Migrants en leur pays
Pages 38 à 39
Citer ce chapitre
- DELPIROU, Aurélien
- et MOURLANE, Stéphane,
- Delpirou, Aurélien.
- et al.
- Delpirou, A.
- et Mourlane, S.
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- Delpirou, A.
- et Mourlane, S.
- Delpirou, Aurélien.
- et al.
- DELPIROU, Aurélien
- et MOURLANE, Stéphane,
Suivant des dynamiques à l’œuvre depuis le Moyen Âge, les mouvements de population à intérieur de la péninsule se font d’abord selon un rythme saisonnier de campagnes à campagnes, à destination notamment de quelques régions particulièrement attractives : la plaine padane, la Maremme, l’Agro romano, les Tavoliere des Pouilles ou la Sicile. Ces mouvements perdurent ensuite alors que l’industrialisation suscite de nouveaux itinéraires favorisés par les moyens de transport et les besoins en main-d’œuvre de l’économie urbaine. Une part de ces migrations ne sont qu’une étape de transit sur le chemin de la « grande émigration » vers l’étranger. Pour autant, dès le début du xxe siècle, les migrants ruraux tendent de plus en plus à se stabiliser dans le triangle industriel (Milan-Turin-Gênes) et à Rome.
Après la Première Guerre mondiale, le mouvement s’intensifie, préoccupant le régime fasciste soucieux, dans son ambition totalitaire, populationniste et autarcique, de promouvoir une « distribution rationnelle » de la main-d’œuvre rurale, grâce notamment à de grands travaux de bonification des terres. Dans le même temps, Mussolini cherche à limiter l’accroissement de la population urbaine, jugée trop instable.
La loi anti-urbanisation de 1939 est abolie en 1961, provoquant une exceptionnelle accélération de la croissance de la mobilité interne au moment du miracle économique : 25 millions d’Italiens changent de résidence entre 1955 et 1970 dont 15 millions du sud vers le centre-nord…
Date de mise en ligne : 19/07/2024
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