Chapitre d’ouvrage

XII. Derniers aperçus en guise de conclusion

Pages 309 à 315

Citer ce chapitre


  • Felkay, N.
(1987). XII. Derniers aperçus en guise de conclusion. Balzac et ses éditeurs, 1822-1837 : Essai sur la librairie romantique (p. 309-315). Éditions du Cercle de la Librairie. https://shs.cairn.info/balzac-et-ses-editeurs-1822-1837--9782903181628-page-309?lang=fr.

  • Felkay, Nicole.
« XII. Derniers aperçus en guise de conclusion ». Balzac et ses éditeurs, 1822-1837 Essai sur la librairie romantique, Éditions du Cercle de la Librairie, 1987. p.309-315. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/balzac-et-ses-editeurs-1822-1837--9782903181628-page-309?lang=fr.

  • FELKAY, Nicole,
1987. XII. Derniers aperçus en guise de conclusion. In : Balzac et ses éditeurs, 1822-1837 Essai sur la librairie romantique. Paris : Éditions du Cercle de la Librairie. Histoire du livre, p.309-315. URL : https://shs.cairn.info/balzac-et-ses-editeurs-1822-1837--9782903181628-page-309?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le Petit Diable boiteux, 1823, pp. 174-176.
  • [2]
    Le Livre des cent et un, tome IX (1832), pp. 308-317. En dehors de la maison Ladvocat (cf. chap. x), cet article s’attache particulièrement à la librairie Bossange. Citons-le à ce dernier propos : « [C’est un] vaste et magnifique établissement [composé d’abord de trois grandes salles, d’une] longue galerie coupée de panneaux à glaces, avec des rangées de tablettes étincelantes d’or, de maroquins jaunes, violets, rouges ; de titres arabesques, gothiques, romains [et, ensuite du] sanctuaire [rempli de manuscrits rares et de livres précieux :] ceci est la librairie d’art, la librairie des bibliomanes, la librairie passionnée, la sainte et religieuse librairie. […] »
  • [3]
    « Imprimeurs, libraires, bouquinistes », dans le tome V, pp. 63 et suiv.
  • [*]
    C’est-à-dire un livre de cuisine.
  • [4]
    C’est précisément ce que dénonçait, avant Karr, Balzac dans son article « De l’état de la librairie » (1830.
  • [5]
    Karr, ouvr. cité, p. 73.
  • [6]
    T. II, 1842, pp. 389-395.
  • [7]
    Dans L’Année balzacienne, 1960, pp. 154-155. Nous donnons les extraits du roman de Drouineau d’après P. Citron.
  • [8]
    D’après la Petite Biographie des gens de lettres vivants. 1820, pp 13-14, c’est le beau-fils de François de Neufchâteau : « Avant sa majorité, il courait déjà chez les libraires, des manuscrits sous le bras. On assure que, vengeur des gens de lettres que leur jeunesse expose à l’arrogance des libraires, M. Bonnellier va publier un ouvrage en deux volume, intitulé La Fille du libraire. […] »
  • [9]
    H. Bonnellier, La Fille du libraire, 1828, p. 16.
  • [10]
    Ibid.
  • [11]
    Ibid.
  • [12]
    Ibid., p. 20.
  • [13]
    Plusieurs fois mentionné dans notre ouvrage.
  • [14]
    Mary-Lafon, Histoire d’un livre, 1857, p. 35.
  • [15]
    Ibid., p. 37.
  • [16]
    L’auteur suggère sans doute Sautelet, le libraire que nous avons plusieurs fois évoqué tout au long de notre ouvrage, notamment aux chap. iii et viii.
  • [17]
    Bonnellier, ouvr. cité, p. 26.
  • [18]
    Ibid. Balzac traite sur le même registre Mame d’ « ignoble bourreau qui a du sang et des faillites dans la figure » (Corr., t. ii, p. 341).
  • [19]
    Ibid.
  • [20]
    Cf., ici, chap. xi, « Henri Fournier », au tout début.
  • [21]
    R. Chollet, introduction à l’édition « Pléiade » des Illusions perdues, p. 58.
  • [22]
    Balzac, Préface à l’édition de 1839 des Illusions perdues, p. 116.

À la lumière des documents retrouvés, nous avons tenté de faire revivre les libraires du début du xixe siècle, dans leur individualité certes, mais aussi dans l’exercice de leur profession.
Par-delà leurs destins personnels, c’est en définitive une histoire collective qui se dessine, tandis que s’esquisse une problématique de la profession.
La meilleure preuve de la naissance « officielle » de la profession de libraire n’est-elle pas son entrée en littérature : de même que le notaire ou le médecin, le libraire devient alors personnage de roman. On a pu dire qu’avec l’œuvre de Balzac, la librairie s’est faite une scène de la littérature, et l’on cite les Illusions perdues où le romancier a tracé des portraits de libraires en partie d’après ses propres souvenirs. Mais le grand créateur n’a pas fait là œuvre originale. Naissance officielle, disons-nous, parce que l’enfantement du métier s’est bien entendu accompli longtemps avant les premières moutures même du maître roman de Balzac. Avant de conquérir, si l’on peut s’exprimer ainsi, pignon sur les belles lettres, le libraire et son métier ont gagné simplement pignon sur le pavé de la place parisienne et sur la rue, en général, des grandes villes. On peut dire que, dès les années 1820, le libraire est devenu une figure de la vie publique dans la société française des temps romantiques. Les petits journaux littéraires présentent alors, à côté d’annonces et de compte rendus d’ouvrages, des portraits ironiques, des croquis de libraires pris sur le vif…


Date de mise en ligne : 27/01/2019

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