La fiabilité des causes médicales de décès en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Pages 29 à 38
Citer cet article
- MICHEL, Eliane,
- BOCQUIER, Aurélie
- et VERGER, Pierre,
- Michel, Eliane.,
- et al.
- Michel, E.,
- Bocquier, A.
- et Verger, P.
https://doi.org/10.3917/spub.081.0029
Citer cet article
- Michel, E.,
- Bocquier, A.
- et Verger, P.
- Michel, Eliane.,
- et al.
- MICHEL, Eliane,
- BOCQUIER, Aurélie
- et VERGER, Pierre,
https://doi.org/10.3917/spub.081.0029
Notes
-
[1]
Institut national de la santé et de la recherche médicale, Unité 379, Marseille, France.
-
[2]
Observatoire régional de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur, 23 rue Stanislas Torrents, 13006 Marseille, France.
Résumé
En France, les statistiques de mortalité, exhaustives, permanentes et disponibles à diverses échelles géographiques, sont essentielles pour l’observation sanitaire. Elles présentent toutefois des biais liés d’une part au manque de précision lors du remplissage de certains certificats médicaux de décès et d’autre part à la transmission non systématique des informations après une enquête médico-légale, entraînant notamment une sous-estimation du nombre de suicides. Nous avons analysé ces deux sources de biais en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) sur la période 1995-1999 ainsi que leur évolution entre 1988-1992 et 1995-1999. Par rapport à la métropole, il existe un excès de décès par « symptômes sans diagnostic précis » (+ 30 %) et de « cause inconnue ou non déclarée » (+ 100 % dans les Alpes-Maritimes). Les indicateurs de mortalité par suicide doivent donc être interprétés avec prudence, notamment dans les territoires de l’est de la région et mis en regard de la fréquence des décès de « cause inconnue ou non déclarée ». Le rôle joué par la transmission des données des instituts médico-légaux au centre d’épidémiologie des causes médicales de décès (Inserm CépiDC) et par les pratiques des médecins dans le champ de la certification, est discuté.
Mots-clés
- statistique démographique
- mortalité
- biais
- indicateur état sanitaire
- épidémiologie
- région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Mots-clés éditeurs : biais, épidémiologie, indicateur état sanitaire, mortalité, région Provence-Alpes-Côte d'Azur, statistique démographique
Summary
Mortality rates are an important source of data for French public health observatories. These data are exhaustive, permanent, and available at various geographical levels. Nevertheless, the data are biased to some extent, namely due to the lack of a detailed description of the cause of death on the death certificate, and the causes of death are not systematically recorded when a forensic investigation has been carried out (“unknown causes”). This generates in particular an underestimation of suicide mortality in France. We studied these biases in south-eastern France for the five-year period 1995-1999, and the evolution of them between 1988-1992 and 1995-1999. In comparison with the national level statistics, deaths with an imprecise cause were more frequently recorded in south-eastern France (+30%) as was for those whose cause was unknown or non-declared (+100% in the most eastern part of the area). Thus, indicators of suicide mortality should be interpreted with caution, and compared and considered in relationship to the rate of deaths linked to an “unknown” cause. The article includes a discussion of the extent to which the transfer of data from institutes of forensic medicine to the French epidemiological centre of the medical causes of death (Inserm CepiDC), and physicians’ practices play a role.
Keywords
- demographic statistics
- mortality
- bias
- health status indicators
- epidemiology
- south-eastern France (PACA)
Mots-clés éditeurs : bias, demographic statistics, epidemiology, health status indicators, mortality, south-eastern France (PACA)
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Date de mise en ligne : 07/03/2008
https://doi.org/10.3917/spub.081.0029