (Qaṭṭān, Lamaḥāt min ḥayāt Nayūfīṭūs Naṣrī, p. 27-34, 40-68 ; Bāšā, Taʾrīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 2, p. 82, 97).
  • [54]
    Rustum, Kanīsat madīnat al-lāh, p. 113 ; Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 69-73, 103-106, 139 ; M. Davie, Atlas historique des grecs-orthodoxes de Beyrouth et du Mont Liban, 1800-1940, Balamand, Publications de l’Université de Balamand, 1999, p. 32. Saint-Jean n’était donc pas un monastère vigoureux au moment de son acquisition, à l’instar d’ailleurs de Mār Ša’yā (Saint-Isaïe), un autre petit monastère grec-orthodoxe du Matn, qui rejoignit la congrégation en 1722 : R. Jabre-Mouawad, « Mar Sha’yā. Un apercu historique », Deux monastères du Mont Liban. Mar Challita et Mar Sha’ya. Histoire et architecture, L. Nordiguian (dir.), Beyrouth, Éditions de l’Université Saint-Joseph (Espaces religieux du Liban, 3), 2017, p. 83-109, ici p. 91. Son église tenait même lieu « d’église paroissiale » pour la famille Ṣawāyā, la seule du village de tendance catholique (Kanīsat madīnat al-lāh, p. 113).
  • [55]
    Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 90-94,103-106, 109-110. Sulaymān retourna à Balamand par suite d’un conflit avec Ğirğis qui, quelque temps plus tard, quitta lui aussi le monastère par dépit, après le décès de son élève Mūsa ‘Afṣdīqī et des départs successifs du prêtre Tawudūrus Laddī (transféré dans un autre monastère par le patriarche Za’īm), du diacre Buṭrus (qui entra au service de l’évêque de Beyrouth) et des deux moines (ou laïcs) Mūsa Šāmī et Yūsuf Ma’alūlī (Ḥāğ, op. cit., p. 94 ; S. Qaṣabğī, « Al-Ruhbāniyya al-Bāsīliyya al-ḥalabiyya », al-Manarat, numéro spécial, 1988, p. 307-330, ici p. 311 ; Qaṭṭān, Lamaḥāt min ḥayāt Nayūfīṭūs Naṣrī, p. 27-34, 40-68 ; Bāšā, Taʾrīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 2, p. 82, 97).
  • [56]
    Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 111-114, 122.
  • [57]
    Qaṣabğī, Al-Ruhbāniyya al-Bāsīliyya al-ḥalabiyya, p. 307-324 ; Ḥāğ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 115-122, 141-143 ; Nazha, « Al-ruhbāniyyat al-Bāsīliyya al Šuwayriyya », p. 287-306, ici p. 293-295.
  • [58]
    T. Khoury, « Mgr Germanos Mouakkad, fondateur de la congrégation des paulistes (1853-1912) », Échos d’Orient, t. 16, 1913, p. 313-321; G. Bālīkī, « Jam’iyyat al-mursilīn al-būlisiyyīn », al-Manarat, numéro spécial, 1988, p. 331-352.
  • [59]
    Il s’agit ici de vingt monastères (treize masculins et sept féminins) parmi lesquels sept relèvent de l’ordre basilien salvatorien et douze des ordres basiliens šuwayrites et alépins. Un dernier monastère, fondé à la fin du xviie siècle, et habité par les šuwayrites au cours du xviiie siècle, appartient à l’évêché grec-catholique de Beyrouth (Abras, Al-ruhbāniyyat al-bāsīliyya al-ḥannāwiyya, p. 176 ; Ḥāğ, Al-ruhbāniyya al-bāsīliyya al-šuwayriyya, p. 631-632).
  • [60]
    S. Mohasseb Saliba, Les monastères maronites doubles du Liban. Entre Rome et l’Empire ottoman, Paris, Geuthner et Kaslik, Presses de l’Université Saint-Esprit, 2008 ; eadem, « Grands notables et fondations monastiques familiales (Liban, xviie-xixe siècles) », Archives de Sciences Sociales des Religions, 2018, p. 285-312 ; eadem, « Ordres religieux et monachisme féminin », cité n. 8, p. 201-228.
  • [61]
    I. Hāyik, Tārīḫ Mār Afrām al-Raġm Šbāniyya wa dayr Mār Afrām bi-Mardīn, 1948, s.l.
  • [62]
    Mohasseb Saliba, « Ordres religieux et monachisme féminin », cité n. 8, p. 204-210.
  • [63]
    Nazha, « Al-ruhbāniyyat Bāsīliyya al-Šuwayriyya », p. 287-306, ici p. 294.
  • [64]
    J. Abou Nohra, Contribution à l’étude du rôle des monastères dans l’histoire rurale du Liban, thèse de doctorat d’État, Strasbourg, Université de Strasbourg, 1983, 2 vol. (récemment publiée : Les moines et l’histoire rurale du Liban. Les archives du couvent Saint-Jean de Khinchara et de cinq couvents maronites et melkites [1710-1960], Beyrouth, USJ-CERPOC, 2021) ; Abou el Rousse Slim, Le métayage et l’impôt au Mont-Liban ; D. ’Awn, Taʾrīḫ ruhbāniyyat al-rāhibāt al-bāsīliyyāt al-šuwayriyyāt fī marhalatihā al-tawḥīdiyyat (1730-1940), Jounié, Imprimerie Saint-Paul, 1994, p. 329-335.
