Des mobilités dans un espace de libre circulation intra-africain : l’immigration ivoirienne en Tunisie
- Par Camille Cassarini
- et David Lagarde
Pages 62 à 63
Citer ce chapitre
- CASSARINI, Camille
- et LAGARDE, David,
- MIGREUROP,,
- MIGREUROP,
- et CASELLA COLOMBEAU, Sara,
- Cassarini, Camille.
- et al.
- Cassarini, C.
- et Lagarde, D.
- . Migreurop,
- . Migreurop
- et S. Casella Colombeau
https://doi.org/10.3917/arco.migre.2022.01.0062
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- Cassarini, C.
- et Lagarde, D.
- . Migreurop,
- . Migreurop
- et S. Casella Colombeau
- Cassarini, Camille.
- et al.
- CASSARINI, Camille
- et LAGARDE, David,
- MIGREUROP,,
- MIGREUROP,
- et CASELLA COLOMBEAU, Sara,
https://doi.org/10.3917/arco.migre.2022.01.0062
En Afrique, la question de la liberté de circulation des personnes est considérée comme le serpent de mer de l’intégration continentale. Souvent réaffirmée comme primordiale pour les États africains, sa mise en œuvre semble s’être toujours heurtée au manque de volonté politique. Ce constat pourrait s’appliquer encore plus fortement aux circulations migratoires entre les « deux rives » du continent. Pourtant, l’exemple de la Tunisie et de la Côte d’Ivoire montre que la liberté de circulation entre ces deux espaces est bien possible et effective.
En effet, ces deux pays ont tous deux adhéré à la convention de libre circulation de la Communauté des États sahélo-sahariens du 4 février 1998 (CEN-SAD). Cet accord, institué par Mouammar Kadhafi, s’inscrit dans les ambitions diplomatiques panafricaines du leader libyen. Il institue la délivrance automatique d’un visa à l’entrée du territoire autorisant un séjour d’une durée de 90 jours aux ressortissant·e·s des 28 pays membres. Il assure donc aux ressortissant·e·s tunisien·ne·s et ivoirien·ne·s une liberté de circulation (mais pas d’installation) entre les deux pays, pour lesquels il s’agit avant tout de faciliter la circulation des acteurs économiques. En Côte d’Ivoire, la présence tunisienne, relativement faible, concerne principalement le secteur entrepreneurial.
En Tunisie, depuis l’évènement révolutionnaire de 2011 et dans le cadre du processus de transition démocratique, l’immigration ivoirienne tend à s’imposer comme nouveau fait social…
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