Présentation
- Par Stéphane Guerre,
- Boris Lesueur,
- Cartographie Fabrice Le Goff
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Citer ce chapitre
- GUERRE, Stéphane,
- LESUEUR, Boris,
- Cartographie LE GOFF, Fabrice,
- Guerre, Stéphane.,
- et al.
- Guerre, S.,
- Lesueur, B.,
- Cartographie Le Goff, F.
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- Guerre, S.,
- Lesueur, B.,
- Cartographie Le Goff, F.
- Guerre, Stéphane.,
- et al.
- GUERRE, Stéphane,
- LESUEUR, Boris,
- Cartographie LE GOFF, Fabrice,
Le concept d’État dans un sens proche du nôtre, se généralise en France au xvie siècle. En 1576, dans les Six Livres de la République, Jean Bodin fait de la souveraineté un de ses attributs exclusif. Un traité de Giovanni Botero, traduit en 1599, consacre l’expression de « raison d’État ». Elle « devient fréquente en la bouche de tout le monde », se plaint l’humaniste Antoine de Laval en 1612. L’État sert donc de plus en plus à justifier la politique menée, mais il reste une abstraction alors que la nature de l’obéissance est avant tout domestique : on sert le roi et sa maison, non une entité. Quant au royaume, le monarque se l’approprie et le considère souvent comme un bien patrimonial. Pourtant, une dynamique est enclenchée et le souverain apparaît progressivement comme la figure vivante de l’État, voire son premier serviteur. Il est alors porteur d’une transcendance politique nouvelle qui lui permet d’étendre ses attributions et de perfectionner un appareil administratif…
Date de mise en ligne : 17/09/2025
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