  • [65]
    ACPF, Acta 77, f. 122v et SOCG 558, f. 285r-294v, séance du 2 mai 1707 notamment sur l’édition du livre de Ṣayfī, Acta 92, f. 229r-238v,séance du 21 avril 1722, publiée dans Mansi, vol. 46, col. 140-142 ; SOCG 634, f. 437r (original arabe)-435r-v (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah à la congrégation de la Propagande, 28 juillet 1721, f. 438r lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah, 1er juin 1721 ; CP 75, f. 117v-120r, congrégation particulière de 1729, publiée dans Mansi, vol. 46, col. 74-78, f. 253r-254v, lettre du jésuite maronite chypriote Antoine Nacchi, envoyée de Sidon à Rome le 9 août 1722 ; CP 76, f. 13r (original arabe)-12r (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah, 25 novembre 1724 du monastère de Saint-Sauveur, f. 22r (original arabe)-21r (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah au pape Innocent XIII, 14 juin 1722, f. 26r (original arabe)-25r-v (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah à la congrégation de la Propagande, 15 juin 1722, f. 30r (original arabe)-29r-v (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah à l’abbé général des basiliens de Rome, 15 juin 1722, f. 34r (original arabe)-33r-v (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah à la congrégation de la Propagande, 18 janvier 1723 ; CP 77, f. 32r, 33r, 34r (original en arabe)-31r-v (traduction italienne), lettre de Fīlibus Ḥannā Miḫāʾīl, supérieur du couvent Saint-Siméon-le-Stylite, 12 décembre 1722, f. 39r (original arabe)-38r-v (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah au pape Innocent XIII, 2 novembre 1723, f. 45r (original arabe)-42r-44r (traduction italienne) lettre de Fīlibus Ḥannā Miḫāʾīl à la congrégation de la Propagande, 1er décembre 1722, f. 53r et 54r (original arabe)-52r (traduction italienne), lettre d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah au pape, 7 octobre 1726. Sur Isṭifān ʿAṭāʾAllah, voir Bāšā, Taʾrīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 2, p. 324-325 ; Iliyās Kuwaytir (éd.), Al-Sinaksār al-ruhbānī al-muḫalliṣī, Saint-Sauveur, 1966 (en ligne : https://obslb.org/-يصلخملا 1-راسكنسلا/) ; Nasrallah, HMLEM, vol. IV-1, p. 291-292 (renvoie à la documentation archivistique jusqu’en 1719). Cet épisode de dissidence est occulté dans l’historiographie de l’ordre (à l’exception de S. Abou Zeid, Les constitutions de l’ordre basilien salvatorien selon le manuscrit Paris arabe 5076, thèse dactylographiée soutenue à l’Université pontificale Grégorienne, Rome, 1988, p. 31-37) et dans la somme de Joseph Nasrallah. La production écrite d’Isṭifān ʿAṭāʾAllah serait à explorer : il a notamment traduit, de l’italien en arabe, un recueil de textes d’édification morale, dont le manuscrit est conservé à la British Library, Add 9967 (je remercie Mme Miriam Hjälm pour cette indication). Sur les basiliens d’Italie, voir C. Korolevskij, « Basiliens italo-grecs et espagnols », Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, t. VI, Paris, 1932, col. 1180-1236 ; P. Giannini, « Basiliani d’Italia o di Grottaferrata », Dizionario degli istituti di perfezione, G. Pelliccia et G. Rocca (dir.), Rome, Ed. Paoline, vol. 1, 1974, col. 1081-1082 ; V. Peri, « Documenti e appunti sulla riforma postridentina dei monaci basiliani », Aevum, t. 51, 1977, p. 411-478 ; G. M. Croce, « La Congregazione Basiliana d’Italia nell’età moderna e contemporanea », Il Monachesimo in Italia tra Vaticano I e Vaticano II, F. G. B. Trolese (dir.), Cesena, Badia di Santa Maria del Monte, 1995, p. 197-269 ; G. M. Croce, « Ultime vicende e tramonto dei basiliani di Sicilia », Archivio storico messinese, t. 102, 2021, p. 21-96. Le monastère de Saint-Siméon-le-Stylite qui serait dans le Kesrouan, d’après Isṭifān ʿAṭāʾAllah, est difficile à identifier, car il n’y a pas de monastère de ce nom dans cette région telle qu’elle est délimitée aujourd’hui. Il s’agit alors probablement du couvent grec-catholique Mār Simʿān de Wadi El-Karm, dans le nord du Metn (considéré au début du xviiie siècle comme une partie du Kesrouan), fondé à la fin du xviie siècle par l’évêque grec orthodoxe de Beyrouth, conjointement avec les Maʿlūf, une famille résidant dans un village voisin du couvent. Lorsque les moines salvatoriens s’y rendirent, ce couvent alors « vide de religieux », dépendait des habitants du village et principalement de cette famille, avant qu’il ne fût « repris » par l’évêque grec-catholique de Beyrouth Atanāsiyūs Dahhān qui, à son tour, le céda aux šuwayrites en 1764. Mār Simʿān releva de cette congrégation jusqu’en 1778, lorsque l’évêque de Beyrouth Iġnāṭiyūs Ṣarrūf, à son tour, le retira aux moines. Ce fut sans doute à partir de ce moment-là que le couvent appartint définitivement à l’évêché de Beyrouth (voir Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, t. 1, p. 631-632 ; V. Sauma, Sur les pas des saints au Liban, Beyrouth, FMA, 1994, p. 249-250 ; Maʿalūf, Dawānī al Qutūf fī taʾrīḫ banī al-Ma’lūf, p. 200-201). Un exemplaire du Kitāb al-dalāla, conservé au couvent de l’ordre basilien alépin de Ṣarbā, peut être lu à l’adresse : https://www.vhmml.org/readingRoom/view/506471.
  • [66]
    ACPF, CP Greci Melchiti 80, f. 451r-v, lettre du patriarche Kīrillus adressée à la congrégation de la Propagande, le 20 mars 1737, publiée dans Mansi, vol. 46, col. 271-272.
  • [67]
    J. Gribomont, Histoire du texte des Ascétiques de S. Basile, Louvain, Université de Louvain, Institut orientaliste (Bibliothèque du Muséon, 32), 1953 ; A. Guillou et M.-H. Laurent, Le « Liber Visitationis » d’Athanase Chalkéopoulos (1457-1458. Contribution à l’histoire du monachisme grec en Italie méridionale), Cité du Vatican (Studi e testi, 206), 1960, p. xl-xlv ; A. Peters-Custot, Les Grecs de l’Italie méridionale post-byzantine. Une acculturation en douceur, Rome (Collection de l’École française de Rome, 420), 2009 ; eadem, « Bessarion et le monachisme italo-grec : l’Orient en Italie du Sud ? », Cahiers d’études italiennes, t. 25, 2017 (en ligne : http://cei.revues.org/3616) ; eadem, « Bessarion’s monastic rule, the modalities of its redaction, and its impact on the Italian-Greek “Basilian” monasteries », Bessarion’s Treasure. Editing, translating and interpreting Bessarion’s literary Heritage, S. Mariev (dir.), Berlin-Boston, De Gruyter (Byzantinisches Archiv – Series Philosophica, 3), 2020, p. 185-200. Voir aussi la contribution d’Annick Peters-Custot, « Un nouvel Ordre monastique : de Bessarion à la congrégation basilienne (xve-xvie s.) », dans le présent volume.
