Conclusion. L'internet, continuation de la (science) politique sous d'autres formes
- Par Thierry Vedel
Pages 281 à 293
Citer ce chapitre
- VEDEL, Thierry,
- GREFFET, Fabienne,
- Vedel, Thierry.
- Vedel, T.
- F. Greffet
https://doi.org/10.3917/scpo.greff.2011.01.0281
Citer ce chapitre
- Vedel, T.
- F. Greffet
- Vedel, Thierry.
- VEDEL, Thierry,
- GREFFET, Fabienne,
https://doi.org/10.3917/scpo.greff.2011.01.0281
Notes
-
[1]
Dominique Cardon, La Démocratie internet. Promesses et limites, op. cit.
-
[2]
Cf. par exemple l’article de Séverine Arsène, « Quand les internautes chinois prennent la parole : les nouveaux repères de l’identité », Hermès, 55, 2009, p. 17-22.
-
[3]
Thierry Vedel, « L’idée de démocratie électronique : origines, visions, questions », dans Pascal Perrineau (dir.), Le Désenchantement démocratique, op. cit.
-
[4]
Dominique Wolton, Internet et après ? Une théorie critique des nouveaux médias, op. cit.
-
[5]
Selon le titre de l’ouvrage de Pierre Lévy, Cyberdémocratie, Paris, Odile Jacob, 2002.
-
[6]
David Lyon, The Electronic Eye. The Rise of Surveillance Society, Minneapolis (Minn.), University of Minnesota Press, 1994.
-
[7]
Laurence Monnoyer-Smith, « Le débat public en ligne : une ouverture des espaces et des acteurs de la délibération ? », dans Martine Revel, Cécile Blatrix, Loïc Blondiaux, Jean-Michel Fourniau, Bertrand Hériard-Dubreuil et Rémi Lefebvre (dir.), Le Débat public : une expérience française de démocratie participative, Paris, La Découverte, 2007, p. 155-166.
-
[8]
Les chercheurs travaillant sur ces questions sont rassemblés au sein du réseau international GigaNet (giga-net.org) et, en France, dans le programme Vox Internet (www.voxinternet.org).
-
[9]
Un corpus étant traditionnellement défini en sciences sociales comme un ensemble clos et cohérent de données que l’on étudie systématiquement et méthodiquement.
-
[10]
Par exemple la Bibliothèque nationale de France, qui collecte depuis 2007 des sites électoraux et militants. Signalons également que la Library of Congress américaine a passé un accord avec Twitter en 2010 pour conserver les données publiées sur ce réseau social.
-
[11]
À cet égard, on doit rendre hommage aux efforts de structuration et d’internationalisation des recherches du réseau DEL-CNRS, placé sous la responsabilité scientifique de Gérard Loiseau.
Internet est aujourd’hui devenu un objet pour la science politique. Au cours de la dernière décennie, les acteurs politiques – organes gouvernementaux, partis et groupes d’intérêt – ont mis en place des sites web et intégré internet dans leurs stratégies de communication, depuis la simple publicisation de leurs activités grâce à ce nouveau canal jusqu’à la coproduction de contenu avec les internautes. Si les campagnes électorales continuent à se mener à la télévision ou sur les marchés, elles se déroulent désormais également sur l’espace du web, notamment par le biais de communautés constituées en ligne, qui poursuivent la lutte politique sur cet espace. Ainsi, au-delà de l’utilisation purement instrumentale de réseaux de télécommunication et d’applications informatiques pour fluidifier et accélérer les communications entre individus, le développement d’internet modifie les formes et les lieux de la compétition politique et interroge le fonctionnement des systèmes politiques, aussi bien démocratiques – comme le montre cet ouvrage – qu’autoritaires – comme le soulignent d’autres recherches.
En multipliant les sources d’information et en offrant de nouveaux canaux de communication, l’expansion des TIC – et notamment d’internet – affecte la nature et les modalités de l’information des citoyens, instaure de nouveaux modes d’interaction entre citoyens et gouvernants, offre de nouveaux espaces d’expression et de discussion qui transcendent les clivages géographiques ou sociaux habituels, ou encore permet la mise en œuvre de procédures de consultation plus massives ou plus rapides…
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