42. Le gouvernement de Bolsonaro mène-t-il une politique obscurantiste ?
- Par Frédéric Louault
Pages 144 à 146
Citer ce chapitre
- LOUAULT, Frédéric,
- Louault, Frédéric.
- Louault, F.
Citer ce chapitre
- Louault, F.
- Louault, Frédéric.
- LOUAULT, Frédéric,
Le 1er janvier 2019, Bolsonaro devient le 38e président de la République fédérative du Brésil. La question de sa marge de manœuvre pour gouverner est alors sur toutes les lèvres. Où va-t-il mener le pays ? Parviendra-t-il à transformer son idée politique très vague, qui repose avant tout sur une politique de terre brûlée, au sens propre comme au figuré, en un programme de gouvernement concret ? Près de quatre ans plus tard, c’est un chef de l’État politiquement affaibli mais toujours aussi véhément qui tente de défendre son bilan et s’imagine rempiler pour un second mandat.
Sa gestion est pourtant marquée par une accumulation d’inepties et une constante instabilité, avec 28 changements de ministres en 40 mois. Lui-même est accusé de neuf crimes par une commission parlementaire, dont le charlatanisme et un crime contre l’humanité, pour avoir « délibérément exposé [les Brésiliens] à une contamination de masse » face à la crise de Covid-19. Derrière la politique du scandale permanent, qui a souvent servi de diversion, de nombreux chantiers ont été engagés, et force est de reconnaître que le gouvernement Bolsonaro a été très actif pour réorienter le Brésil sur le chemin de l’obscurantisme. De nombreux observateurs ont qualifié, non sans arguments, sa politique de moyenâgeuse. Car de l’environnement à la crise sanitaire, son mandat n’aura été qu’une longue croisade contre la science et pour la foi.
Jair Bolsonaro considère d’ailleurs sa présidence comme une « mission divine »…
Date de mise en ligne : 26/04/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
20,99 €