  • [68]
    J. Nasrallah, « Dossier arabe des œuvres de saint Basile dans la littérature melchite », Proche-Orient chrétien, t. 29, 1979, p. 18-43, ici p. 22-23 ; idem, HMLEM, vol. IV-2, p. 151-155. Deux copies sont conservées au monastère Saint-Sauveur de Ğūn : le manuscrit OBS [ordre basilien salvatorien] 1216 (1739) et le manuscrit OBS 1218 (1737) qui débute par la préface de Bessarion à son florilège normatif ou ἐκλογή. Pour ces manuscrits, le catalogue de la bibliothèque associe à Bābīla un autre auteur Bāsiliyūs Fīnān, un élève de Ṣayfī, évêque titulaire de Bāniyās (1724-1752) dont la résidence était au couvent Saint-Sauveur. Sur cet auteur, voir I. El-Haddad, Basilio Finan BS. Primo vescovo greco melchita cattolico (1724-1752), Dissertazione di Licenza, Pontificia Università Gregoriana, Rome, 1999.
  • [69]
    ACPF, SC Greci-Melchiti 2, f. 522r lettre de Niqūlā Ṣa˿iġ à Giuseppe Assemani, le 20 août 1732 ; SC Greci-Melchiti 3, f. 165r, 382r ; CP 81, f. 225r-226r lettre de Niqūlā Ṣa˿iġ au cardinal préfet de la congrégation de la Propagande le 1er avril 1737 (la lettre fut écrite en italien, peut-être parce que l’abbé šuwayrite, sans doute aidé pour écrire en cette langue, avait le sentiment que son courrier en langue arabe n’avait pas été suivi d’effets et n’avait peut-être pas été compris) ; CP 83, f. 851r-853v (et les documents auxquels il renvoie qui se trouvent en CP 81) ; Histoire des conciles d’après les documents originaux, C. de Clercq (dir.), t. XI, Conciles des catholiques orientaux, 1re partie, Paris, Letouzey et Ané, 1949, p. 136-142 ; Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, vol. 1, p. 258-278.
  • [70]
    ACPF, SC Greci-Melchiti 3, f. 464r-472v, lettre des moines šuwayrites aux cardinaux de la Propagande, le 25 mai 1737. Sur l’histoire des règles chez les šuwayrites, voir Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, vol. 1, p. 133-136, 145-150 et 290-291 ; idem, « Basiliani di S. Giovanni Battista (Baladiti o Soariti) dei Melchiti », Dizionario degli istituti di perfezione, G. Pelliccia et G. Rocca (dir.), Rome, Ed. Paoline, t. 1, 1974, col. 1087-1090 ; Mohasseb-Saliba, « Nouvelles Églises, nouvelles interactions ».
  • [71]
    ACPF, SC Greci-Melchiti 3, f. 383v.
  • [72]
    Rapidement, les šuwayrites commencèrent à déployer un enseignement et un apostolat, notamment avec des missions volantes, hors de leurs couvents (Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 441-445). C’est peut-être pour cette raison que, dans un rapport en latin de 1750, le jésuite Marc-Antoine Séguran affirmait que les šuwayrites se concevaient davantage comme des chanoines réguliers que comme des moines, puisque, dans le catholicisme occidental, les premiers pouvaient s’investir dans les paroisses et l’activité pastorale à cette période (ACPF, SC Greci-Melchiti 5, f. 372r).
  • [73]
    Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, t. 1, p. 260 et sq. Aux ACPF, les volumes SC Greci-Melchiti 2 et 3 regroupent l’abondante correspondance sur cette affaire ainsi que les documents relatifs à la mission des deux moines šuwayrites. Sur le moine Brūkūbiyūs ʿAbd al-Nūr, voir Nasrallah, HMLEM, t. IV-2, p. 285-286, et C. Walbiner, « Monastic Medicine in Eighteenth-Century Bilād al-Shām: some preliminary observations », Parole de l’Orient, t. 42, 2016, p. 489-509 (l’article renvoie aux sources et à la bibliographie antérieure).
  • [74]
    Chapitre VIII de la Session XXV du concile de Trente : Les conciles œcuméniques, t. 2, Les Décrets de Trente à Vatican II, G. Alberigo (dir.), Paris, Cerf, 1994, p. 779.
  • [75]
    ACPF, SC Greci-Melchiti 4, f. 9r-12v (rapport non daté et anonyme, mais probablement de Giuseppe Assemani en 1739).
  • [76]
    Bāšā, Ta’rīḫ ṭā’ifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 1, p. 282-290 ; Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, vol. 1, p. 258-330.
  • [77]
    B. Heyberger, « Les transformations du jeûne chez les chrétiens d’Orient », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, t. 113-114, 2006, p. 267-285 ; idem, « Fasting : the limits of a Catholic confessionalisation in Eastern Christianity (18th Century) », Scholarship between Europe and the Levant. Essays in Honour of Alastair Hamilton, J. Loop et J. Kraye (dir.), Leyde/Boston, Brill, 2020, p. 217-235 ; A. Girard, « Nihil esse innovandum ? Maintien des rites orientaux et négociation de l’Union des Églises orientales avec Rome (fin xvie-mi-xviiie s.) », Réduire le schisme ?, cité n. 13, p. 337-352 ; Ch. Nassif, « Liturgie et religiosité chez les Grecs melkites catholiques aux xviiie et xixe siècles : entre “latinisation” et conservatisme », Liturgie et religiosité, A. Lossky, G. Sekulovski, Th. Pott (dir.), Münster, Aschendorff Verlag, 2018, p. 91-108. Sur l’histoire du jeûne orthodoxe, en particulier dans les milieux monastiques, voir V. Kontouma, « L’institution du jeûne dans l’Église orthodoxe. Parcours historique », La dîme du corps. Doctrines et pratiques du jeûne, M. H. Benkheira, S. Hermann De Franceschi (dir.), Turnhout, Brepols (Bibliothèque de l’École des Hautes Études, Sciences Religieuses, 201[1]), 2023, vol. 1, p. 79-108.
