La mobilité humaine en Afrique de l’Ouest : rupture coloniale et continuité précoloniale
Pages 24 à 25
Citer ce chapitre
- OULD MOCTAR, Hassan,
- BAHOKEN, Françoise,
- SAMÉ EKOBO, Muriel
- et LAGARDE, David,
- MIGREUROP,,
- MIGREUROP,
- et CASELLA COLOMBEAU, Sara,
- Ould Moctar, Hassan.,
- et al.
- Ould Moctar, H.,
- Bahoken, F.,
- Samé Ekobo, M.
- et Lagarde, D.
- . Migreurop,
- . Migreurop
- et S. Casella Colombeau
https://doi.org/10.3917/arco.migre.2022.01.0024
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- Ould Moctar, H.,
- Bahoken, F.,
- Samé Ekobo, M.
- et Lagarde, D.
- . Migreurop,
- . Migreurop
- et S. Casella Colombeau
- Ould Moctar, Hassan.,
- et al.
- OULD MOCTAR, Hassan,
- BAHOKEN, Françoise,
- SAMÉ EKOBO, Muriel
- et LAGARDE, David,
- MIGREUROP,,
- MIGREUROP,
- et CASELLA COLOMBEAU, Sara,
https://doi.org/10.3917/arco.migre.2022.01.0024
Nul besoin de rappeler les transformations et les bouleversements que l’ère coloniale a entraînés en Afrique de l’Ouest. Épicentre de la traite transatlantique des esclaves, la région subit encore les effets du plus grand déplacement forcé de masse de l’histoire. Mais l’ère coloniale a également inauguré des changements plus subtils qui ont transformé les mobilités humaines et les structures territoriales de gouvernements, affectant fortement la diversité des sociétés précoloniales d’Afrique de l’Ouest.
Pour les sociétés pastorales nomades précoloniales de la région saharienne (aujourd’hui le Niger, le Mali et la Mauritanie), la mobilité était vitale. Dans un contexte de ressources rares et incertaines, la vie sociale était rythmée par les saisons et les déplacements le long d’itinéraires de transhumance. C’est l’accès au bétail, aux puits et aux oasis qui prévalait sur la propriété. De ce fait, la localisation de ces ressources constituait les principaux points de référence spatiale et territoriale, par opposition aux démarcations frontalières linéaires que privilégiait l’État colonial. En comparaison, les agriculteur·trice·s de la région étaient plus sédentaires que les pasteurs nomades, tout en dépendant eux aussi des migrations saisonnières. Dans la vallée du fleuve Sénégal, les agriculteur·trice·s peuls se déplaçaient souvent d’une rive à l’autre du fleuve en fonction du contexte écologique et politique, tandis que les agriculteur ·trice·s hausaphones de la région d’Ader au Niger se déplaçaient entre leurs différentes exploitations pour pallier les risques de pluviométrie irrégulière et de mauvaises récoltes…
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