I - Le geste. Sa distinction de la gestualité
- Par Catherine Cyssau
Pages 19 à 47
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- CYSSAU, Catherine,
- Cyssau, Catherine.
- Cyssau, C.
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Notes
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[1]
Le point d’arrêt du trapèze correspond à l’équilibre total que Paul Klee confère au point gris. Théorie de l’art moderne, Genève, Gonthier, 1968, p. 56, 61.
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[2]
M. Merleau-Ponty, Le visible et l’invisible, Paris, Gallimard, « Folio-Essais », 1985, p. 135, 184, 194, 198, 313.
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[3]
Cf. P. Fédida, Théorie des lieux, in Psychanalyse à l’Université, t. 14, nos 53 et 56, Paris, PUF, 1989 ; Le site de l’étranger, Paris, PUF, 1995, p. 267-298.
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[4]
Cf. l’œuvre poétique d’A. du Bouchet, qui, par écart de langue énonce au point de tangence sur lequel le mot prend appui pour disparaître en avant de sa figure, en avance sur son sens ; et en part., Peinture, Paris, Fata-Morgana, 1983.
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[5]
Cf. M. Merleau-Ponty, op. cit., p. 212, 269, 314.
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[6]
J’emprunte cette expression à Merleau-Ponty, ibid., p. 286.
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[7]
Sur la notion de l’invisible visible par transparence, ibid., p. 138.
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[8]
D.-W. Winnicott, L’observation des jeunes enfants dans une situation établie, in De la pédiatrie à la psychanalyse, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 1975, p. 269-288.
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[9]
Ibid., p. 271.
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[10]
Sur question neutre, je renvoie également au développement, p. 35, 44, de ce même chapitre
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[11]
Cf D.-W. Winnicott, Jeu et réalité. L’espace potentiel, Paris, Gallimard, 1975, en part., p. 59. Et cette même question l’analyse de J.-B. Pontalis, Entre le rêve et la douleur, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1983, p. 159-189.
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[12]
Cet aspect avait été remarqué par Théodore Lipps, cité par Ph. Lacoue-Labarthe et J.-C. Nancy, La panique politique, in Confrontation, Paris, Aubier, n° 2, 1979, p. 33-57, et en part., p. 47 : « Lipps analyse l’Einfühlung dans la perception, par l’homme, des seins de la femme comme le cas typique d’une indentification sans imitation possible et sans perception de mouvement... Il est du reste possible que la femme ne ressente pas elle-même cette rythmique. »
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[13]
J.-C. Schmitt, La raison des gestes dans l’Occident médiéval, Paris, Gallimard, 1990.
-
[14]
J. Bassano (1510-1592), La déposition, 1,54x2,25 m, huile sur toile, Paris, musée du Louvre, collection de Louis XIV.
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[15]
Cf. P. Fédida, L’anatomie dans la psychanalyse, in Corps du vide et espace de séance, Paris, Ed. universitaires Jean-Pierre Delarge, 1977, p. 20-21. L’auteur écrit notamment : « La “ résolution ” du corps dans son image de cadavre désigne un phénomène à la fois de retrait et de projection : maintenu jusque-là au contact de la folie, de l’extase et de la mort, le corps est déraciné de ses mythes et vidé de ses mystères ; il perd son obscurité et la mort en est ainsi évacuée en même temps que la vie et la sexualité. »
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[16]
C. Darwin, L’expression des émotions chez l’homme et les animaux, trad. S. Pozzi, R. Benoît, Paris, Ed. C. Reinwald, 1890, et cf. C. Cyssau, Les émotions : vestiges expressifs de l’acte hostile. Une lecture du psychopathologique à travers Darwin et Freud, in Les évolutions. Phylogénèse de l’individuation, colloque de la Revue internationale de psychopathologie, Paris, PUF, 1994, p. 173-192.
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[17]
G. Didi-Huberman, Devant l’image, Paris, Minuit, 1990. 2. Ibid.,p.313.
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[18]
G. Didi-Huberman, Ce que nous voyons ce qui nous regarde, Paris, Minuit, 1992.
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[19]
Titien (1488-1576), Couple enlacé, 25,2x25,8 cm, fusain et pierre noire avec rehauts de gouache blanche sur papier bleu passé, Cambridge, The Fitzwilliam Museum.