  • [78]
    ACPF, CP 75, f. 205r-247v (publié dans Acta et Decreta sacrorum conciliorum recentiorum. Collectio lacensis, Fribourg-en-Brisgau, Herder, 1876, vol. 2, p. 442, et dans Mansi, vol. 46, col. 96-97) ; SC Greci-Melchiti 2, f. 600r-601v (lettre des moines šuwayrites au pape, 1732) et f. 661r-664v (lettre de Niqūlā Ṣāʾiġ à la congrégation de la Propagande, 6 septembre 1733). Sur l’histoire du couvent de Santa Maria alla Navicella, la source principale est l’ouvrage manuscrit Taʾrīḫ dayr al-ruhbāniyya rūmiyya al-maʽrūf bil-Nāfīšillā de Qusṭanṭīn Ṭarābulsī, moine šuwayrite qui en fut le supérieur de 1768 à 1773 (cf. Nasrallah, HMLEM, t. IV-2, p. 311-312, et G. Graf, GCAL, vol. 3, p. 238). L’exemplaire consulté est celui du monastère Saint-Jean de Šuwayr rangé désormais sous la cote : OBC 00313. Voir aussi R. de Martinis (éd.), Juris Pontificii de Propaganda Fide Pars Prima, Rome, Typographie polyglotte, 1888, vol. 2, col. 505-508 ; J. Charon [C. Korolevskij], « L’Église grecque melkite catholique », Échos d’Orient, t. 5, 1901, p. 18-25, ici p. 25 ; idem, « L’Église grecque melkite catholique », Échos d’Orient, t. 5-2, 1901-1902, p. 82-89, ici p. 82-83 ; Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, t. 1, p. 264-269 ; Heyberger, Les Chrétiens du Proche-Orient, cité n. 4, p. 437.
  • [79]
    ACPF, SC Greci-Melchiti 4, f. 60rv lettre de Mīḫāʾīl ʿUğaymī à la congrégation de la Propagande en 1739, f. 93v (original en arabe)-91r-92r (traduction italienne), lettre des définiteurs de la congrégation des salvatoriens, f. 158rv mission de Sīrāfīm et Aūġusṭīn Zaʿrūr à Rome en 1741, f. 162rv lettre des moines salvatoriens au cardinal de la Propagande le 20 août 1742, f. 206rv lettre du patriarche à Rome le 7 octobre 1741. Sur Mīḫāʾīl ʿUğaymī et Aūġusṭīn Zaʿrūr voir Bāšā, Taʾrīḫ ṭāʾifat al-rūm al-malakiyyat, vol. 2, p. 325. Sur ces deux personnages, ainsi que Sīrāfīm Zaʿrūr, voir aussi les notices du Sinaksār al-ruhbānī al-muḫalliṣī. Sur la mobilité des chrétiens orientaux, en particulier leur présence dans la capitale pontificale, voir B. Heyberger, « Chrétiens orientaux dans l’Europe catholique (xviie-xviiie siècles) », Hommes de l’entre-deux : parcours individuels et portraits de groups sur la frontière de la Méditerranée (xvie-xxe siècles), B. Heyberger et C. Verdeil (dir.), Paris, Rivages des Xantons, 2009, p. 61-94 ; J.-P. A. Ghobrial, « Migration from within and without: in the footsteps of Eastern Christians in the Early Modern World », Transactions of the RHS, t. 27, 2017, p. 153-173 ; C. Santus, « Wandering lives. Eastern Christian Pilgrims, Travelers and ‘Refugees’ in Early Modern Rome », A Companion to Religious Minorities in Early Modern Rome, E. Michelson et M. Coneys Wainwright (dir.), Leyde/Boston, Brill, 2021, p. 237-271. Sur les basiliens de S. Josaphat, voir M. Wawryk, « Basiliani di S. Giosafat », Dizionario degli istituti di perfezione, t. 1, 1974, col. 1082-1088 et la contribution de Laurent Tatarenko dans ce volume. Les salvatoriens n’obtinrent une procure à Rome qu’en 1775 avec l’hospice de S. Cirillo alla Lungara, acquis par le salvatorien Atanāsiyūs Dabbās (voir la notice qui lui est consacrée dans le Sinaksār).
  • [80]
    Pour un aperçu général de la politique de Benoît XIV à l’égard de l’Orient chrétien, voir J. Krajcar, « Benedetto XIV e l’Oriente cristiano », Benedetto XIV (Prospero Lambertini). Convegno internazionale di studi storici sotto il patrocinio dell’Archidiocesi di Bologna, Cento, 6-9 dicembre 1979, Ferrare, Centro studi “Girolamo Baruffaldi”, 1981, t. 1, p. 493-508 ; Le Fatiche di Benedetto XIV. Origine ed evoluzione dei trattati di Prospero Lambertini (1675-1758), M. T. Fattori (dir.), Rome, Edizioni di Storia e letteratura, 2011 ; M. T. Fattori, « Benedict XIV and his sacramental Polity on the Eastern Churches (1740-1758) », Nicolaus. Rivista di teologia ecumenico-patristica, t. 29, 2012, p. 117-144.
  • [81]
    « Demum quod attinet ad Regularem Monachorum disciplinam, decernimus, ut Monachi utriusque Congregationis sub invocatione respective Sanctissimi Salvatoris, et Sancti Ioannis, observant regulam genuinam Sancti Basilii, eis tradendam a Venerabilibus Fratribus Nostris Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalibus negotiis Propagandae Fidei praepositis: abstineantque ab esu carnium in sensu praedictae Regulae » : Benoît XIV, « Demandatam », Codicis juris canonici fontes, éd. P. Gasparri, Rome, 1933, t. 1, p. 795-803, ici p. 801.
