Article de revue

« J’adore Les Reines du shopping ». Les réceptions d’une émission de coaching

Pages 179 à 197

Citer cet article


  • Bernard, A.
  • et Rouquette, S.
(2019). « J’adore Les Reines du shopping ». Les réceptions d’une émission de coaching. Télévision, 10(1), 179-197. https://doi.org/10.3917/telev.010.0179.

  • Bernard, Agnès.
  • et al.
« “J’adore Les Reines du shopping”. Les réceptions d’une émission de coaching ». Télévision, 2019/1 N° 10, 2019. p.179-197. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-television-2019-1-page-179?lang=fr.

  • BERNARD, Agnès
  • et ROUQUETTE, Sébastien,
2019. « J’adore Les Reines du shopping ». Les réceptions d’une émission de coaching. Télévision, 2019/1 N° 10, p.179-197. DOI : 10.3917/telev.010.0179. URL : https://shs.cairn.info/revue-television-2019-1-page-179?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/telev.010.0179


Notes

  • [1]
    En 2017, l’émission est quotidiennement suivie par 728 000 téléspectateurs en moyenne, ce qui correspond à une part d’audience de 10.5 % auprès de l’ensemble du public. « Les Reines du shopping / Chasseurs d’appart’ : Stéphane Plaza et Cristina Córdula font décoller les audiences de M6 », Toutelatélé.com, 26/09/2017.
  • [2]
    D’autres analyses qui, elles, visent à vérifier l’importante de paramètres sociologiques extérieurs au programme et reposant sur d’autres types de panels, qu’ils soient professionnels (Le Saulnier 2011), sociaux (Coulangeon 2005 ; Esquenazi, 2003 ; Régnier 2009 ; Darras 2003), culturels (Lattanzio 2003). Loin de les ignorer, ce travail se conçoit comme une manière d’apporter des résultats différents – et complémentaires – de telles recherches.
  • [3]
    Si l’objectif de cette recherche avait été de mesurer la réception par l’ensemble du public des Reines du shopping, un panel représentatif de l’ensemble des spectateurs « au sens quantitatif ou statistique du terme » (Biscarrat 2013) aurait dû être mis en place.
  • [4]
    Seuil de données à partir duquel la collecte d’entretiens supplémentaires n’apporte que peu de réponses nouvelles.
  • [5]
    Étudiants de deux formations universitaires de licence Langues étrangères appliquées et de licence Communication.
  • [6]
    Ce choix ne présuppose pas que ce groupe d’âge constitue une classe d’âge socialement relativement homogène. En fait, il n’interroge pas cette variable. Il ne présuppose pas non plus que ces étudiants soient représentatifs de l’ensemble de la population étudiante. Comme pour les autres études fondées sur un tel panel « il ne s’agit donc pas d’un échantillon ayant une valeur statistiquement représentative de la population étudiante faisant ses études en France, mais d’un groupe singulier d’hommes et de femmes témoignant [de manière qualitative] d’une perception ancrée dans la réalité sociale contemporaine » (Dacheux, Prado-Sanchez 2015 : 208).
  • [7]
    Et ce afin que chacune des personnes interrogées, en particulier celles qui n’apprécient pas l’émission, n’émettent un jugement sans réellement connaître l’émission.
  • [8]
    Écrits ou oraux, suivant les contextes de l’enquête.
  • [9]
    Nous remercions les experts qui ont évalué ce texte pour leurs remarques qui nous ont permis d’enrichir la description de différences facettes du programme, notamment dans sa dimenion normative.
  • [10]
    Marzolf Hélène, « M6, la grande chaîne qui fait pssshhhh… », Télérama, 5/9/2014.
  • [11]
    Patrin Valérie, interrogée par Félix Virginie, « M6 : pour vivre heureux, vivons coachés », Télérama, 11.6.2012.
  • [12]
    Au sens de norme relative à une période et à un temps spécifiques.
  • [13]
    On sait par exemple que les fictions dont le registre est psychologique et sentimental sont plus regardées par les femmes que par les hommes (Pasquier 1995 : 36).
  • [14]
    Une stratégie mûrement réfléchie comme en témoigne la directrice des programmes : « C’est [M6] chaîne où on travaille pour les responsables des achats de moins de 50 ans, et il paraît que ce sont surtout les femmes ». Bibiane Godfroid interviewée par Félix Virginie, « M6 : pour vivre heureux, vivons coachés », Télérama, 11.6.2012.
Français

Le programme Les Reines du shopping est diffusé sur M6 depuis 2013. Cette émission de coaching défend un modèle normatif du bon goût. Cristina Córdula met en compétition cinq candidates qui postulent au titre de « reine du shopping » de la semaine. A-t-on affaire à une lecture de conformité, négociée ou oppositionnelle, des conseils prodigués par la coach des Reines du shopping ? On tente de comprendre si les réceptions sont conformes aux attentes de la production. Par ailleurs, pour quelles raisons une part non négligeable de téléspectateurs reste-t-elle rétive à ce type de programme ? Autant de questions éclairées à partir d’enquêtes et d’observations de terrain.


Date de mise en ligne : 15/05/2019

https://doi.org/10.3917/telev.010.0179

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