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[20]
P. Valéry, Degas danse dessin, Paris, Gallimard, « Idées », 1983, et en part., p. 26, 54, 67, 80-81, 123.
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[21]
Ibid.
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[22]
Ibid.
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[23]
Ibid.
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[24]
S. Freud, Totem et tabou (1912), trad. S. Jankélévitch, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 1975, p. 89-116.
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[25]
Antonio Séméraro, Via del tagliare, conversation avec Catherine Millet, in Art-Press, n° 180, 1993, p. 18-23.
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[26]
S. Freud, La disparition du complexe d’Œdipe (1923), in La vie sexuelle, trad. J. Laplanche, Paris, PUF, 1977, p. 121.
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[27]
Ibid.
-
[28]
S. Freud, Trois essais sur la théorie de la sexualité (1905), Paris, Gallimard, « Idées », 1971.
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[29]
P. Fédida, op. cit., p. 30.
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[30]
. Le texte de Pierre Fédida, L’anatomie dans la psychanalyse, me paraît dans sa construction confirmer une telle hypothèse, op. cit.
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[31]
S. Freud, Malaise dans la civilisation (1930), trad. Ch. et J. Odier, Paris, PUF, 1976, p. 59-60.
-
[32]
Cf. n. 2, p. 26.
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[33]
S. Freud, Traitement psychique (traitement d’âme) (1890), trad. M. Borch-Jacobsen, P. Koeppel, F. Scherrer, in Résultats, idées, problèmes I, Paris, PUF, 1984, p. 1-24.
-
[34]
Ibid.
-
[35]
Cf. n. 3, p. 26.
-
[36]
P. Israël, Interpréter l’interprétation, effets de style, création de sens, in Revue française de psychanalyse, Paris, PUF, n° 1, 1993, p. 55-66.
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[37]
R. Roussillon, Epreuve « d’actualité » et « épreuve de réalité » dans le face à face « psychanalytique », in Revue française de psychanalyse, Paris, PUF, n° 3, 1991, p. 581-596.
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[38]
P. Israël, op. cit.
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[39]
Je ne m’accorde pas en cela avec la construction qu’André Green soutient dans son livre, Le travail du négatif, Paris, Minuit, 1993.
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[40]
E. Littré, Dictionnaire de la langue française, Paris, Gallimard-Hachette, 1958, t. 4, p. 71, geste, « l’action et le mouvement du corps et particulièrement des bras et des mains, action et mouvement employés à signifier quelque chose ».
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[41]
Cf. S. Freud, Fragment d’une analyse d’hysrérie (Dora) (1905), in Cinq psychanalyses, trad. M. Bonaparte et R.M. Loewenstein, Paris, PUF, 1975, p. 86-87.
-
[42]
A. Ernout et A. Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, Histoire des mots, Paris, Klincksieck, 1985, p. 273-274, gero.
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[43]
F. Gaffiot, Dictionnaire illustré latin-français, Paris, Hachette, 1934, p. 711-713, 1332, 1510.
-
[44]
Ibid., p. 660-661, 1592-1593.
-
[45]
M.-A. Bailly, Abrégé du dictionnaire grec-français, Paris, Hachette, 1901, p. 926-927.
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[46]
F. Gaffiot, op. cit., p. 660-661, 1592-1593.
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[47]
J.-C. Schmitt remarque qu’ « au plan de l’étymologie, il n’y a pas de solution de continuité entre l’idée de geste (gestus) et l’idée d’action, de fait, et même d’histoire (gestum, pluriel gesta) », La raison des gestes dans l’Occident médiéval, Paris, Gallimard, 1990, p. 34.
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[48]
F. Gaffiot, op. cit., p. 9976.
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[49]
M.-A. Bailly, op. cit., p. 494.
-
[50]
M. Jousse, L’anthropologie du geste, Paris, Gallimard, t. 1, 1974 ; Le parlant, la parole et le souffle, Paris, Gallimard, t. 3, 1978.
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[51]
F. Gaffiot, op. cit., p. 732.
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[52]
M.-A. Bailly, op. cit., p. 848.
-
[53]
E.-T. Hall, La dimension cachée, Paris, Seuil, « Points », 1978 ; Au-delà de la culture, Paris, Seuil, « Points », 1987 ; La danse de la vie. Temps culturel, temps vécu, Paris, Seuil, 1984.
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[54]
F. Gaffiot, op. cit., p. 1440.
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[55]
Ibid., p. 16496, 16986.
