Entretien : Alain De Greef
- Par Virginie Spies
Pages 146 à 162
Citer cet article
- SPIES, Virginie,
- Spies, Virginie.
- Spies, V.
https://doi.org/10.3917/telev.005.0145
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- Spies, Virginie.
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https://doi.org/10.3917/telev.005.0145
Notes
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Cet entretien a été réalisé par Virginie Spies le 3 septembre 2013.
Animé par l’envie de faire des études de cinéma et bouleversé par ce qu’il va vivre en 1968 alors qu’il est étudiant en sociologie, Alain De Greef entre à L’ORTF en 1971 comme chef-monteur. Il y travaille aux côtés de Jean Prat ou de Marcel Bluwal et passe du temps à regarder Jean-Christophe Averty à l’œuvre.
Lors de l’éclatement de l’ORTF, il choisira de rejoindre Antenne 2 pour devenir chef d’atelier de production, entre autres, sur des émissions de Guy Lux telles que Top club, Le Palmarès des chansons ou Jeux sans frontières. C’est sur cette chaîne qu’il rencontre Pierre Lescure, avec qui il fera Les Enfants du rock et qui lui demandera de le rejoindre pour fonder avec lui Canal+, en 1984.
Il y sera successivement directeur de la production, directeur des programmes, et directeur général chargé des programmes. Des contraintes du cahier des charges (diffuser 50 % de films sur la grille), il fera une opportunité, celle de proposer des programmes innovants en clair, d’aller voir en Angleterre ou aux États-Unis ce qui ne se fait pas encore en France, de proposer de nouveaux formats, car tout est à inventer.
Pourtant, comme il l’explique dans cet entretien, les premiers pas de la chaîne furent difficiles. Les abonnements ne grimpaient qu’en fin d’année, sous l’œil étonné des équipes de marketing qui avaient tracé une courbe montante rectiligne et qui n’avaient pas anticipé les contraintes d’une télévision à péage qui se vend comme un « produit brun » (téléviseurs, chaînes hifi, micro-informatique…) plutôt en fin d’année…
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