Révoltes anticoloniales et émergence des nationalismes
Pages 70 à 71
Citer ce chapitre
- SIBEUD, Emmanuelle,
- FAUVELLE, François-Xavier,
- SURUN, Isabelle
- et BALAVOINE, Guillaume,
- Sibeud, Emmanuelle.
- Sibeud, E.
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- Sibeud, E.
- Sibeud, Emmanuelle.
- SIBEUD, Emmanuelle,
- FAUVELLE, François-Xavier,
- SURUN, Isabelle
- et BALAVOINE, Guillaume,
Des soulèvements armés accompagnent la mise en place comme le retrait de la colonisation. En 1898, les populations de Sierra Leone prennent les armes contre l’impôt, symbole de leur assujettissement. Dans les années 1950, des maquis réapparaissent là où les métropoles refusent l’indépendance. Entre les deux, le combat reste une option, comme le montrent la guerre du Kongo-Wara (1928-1932) et l’insurrection d’une partie de Madagascar (1947). Pourtant, toute révolte est punie par une sanglante répression.
Les exigences des administrations suscitent des fuites individuelles ou par villages entiers, des jacqueries et du banditisme social dans les campagnes, des émeutes et des grèves en ville. Il faut aussi faire la part du refus profond de la colonisation : tentatives pour chasser les colonisateurs à la faveur du conflit (Aurès, Touaregs, mumbaïsme) et rejet de la conscription (Bani) pendant la Première Guerre mondiale, mutineries lors de la Seconde Guerre mondiale (Luluabourg).
Les ressources spirituelles et matérielles offertes par les religions sont sollicitées pour le combat (Mohamed Abdullah Hassan, pasteur Chilembwe) ou pour élaborer d’efficaces stratégies de retrait moral. Des confréries musulmanes sont fondées (Sénoussistes, Mourides), des cultes apparaissent (mumbaïsme) et des syncrétismes s’approprient le message chrétien pour créer de nouvelles Églises (Église de Jésus Christ selon Simon Kibangu).
Les transformations socio-économiques ouvrent de nouveaux fronts de contestation…
Date de mise en ligne : 10/10/2025
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