Bonheur et Surmoi dans la Civilisation
Pages 7 à 22
Citer cet article
- DE MIJOLLA-MELLOR, Sophie,
- De Mijolla-Mellor, Sophie.
- De Mijolla-Mellor, S.
https://doi.org/10.3917/top.164.0007
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- De Mijolla-Mellor, S.
- De Mijolla-Mellor, Sophie.
- DE MIJOLLA-MELLOR, Sophie,
https://doi.org/10.3917/top.164.0007
Notes
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[1]
« Au milieu du surgissement du plaisir, apparaît quelque chose d’amer qui au milieu de cette floraison, m’angoisse ».
-
[2]
« Éphémère destinée » (1916a).
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[3]
Cf. de Mijolla-Mellor, S., « Le choix de la sublimation », Paris, PUF, 2009.
-
[4]
Gontcharov, I., « Oblomov » (paru en Russie en 1858), tr fce Le livre de poche.
-
[5]
Freud, S., « Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle » paru en 1909.
-
[6]
Hesnard, A., « L’univers morbide la faute », Paris, PUF, 1949 : « La maladie mentale, quels que soient son degré et sa forme, est une existence à signification humaine de culpabilité » (p. 4).
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[7]
Je remercie le Pr Carlos Herrera, spécialiste de l’œuvre de Kelsen, de m’avoir indiqué ce rapprochement.
-
[8]
Balibar, E., « Citoyen sujet et autres essais d’anthropologie philosophique » Cain-Info.
-
[9]
Plusieurs auteurs, notamment Ferenczi et Melanie Klein ont donné au Surmoi une origine tout à fait différente.
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[10]
Arendt, H. Eichmann à Jérusalem, Paris, Fayard, 1963, p. 433.
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[11]
Mellor-Picaut, S. de La sublimation, ruse de la civilisation, in « Psychanalyse à l’Université », Paris, Érès, T. 4– No15, juin 1979.
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[12]
Mijolla-Mellor, S. de « Le choix de la sublimation », Paris, PUF, 2009.
Nous interrogerons ce que Freud dans « Malaise dans la civilisation » donne comme des évidences auxquelles il tente dans un second temps d’apporter des réponses. Elles se formulent ainsi : le malheur est un état propre à l’homme dont la cause est l’agressivité, la pulsion de mort. Le remède est la civilisation qui repose sur le Surmoi mais le résultat est un échec partiel qui limite le pulsionnel et engendre la mauvaise conscience et le sentiment de culpabilité. Le propos est simultanément individuel et collectif ainsi qu’il l’exprime dans une métaphore : « De même que la planète tourne autour d’un astre tout en pivotant sur son axe, l’individu participe au développement de l’humanité » (1930a).
Il va donc chercher à établir que le bonheur individuel est opposé à la réunion des hommes en communauté, laquelle est cependant indispensable à leur existence mais génère l’agressivité.
De ce fait, le malheur n’est peut-être pas un état dépassable. Cette affirmation est étayée par trois motifs : les forces supérieures de la Nature, la fragilité de notre corps, l’insuffisance de la régulation des rapports sociaux.
Freud y ajoute aussi l’échec de ce qui est la promesse de bonheur la plus efficace soit l’état amoureux partagé car l’objet comblant peut faire défaut par abandon ou mort et générer du coup une déréliction encore pire.
Ce propos sur le malheur se veut général, ignorant de la différence du vécu entre le malade et le bien portant, l’enfant et l’adulte pour ne rien dire de celle des conditions historiques de la société considérée et du niveau des richesses…