  • [82]
    Article 13 du Concile de Latran IV : Les conciles œcuméniques, t. 1, Les Décrets de Nicée à Latran V, G. Alberigo (dir.), Paris, Cerf, 1994, p. 518-519.
  • [83]
    Voir la contribution d’Olivier Delouis dans ce volume.
  • [84]
    Voir la contribution de Camille Rouxpetel et d’Annick Peters-Custot dans ce volume.
  • [85]
    Voir la contribution de Daniel-Odon Hurel dans ce volume, ainsi qu’A. Girard, « Histoire connectée du monachisme oriental. De l’érudition catholique en Europe aux réformes monastiques au Mont Liban (xviie-xviiie siècles) », Scholarship between Europe and the Levant. Essays in Honour of Alastair Hamilton, J. Kraye et J. Loop (dir.), Leyde, Brill, 2020, p. 173-194.
  • [86]
    ACPF, CP 83, f. 852r.
  • [87]
    « Auffallend ist, dass auch von den Ascetica in Anbretracht der Bedeutung und Ausbreitung des Basilianerordens verhältnismässig wenige und meist unvollständige arabische Texte in Umlauf gekommen sind, obwohl sie die Grundlehren des zönobitischen Mönchslebens enthalten und die gemeinsame Unterlage aller Klosterregeln dieses Ordens bilden. » (G. Graf, GCAL, vol. 1, p. 319-321, cit. p. 319) ; Gribomont, Histoire du texte des Ascétiques, cité n. 67, p. 82-88.
  • [88]
    Sur Fāris, voir Nasrallah, HMLEM, t. IV-2, p. 144-146. Sur le corpus basilien en arabe : idem, « Dossier arabe » cité n. 68.
  • [89]
    Ces trois manuscrits sont désormais sur hmml : 784 (www.vhmml.org/readingRoom/view/506943), 785 (www.vhmml.org/readingRoom/view/506944), 786 (www.vhmml.org/readingRoom/view/506945). Toutefois, le manuscrit 482 de la Bibliothèque Orientale (Université Saint-Joseph, Beyrouth) comprend une version des Grandes et Petites règles différente et antérieure à celle de Fāris puisqu’elle date de 1695 (https://www.vhmml.org/readingRoom/view/504882). Le manuscrit est écrit en arabe garšūnī par un certain prêtre Buṭrus et il contient d’autres textes relatifs à la spiritualité ou à la normativité monastique : une homélie d’Éphrem sur le scrupule, une brève notice sur la vie de saint Antoine le Grand suivie de ses « règles », les « règles » d’Isaïe de Gaza, et des enseignements de Barsanuphe de Gaza. Il provient sans doute d’un milieu maronite (l’ordre des moines libanais est précisément créé en 1695, en se référant à saint Antoine) ou d’un autre milieu syriaque. Sur l’histoire de la collection des manuscrits du couvent de Saint-Jean de Šuwayr, voir C.-M. Walbiner, « Monastic reading and learning in eighteenth-century Bilād al-Šām : some evidence from the monastery of al-Šuwayr (Mount Lebanon) », Arabica, t. 51-4, 2004, p. 462-477. Les manuscrits de Dayr al-Šīr sont désormais au couvent de l’ordre basilien alépin de Ṣarbā.
  • [90]
    Benoît XIV, « Demandatam », cité n. 81, p. 802 ; idem, « Etsi persuasum habemus », dans Benedicti XIV Bullarium, Prati, 1846, t. III-1, p. 274-276. Sur l’articulation entre les règles et les Constitutions, voir M. Lalmant, « Constitutions des religieux », dans Dictionnaire de droit canonique, R. Naz (dir.), Paris, Letouzey et Ané, 1949, t. 4, col. 462-469.
  • [91]
    ACPF, SC Greci-Melchiti 5, f. 455r (original en arabe)-f. 454r-v (traduction italienne), lettre adressée depuis le monastère Saint-Michel de Zūk Mikaʾīl par Niqūlā Ṣāʾiġ à Mgr Lercari, secrétaire de la congrégation de la Propagande, 1er juin 1752.
  • [92]
    ACPF, SOCG 769, f. 354r-v (original arabe)-356r (traduction italienne), lettre adressée du couvent de Saint Jean de Šuwayr par Niqūlā Ṣāʾiġ au cardinal Gentili de la congrégation de la Propagande le 20 octobre 1751 ; f. 360r (original arabe)-358r-359v (traduction italienne), lettre adressée du couvent de Saint-Jean de Šuwayr par Niqūlā Ṣāʾiġ à Mgr Lercari le 13 avril 1751 ; f. 362r-v, lettre de Niqūlā Ṣāʾiġ, 3 avril 1751 ; SC Greci Melchiti 5, f. 13r-16r, lettre de Niqūlā Ṣāʾiġ, le 10 mai 1745 ; f. 134r (original en arabe)-133rv-136r (traduction italienne), lettre de Niqūlā Ṣāʾiġ, 2 avril 1747 ; f. 175v-176r (original en arabe)-173r-v-174r (traduction italienne), lettre des moines šuwayrites, signée par l’abbé général et les quatre définiteurs le 11 décembre 1747. Sur l’imprimerie de Saint-Jean de Šuwayr, voir notamment Abou Nohra, Contribution à l’étude du rôle des monastères, cité n. 64, vol. 2, p. 792-812 ; W. Gdoura, Le début de l’imprimerie arabe à Istanbul et en Syrie : évolution de l’environnement culturel (1706-1787), Tunis, Université de Tunis, 1985, p. 153-180 ; J.-P. A. Ghobrial, « The Ottoman World of ʿAbdallah Zakher. Shuwayr Bindings in the Arcadian Library », The Arcadian Library: Bindings and Provenance, G. Mandelbrote et W. de Bruijn (dir.), Oxford, Oxford University Press, 2014, p. 193-231 et B. Heyberger, « Réseaux de collaboration et enjeux de pouvoir autour de la production de livres imprimés en arabe chez les chrétiens (xviie-début xviiie siècle) », Livres et confessions chrétiennes orientales. Histoire connectée entre l’Empire ottoman, le monde slave et l’Occident (xvie-xviiie siècles), A. Girard, B. Heyberger, V. Kontouma (dir.), Turnhout, Brepols (Bibliothèque de l’École des Hautes Études, Sciences Religieuses, 197), 2023, p. 381-411, ainsi que la bibliographie à laquelle ces travaux renvoient.
