Chapitre d’ouvrage

Conclusion. Des parents suffisamment bons

Pages 217 à 232

Citer ce chapitre


  • Delannoy, C.
(2008). Conclusion. Des parents suffisamment bons. Au risque de l’adoption : Une vie à construire ensemble (p. 217-232). La Découverte. https://shs.cairn.info/au-risque-de-l-adoption--9782707154309-page-217?lang=fr.

  • Delannoy, Cécile.
« Conclusion. Des parents suffisamment bons ». Au risque de l’adoption Une vie à construire ensemble, La Découverte, 2008. p.217-232. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/au-risque-de-l-adoption--9782707154309-page-217?lang=fr.

  • DELANNOY, Cécile,
2008. Conclusion. Des parents suffisamment bons. In : Au risque de l’adoption Une vie à construire ensemble. Paris : La Découverte. Poche / Essais, p.217-232. URL : https://shs.cairn.info/au-risque-de-l-adoption--9782707154309-page-217?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le Monde de l’éducation, entretien avec Pierre Boncenne, mai 2001.
  • [2]
    Pierre Lévy-Soussan, op. cit.
  • [3]
    Jacques Lévine, op. cit.
  • [4]
    Marcel Rufo, op. cit.
  • [5]
    Dans son livre Un merveilleux malheur (op. cit.), Boris Cyrulnik réfléchit sur des cas d’adultes dont l’enfance a été fracassée et qui ont rebondi de manière spectaculaire. Il met l’accent sur l’importance du récit qu’on fait de sa vie pour dépasser son propre malheur. Parce que « dire » permet de mettre un peu à distance quelque chose qui étouffe, qui obsède ; parce que « dire » « tisse un lien d’intimité avec l’auditeur qui fait sortir de la solitude et de l’enfermement […] ». Il constate que de nombreux survivants des camps se sont tournés vers les métiers artistiques, ont écrit, sont devenus comédiens, de manière à exprimer sous le masque ce qu’ils ne pouvaient pas exprimer directement.
  • [6]
    Ces mots n’ont ici aucune connotation religieuse.
  • [7]
    J’en fais partie et en témoigne donc personnellement.
  • [8]
    Des parents adoptifs m’ont dit avoir renoncé à adopter des enfants tout-petits, préférant qu’un premier diagnostic médical les rassure sur le développement mental et psychomoteur de l’enfant.

Tout ce qui vient d’être dit des difficultés éprouvées et manifestées par nos enfants désigne, à l’évidence, la place de parent comme une place difficile à occuper. Être averti des grandes lignes du rôle à y tenir pourrait dans certains cas faciliter bien des choses. Nous suggérons ici quelques pistes de réflexion qui n’ont d’autre objectif que d’inciter chacun à anticiper ce rôle. Aucune « recommandation » n’ayant jamais aidé à la réussite d’une relation...
Entre ceux qui insistent sur l’indispensable reconnaissance de la place des géniteurs et ceux qui mettent l’accent sur notre légitimité à être les parents de l’enfant, il n’y a pas vraiment contradiction si nous nous situons dans une attitude intérieure d’alliance avec les géniteurs.
Les occulter, refuser de penser à eux, c’est sans doute de notre part ne pas avoir entièrement fait le deuil de l’enfantement. Mais l’enfant peut ressentir ce refus comme un jugement inexprimé, une manière de faire disparaître ses parents de naissance comme encombrants ou indignes. L’enfant aurait besoin d’être fier de ses géniteurs, à tout le moins de n’en pas avoir honte, et cela lui est rendu difficile. Lorsqu’il nous dit que s’il les rencontrait, il les aiderait, il exprime qu’il lui est plus supportable de les imaginer en victimes qu’en parents indignes.
La solution semble-t-il la meilleure serait de les considérer comme des « alliés ». Nous dire que nous avons reçu une délégation des parents de naissance pour mener l’enfant à l’âge d’homme rendrait plus facile d’entendre les questions qu’il nous posera et se posera, et de l’aider à accepter son passé…


Date de mise en ligne : 03/05/2017

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