-
[56]
A.-J. Greimas, Conditions d’une sémiotique du monde naturel, in Langages, Paris, Didier-Larousse, n° 10, 1968, p. 3-35.
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[57]
P. Feyereisen, J.-D. De Lannoy, Psychologie du geste, Liège-Bruxelles, Ed. Pierre Mardaga, 1985 ; cf. C. Cyssau, La fonction perceptive des gestes est-elle compatible avec l’étude significative de leurs formes ?, in Revue internationale de psychopathologie, Paris, PUF, n° 8, 1992, p. 669-675.
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[58]
Cf. modèle de l’appareil psychique que Freud développe dans le chapitre VII de L’interprétation des rêves, Paris, PUF, 1967, p. 453-467.
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[59]
Ibid., p. 458,461.
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[60]
F. Gaffiot, op. cit., p. 711-713, 1332, 1510.
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[61]
Ibid., p. 730-731.
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[62]
Ibid., p. 711-713, 1332, 1510.
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[63]
Cette distinction sera reprise et développée dans le cours de ce travail.
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[64]
Ibid., p. 88-91.
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[65]
Le gérondif est un mode de la voie active en latin, qui se retrouve, dans la langue française, sous la forme limitée du participe présent pouvant ou non être introduit par la préposition « en ».
-
[66]
Ibid., p. 712-713.
-
[67]
Cf. A. Emout et A. Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, Histoire des mots. op. cit., p. 274, gero.
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[68]
M.-A. Bailly, op. cit., p. 176-177.
-
[69]
Cf. A. Emout et A. Meillet, op. cit.
-
[70]
M.-A. Bailly, op. cit., p. 848.
-
[71]
S. Freud, L’interprétation des rêves, op. cit., p. 458, 461.
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[72]
Selon M. Grévisse : « Le gérondif n’exprime par lui-même aucune modalité de l’action, il prend la valeur modale des verbes de la phrase », Le bon usage, grammaire française avec des remarques sur la langue française d’aujourd’hui, Paris-Gembloux, Ed. Duculot, 1980, p. 710, gérondif ; G. Cayrou, A. Prévot, Mme A. Prévot, Grammaire latine, Paris, Librairie Armand Colin, 1967, p. 81-82, « Le gérondif appartient à la voie active (...), se décline comme un nom neutre de la deuxième déclinaison, mais n’étant jamais sujet il n’a pas de nominatif et son accusatif, n’étant jamais complément d’objet, est toujours introduit par une préposition généralement ad, à, pour. »
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[73]
S. Freud, Au-delà du principe de plaisir (1920), in Essais de psychanalyse, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 1975, p. 7-81.
Lorsque le trapéziste s’élance, se jette en l’air, il y a pendant le temps de passage de cette acrobatie, un mouvement du corps en écart de lui-même. Cet écart est pris sur l’équilibre mobile du trapèze. L’acrobate fend le champ de l’air au point d’arrêt du balancement du trapèze. Il prend appui sur ce léger décalage où le passage d’une figure volante trouve à se séparer du va-et-vient du trapèze pour découvrir, à ce suspens, le rythme immobile de l’air. Au point d’arrêt, le trapèze ne poursuit aucune direction. Il n’est ni haut ni bas. Il peut se retourner ou redescendre, mais pour l’instant, il reste en suspens, neutre, n’allant ni d’un côté ni de l’autre. Ce point d’arrêt ouvre un passage où le corps acrobate peut se décaler des mouvements du trapèze, risquer l’enjeu une déprise. L’équilibre aérien des figures volantes suppose que soit perçu le suspens des directions qui ouvre une vibration de l’air que le corps en volutes du trapéziste momentanément habite. La figure du trapéziste développe l’existence du point neutre. Le corps acrobate vibre au rythme immobile de l’air, jusqu’au raccord au partenaire ou au trapèze qui réajuste l’action d’un mouvement musculaire afférent au trapèze. Mais durant ces fractions d’instants immenses, déployant l’espace une figure illocalisable, il y a moins corps de l’acrobate que l’emporte-ce geste au milieu de l’air qu’il rend sensible. Le rayonnement mobile du corps en figure de l’acrobate porte à la vue une visualité de l’air invisible. Et c’est ce que surprend le spectateur, ce qui suspend son souffle, s’il ne se contente pas de regarder…
Date de mise en ligne : 20/05/2020
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