  • [93]
    ACPF, Acta 127 (1757), f. 86v-87r, 103r-104r ; SOCG 769, f. 230r-363v.
  • [94]
    Farāʾid ruhbān al-qiddīs Bāsiliyūs al-kabīr […] / Constitutiones monachorum graecorum melchitarum ordinis S. Basilii magni congregationis S. Joannis Baptistae in Soairo a sanctissimo D. N. Benedicto XIV Pont. Max. Literis Apostolicis Confirmatae, Rome, 1758 (le texte des Constitutions est édité en arabe seulement). Outre ces ouvrages imprimés, on trouve aussi fréquemment, dans les monastères, des copies manuscrites de ces textes. Nous avons par exemple consulté le manuscrit OBC [ordre basilien chouérite] 260 copié au xviiie siècle : Muḫtaṣar qawānīn al-qiddīs Bāsīliyūs wa farāʾiḍ al-ruhbān al-qānūniyyīn. Une traduction latine est éditée dans Mansi, t. 46, col. 1229-1304.
  • [95]
    BAV, Vat. ar. 825 et 826 ; SOCG 769, f. 233r-234r (lettre du cardinal Tamburini au pape, sans date) ; f. 236r-342v (traduction latine des Constitutions pour approbation) ; Mansi, vol. 46, col. 1217-1219 ; Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, t. 1, p. 289-291, 449-451 (lettre de Ṭāwufīlus Fāris à Niqūlā Ṣāʾiġ, 1741), 620-626 (Hağ compare le texte édité avec le texte supposé original de Ṣāʾiġ conservé à la bibliothèque du monastère. Le manuscrit de Šuwayr diffère du Vatican arabe 825. Surtout Hağ compare les constitutions de Niqūlā Ṣāʾiġ avec celles des maronites pour examiner les modifications que le supérieur général opéra) ; Mansi, vol. 46, col. 1213-1230 ; Abou Zeid, Les constitutions de l’ordre basilien salvatorien, cité n. 65, p. 55-115 (l’auteur ignore le Vat. ar. 826) ; Nasrallah, « Dossier arabe », cité n. 68, p. 24-25. Sur la première partie, voir les considérations de Louis Petit dans Mansi, vol. 46, col. 1229-1230, et de Sleiman Abou Zeid dans Les constitutions de l’ordre basilien salvatorien, p. 65. Cette première partie est oubliée par la suite, si bien que Mgr Petit expliquait que les šuwayrites qu’il avait interrogés n’avaient jamais entendu parler de ces chapitres (Mansi, vol. 46, col. 1244).
  • [96]
    BAV, Vat. ar. 825, f. 37r, 108r ; Vat. ar. 826, f. 13r ; Farāʾid ruhbān, cité n. 94, p. 33-37.
  • [97]
    BAV, Vat. ar. 825, f. 42r.
  • [98]
    Regulae et constitutions monachorum Syrorum Maronitarum ordinis S. Antonii Abbatis Congregationis Montis Libani a Sanctissimo D.N. Clemente XII Pont. Max. Literis Apostolicis confirmatae, Rome, 1735. Sur les réformes monastiques dans l’Église maronite, voir G.-J. Mahfoud, L’organisation monastique dans l’Église maronite, Beyrouth, 1967, p. 129-357 ; Ḥ. ʿAlwān, « Rağul al-qānūn fī šaḫṣiyyat al-muṭrān ʿAbdallāh Qarāʿalī », Awrāq ruhbāniyyat, 2008, p. 213-244, ici p. 218-222 ; Girard, « Histoire connectée du monachisme oriental », cité n. 85 ; Mohasseb Saliba, « Ordres religieux et monachisme féminin », cité n. 8 ; eadem, « Joseph-Simon Assémani, le concile du Mont Liban (1736) et la réforme monastique », Parole de l’Orient, t. 48, 2022, p. 183-223.
  • [99]
    ACPF, CP 83, f. 854r-861v ; T. Jock, Jésuites et Chouérites ou la Fondation des Religieuses basiliennes chouérites de Notre-Dame de l’Annonciation à Zouq-Mikaïl (Liban) (1730-1746), Central Falls, chez l’auteur, 1936, passim ; P. Pettinati, « Basiliane soarite », Dizionario degli istituti di perfezione, vol. 1, col. 1080-1081 (la notice, fondée sur des « informations envoyées par la maison généralice de l’ordre », omet complètement le rôle des jésuites dans les origines de la congrégation) ; É. Lopez, « Théorie et pratique de la clôture à l’époque moderne et contemporaine », et I. Poutrin, « Clôture et perception de l’espace conventuel en Espagne (1560-1660) », Les religieuses dans le cloître et dans le monde des origines à nos jours, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 1994, p. 559-572, 597-607 ; B. Heyberger, Hindiyya. Mystique et criminelle 1720-1798, Paris, Aubier, 2001, p. 38 ; D. ʿAwn, Taʾrīḫ ruhbāniyyat al-rāhibāt al-bāsīliyyāt al-šuwayriyyāt ; A. Khater, « “God has called me to be free”: Aleppan nuns and the transformation of Catholicism in 18th-century Bilad al-Sham », International Journal of Middle East Studies, t. 40, 2008, p. 421-443.
  • [100]
    ACPF, SC Greci Melchiti 2, f. 604r-607v.
  • [101]
    Jock, Jésuites et Chouérites, cité n. 99, p. 173-268. Sur la construction du couvent des religieuses, voir Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, t. 1, p. 263-264.
