La colonisation de l’Amérique du Nord : la libre circulation des premières nations remises en question
Pages 32 à 33
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- BEYLIER, Pierre-Alexandre
- et CLOCHARD, Olivier,
- MIGREUROP,,
- MIGREUROP,
- et CASELLA COLOMBEAU, Sara,
- Beylier, Pierre-Alexandre.
- et al.
- Beylier, P.-A.
- et Clochard, O.
- . Migreurop,
- . Migreurop
- et S. Casella Colombeau
https://doi.org/10.3917/arco.migre.2022.01.0032
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- Beylier, P.-A.
- et Clochard, O.
- . Migreurop,
- . Migreurop
- et S. Casella Colombeau
- Beylier, Pierre-Alexandre.
- et al.
- BEYLIER, Pierre-Alexandre
- et CLOCHARD, Olivier,
- MIGREUROP,,
- MIGREUROP,
- et CASELLA COLOMBEAU, Sara,
https://doi.org/10.3917/arco.migre.2022.01.0032
Les Amériques constituaient, jusqu’à l’époque moderne et l’arrivée des Européens, un continent entier de libre circulation pour les Premières Nations au mode de vie nomade. Les Grands Voyages et la colonisation qui se développent aux xve, xvie et xviie siècles voient les européen·ne·s s’approprier ce vaste continent et importer, outre des conflits et des épidémies, une logique d’organisation de l’espace étrangère aux peuples qui y vivaient depuis des siècles, que ce soit à travers l’exploitation des ressources naturelles, la construction de villes, ou, plus tard, l’établissement de frontières lorsque ces colonies gagneront en autonomie – en 1867 pour le Canada, en 1783 lors de l’indépendance des États-Unis et 1821 pour l’indépendance du Mexique.
Les frontières nord-américaines telles qu’elles ont été dessinées à partir de ces dates créent une partition du continent en trois et confrontent les Premières Nations à une nouvelle logique spatiale. Des régions telles que le Rio Grande ou les Grands Lacs, qui étaient des zones de contact entre les groupes indigènes et les colons européen·ne·s, deviennent ainsi des lignes de séparation. Ces populations autochtones utilisaient auparavant des lignes de démarcation qu’on pourrait apparenter aux frontières de l’État moderne, mais ces dernières servaient à délimiter des zones de chasse et de pêche sans réelle fonction politique.
Le traité de Jay de 1794 – que les États-Unis et la Grande-Bretagne signent dans le sillage de la Révolution américaine – garantit une liberté de circulation pour les Premières Nations…
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