  • [102]
    Jock, Jésuites et Chouérites, p. 274-277 ; R. Van Leeuwen, Notables and Clergy in Mount Lebanon. The Khāzin Sheikhs and the Maronite Church (1736-1840), Leyde, Brill, 1994, p. 87 ; Heyberger, Hindiyya, cité n. 99, p. 77 ; Mohasseb Saliba, « Ordres religieux et monachisme féminin », cité n. 8, p. 219-223.
  • [103]
    N. Ṣāʾiġ, Dīwān, Beyrouth, Maṭbaʿat al-Yasūʿīyīn, 1874, p. 41-45 ; Benoît XIV, « Demandatam », cité n. 81, p. 802 ; Jock, Jésuites et Chouérites, cité n. 99, p. 659-753 ; Heyberger, Hindiyya, p. 78. Sur la poésie de Ṣāʾiġ, voir H. Kilpatrick,« The Inter-communal Poetry of Niqūlāwus aṣ-Ṣāʾiġ (1692-1756) », Sīrat Al-Ğāḥiẓ. Volume in Honour of Krystyna Skarżyńska-Bocheńska and Danuta Madeyska, M. Dzieka, P. Lewicka, K. Pachniak (dir.), Varsovie, Elipsa, 2011, p. 60-79 ; eadem, « Niqūlāwus al-Ṣāʾiġ », Christian-Muslim Relations. A Bibliographical History, vol. 12, Asia, Africa and the Americas (1700-1800), D. Thomas et J. Chesworth (dir.), Leyde, Brill, 2018, p. 190-197 ; eadem, « A Meeting of Rhetorics : Arabic and Byzantine Elements in Niqūlāwus al-Ṣā’iġ’s Poem on the Crucifixion and Resurrection of Christ », Studi arabistici in memoria di Anna Pagnini, S. Bertonati, M. Cassarino, R. Tottoli (dir.), Naples, Università di Napoli L’Orientale, 2023, p. 201-245.
  • [104]
    ACPF, SOCG 769, f. 360r (original arabe)-358r-359v (traduction italienne), lettre adressée du couvent de Saint Jean de Šuwayr par Niqūlā Ṣāʾiġ à Mgr Lercari le 13 avril 1751. Le supérieur des šuwayrites indiquait que seules trois des moniales qui étaient parties restaient à Ḥrāš. Huit autres étaient revenues au couvent de Zūk Mikaʾīl et avaient fait leur profession de foi selon la règle de saint Basile. En tout, se trouvaient, à ce moment-là, au couvent, dix-sept sœurs professes et cinq novices. Sur la suite de l’histoire des sœurs de Ḥrāš, voir Heyberger, Hindiyya, p. 102-107 et passim.
  • [105]
    ACPF, CP 83, f. 1r-56v (congrégations des 28, 31 décembre 1745 et 3 janvier 1746), publié dans Mansi, vol. 46, col. 419-425, 430 et 450 (seules les références aux documents sont ici indiquées) ; Jock, Jésuites et Chouérites, cité n. 99, p. 832-836 ; Heyberger, Hindiyya, p. 78.
  • [106]
    ACPF, SOCG 769, f. 356r (original en arabe), 354r-v (traduction italienne) lettre de Niqūlā Ṣāʾiġ au cardinal Gentili (préfet de la Typographie polyglotte) le 20 octobre 1751 (le supérieur des šuwayrites indique que les moniales sont au nombre de vingt-cinq à cette date) ; SC Greci Melchiti 7, f. 210r -293v. L’édition des Constitutions de 1764 est difficile à trouver, sans doute ont-t-elles été tirées à peu d’exemplaires : la BAV en possède un exemplaire sous la cote R.G.Oriente. IV.445. La traduction italienne des Constitutions est publiée dans Mansi, vol. 46, col. 1303-1346.
  • [107]
    Abou Zeid, Les constitutions de l’ordre basilien salvatorien, p. 40 (l’auteur indique en note cette référence pour le document ACPF, SC Greci Melchiti 21, f. 29v, mais je ne l’y ai pas trouvé). Le jésuite Charles Abela (1876-1946, originaire de Sidon, d’une famille maltaise installée en Syrie) affirmait également, vers 1930, que les salvatoriens suivaient les Constitutions des šuwayrites, dans un rapport sur l’« historique et la source du droit melkite », alors que les autorités romaines préparaient, après plusieurs visites, la grande réforme des ordres monastiques orientaux de 1934 (Archives apostoliques du Vatican, Arch. Nunz. Libano, vol. 344 « miscellanea monastica », volume non folioté).
  • [108]
    G. Graf, GCAL, t. 3, 1949, p. 298 ; J. Nasrallah, « Basiliani del SS. Salvatore dei Melchiti », Dizionario degli istituti di perfezione, vol. 1, 1974, col. 1090-1099 ; Zeid, Les constitutions de l’ordre basilien salvatorien, cité n. 65, p. 38-42.
  • [109]
    Sur cette anaphore portant le nom de Basile, voir la contribution d’Olivier Delouis dans ce volume.
  • [110]
    Farāʾid ruhbān, cité n. 94, p. 199-207 (texte en arabe puis en latin) ; Mansi, t. 46, col. 1219 ; Nasrallah, « Dossier arabe », cité n. 68, p. 39-41. L’enquête sur la présence de Basile dans la liturgie byzantine serait à prolonger avec les lectures des offices et le synaxaire.
  • [111]
    Farāʾid ruhbān, p. 33-37 ; Mansi, t. 46, col. 1257. Cette cérémonie trouve rapidement son importance dans la vie de l’ordre. Iġnāṭiyūs Ğarbūʿ laisse plusieurs homélies (dont la paternité peut revenir à d’autres šuwayrites) prononcées à l’occasion de cette fête (Beyrouth, Bibliothèque orientale, manuscrit 980 [7]). Sur la nouveauté des vœux dans le monachisme catholique oriental réformé, voir M. Aoun, « L’engagement monastique dans l’histoire de la vie religieuse en Orient », Revue de droit canonique, t. 65/1, 2015, p. 29-42.
  • [112]
    Je remercie Mgr Charbel Maalouf pour les informations sur cette cérémonie.
  • [113]
    Hağ, Al-ruhbānyya al-bāsīliyya al-šuwayryya, t. 1, p. 140.
  • [114]
    G. Graf, GCAL, t. 3, 1949, p. 237-238 (Graf ignore la vie de Basile) ; Nasrallah, HMLEM, t. IV-2, p. 309-311. Nous avons consulté le manuscrit de Saint-Jean de Šuwayr coté 358 (152) par Joseph Nasrallah. Au monastère Saint-Sauveur, la bibliothèque conserve également une copie de 1742 cotée OBS 492, et une copie du xixe siècle cotée OBS 636. On peut désormais consulter en ligne le manuscrit de Ṣarbā OBA 532 (olim Dayr al-Šīr 611) : https://www.vhmml.org/readingRoom/view/506581.
  • [115]
    Bibliothèque apostolique vaticane, Sbath 349 ; Farāʾid ruhbān, cité n. 94, p. 12-13 ; Mansi, t. 46, col. 1249 ; Nasrallah, « Dossier arabe », cité n. 68, p. 20 ; Girard, Le christianisme oriental (xviie-xviiie siècles), cité n. 4, p. 697-699.
  • [116]
    Cette image, sur une feuille non paginée, précède le premier chapitre des Constitutions.
  • [117]
    Farāʾid ruhbān, p. 160.
  • [118]
    Farāʾid ruhbān, cité n. 94, p. 94-115 ; Mansi, t. 46, col. 1280-1281 ; Ch. Nassif, Les sculptures de l’iconostase de l’église de Saint-Nicolas à Khenchara au Liban. Étude iconographique et théologique, mémoire de Master non publié, Institut catholique de Paris-Université Paris IV, Paris, 2013, t. 1, p. 6-8, 70-71, et t. 2, p. 18 ; idem, « Les sculptures de l’iconostase de l’église Saint-Nicolas à Khenchara », Tempora, t. 22, 2013-2017, p. 89-126 (ces travaux renvoient à la bibliographie antérieure).
  • [119]
    Je remercie Charbel Nassif pour les informations sur ce tableau.
  • [120]
    B. Heyberger, « Entre Byzance et Rome : l’image et le sacré au Proche-Orient au xviie siècle », Histoire, économie et société, t. 8-4, 1989, p. 527-550 ; S. Agémian, « Ne‛meh al-Musawwir al-Halabī et l’Évangile arménien d’Alep (n° 46) », Tempora, t. 16-17, 2005-2006, p. 139-162, ici p. 148-149 et 162.
  • [121]
    A. Girard, « La Méditerranée des basiliens melkites au xviiie siècle : Jalons pour l’étude des mobilités des moines catholiques orientaux », Cristiani orientali e Repubblica delle Lettere, 16o-18o secolo, M. Garzanito, V. Kontouma, V. Makrides (dir.), Florence, Firenze University Press, à paraître.
  • [122]
    Bulletin de l’Œuvre d’Orient, 2017, n° 788, p. 141-142.
  • [123]
    Sur la place des ruines dans l’expérience monastique orthodoxe, voir A. F. Eldrige, « From the Margins of the Colophon: Arab Orthodox Monasticism in Ruins », Exchange, t. 49, 2020, p. 379-400.
  • [124]
    Mohasseb-Saliba, « Nouvelles Églises, nouvelles interactions », cité n. 3.
  • [125]
    G. Chedid, L’origine delle costituzioni dell’ordine libanese maronita, Rome, Archivium Ordinis Sancti Pauli Primi Eremitae, 1966.
  • [126]
    Mohasseb Saliba, « Nouvelles Églises, nouvelles interactions ».
  • [127]
    A. Rabbath, Documents inédits pour servir à l’histoire du christianisme en Orient, Paris-Londres-Leipzig, Picard-Harrassowitz, 1905-1910, t. 1, p. 536-537.
  • [128]
    N. Edelby, « Renouveau dans les Ordres religieux melkites », Proche-Orient Chrétien, t. 6, 1956, p. 229-236, cit. p. 233 ; J.-P. Valognes, Vie et mort des chrétiens d’Orient. Des origines à nos jours, Paris, Fayard, 1994, p. 327-328 ; D. Salachas, Il Diritto Canonico delle Chiese orientali nel primo millennio. Confronti con il diritto canonico attuale delle Chiese orientali cattoliche : CCEO, Rome/Bologne, Edizioni Dehoniane, 1997, p. 164-184.

C’est au début du xviiie siècle, dans la montagne libanaise, que les deux premiers ordres religieux basiliens grecs-catholiques du Proche-Orient arabe voient le jour. Si, à l’instar des ordres religieux de l’Église maronite, qui apparaissent à cette même époque dans la montagne, l’ordre basilien salvatorien et l’ordre basilien šuwayrite innovent sur le plan du monachisme oriental (les monastères orientaux traditionnels étant autonomes les uns par rapport aux autres et généralement dépourvus de règle et de constitutions écrites), ces ordres sont plus encore à l’origine de la formation de l’Église grecque-catholique qui naît au cours du premier quart du xviiie siècle par suite de la division de l’Église melkite du patriarcat d’Antioche (couramment nommée « grecqueorthodoxe », et parfois « arabe-orthodoxe » dans la littérature scientifique) en deux confessions, l’une « grecque-catholique » et l’autre « grecque-orthodoxe ». Ces ordres ont précédé la constitution de cette nouvelle Église orientale d’obédience romaine, et de leurs monastères sont issus les premiers évêques et patriarches grecs-catholiques, ainsi qu’un très grand nombre de prélats grecscatholiques. L’histoire de leur naissance est ainsi intimement liée à l’histoire de la naissance et du développement de l’Église grecquecatholique elle-même.
À l’instar de celle des autres ordres religieux orientaux sur la scène monastique libanaise (maronites et arméniens catholiques), cette naissance constitue l’une des séquences de ce long processus de Réforme catholique tridentine des Églises orientales qui débuta à la fin d…


Date de mise en ligne : 31/03/2026

https://doi.org/10.3917/cerf.delou.2025.01.0283

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