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Chapitre 1 / La mémoire comme instrument de politique étrangère

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  • Gensburger, S.
(2010). Chapitre 1 / La mémoire comme instrument de politique étrangère. Les Justes de France : Politiques publiques de la mémoire (p. 19-49). Presses de Sciences Po. https://shs.cairn.info/les-justes-de-france--9782724611397-page-19?lang=fr.

  • Gensburger, Sarah.
« Chapitre 1 / La mémoire comme instrument de politique étrangère ». Les Justes de France Politiques publiques de la mémoire, Presses de Sciences Po, 2010. p.19-49. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-justes-de-france--9782724611397-page-19?lang=fr.

  • GENSBURGER, Sarah,
2010. Chapitre 1 / La mémoire comme instrument de politique étrangère. In : Les Justes de France Politiques publiques de la mémoire. Paris : Presses de Sciences Po. Académique, p.19-49. URL : https://shs.cairn.info/les-justes-de-france--9782724611397-page-19?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Michel Callon, « Éléments pour une sociologie de la traduction : la domestication des coquilles Saint-Jacques et des marins pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc », L’Année sociologique, 36, 1984, p. 169-207.
  • [2]
    Sauf précision du contraire et afin d’alléger la rédaction, il pourra être indifféremment question dans ce qui suit du titre de « Juste parmi les nations » et du titre de « Juste ».
  • [3]
    Si, biographie autorisée de Moshe Bejski, le livre de Gabriele Nissim décrit partiellement le vote de la loi du 19 août 1953, il ne constitue pas celle-ci en objet d’analyse proprement dit (Il Tribunale del Bene, Milan, Mandadori, 2003).
  • [4]
    Peter Novick, L’Holocauste dans la vie américaine, Paris, Gallimard, 2001 [1re éd., New York (N. Y.), Bloomsbury, 2000], p. 254-255.
  • [5]
    Pierre Lascoumes et Patrick Le Galès (dir.), Gouverner par les instruments, Paris, Presses de Sciences Po, 2004.
  • [6]
    Projet Shenhabi, Archives de Yad Vashem (YV), AM1/313. Le projet Shenhabi a maintes fois été commenté, notamment, Tom Segev, Le Septième Million. Les Israéliens et le Génocide, Paris, Liana Lévi, 1993 [1re éd., Jérusalem, Keter Publishing, 1991]. Cependant, aucune de ces analyses ne fait état de l’article relatif aux Justes.
  • [7]
    Lettre du 23 avril 1947, YV, AM1/293. Le roi du Danemark symbolise ici l’opposition de son gouvernement à l’arrestation des Juifs danois qui ont finalement été, dans leur très grande majorité, épargnés grâce à la mobilisation de la population, Jacques Sémelin, Sans armes face à Hitler, Paris, Payot, 1998 [1989], p. 193-194.
  • [8]
    Orna Kenan, Between Memory and History. The Evolution of Israeli Historiography of the Holocaust, 1945-1961, New York (N. Y.), Peter Lang Publishing, 2003, p. 45-47.
  • [9]
    Propositions de loi, n° 161, du 25 mars 1953.
  • [10]
    Parti ouvrier sioniste fondé en 1930 ; Julien Bauer, Le Système politique israélien, Paris, PUF, 2000.
  • [11]
    Parti communiste israélien, issu d’une scission du Mapaï intervenue en 1948. Il se distingue du précédent par son idéologie collectiviste, marxiste et son attachement durable à Staline. Il rejoint le Mapaï en 1968.
  • [12]
    L’un des deux ancêtres du parti libéral, créé en 1961, ce groupe se rapproche du Herut (parti de la droite israélienne, ancêtre du Likoud) en 1965.
  • [13]
    Propos de Yona Kesse, 229e session de la Knesset, 18 mai 1953, Archives de la Knesset (AK), 25/s/2.
  • [14]
    Compte rendu de la réunion gouvernementale du 12 août 1953, Archives nationales israéliennes (ANI) et Compte rendu de la réunion de la Commission de l’éducation et de la culture du 27 juillet 1953, AK, 25/s/2, 1655.
  • [15]
    AK, Amendement 162 A à la loi sur les Martyrs et les Héros – Yad Vashem.
  • [16]
    Le Herut s’abstient ; cf. Yechiam Weitz, « Political Dimensions of Holocaust Memory in Israel », Israel Affairs, 1 (3), printemps 1995, p. 129-145.
  • [17]
    296e session de la Knesset, 19 août 1953, Actes de la Knesset, formulation de cet alinéa dans la version officielle traduite.
  • [18]
    Eugene Korn, « Gentiles, the World to Come and Judaism : The Odyssey of a Rabbinic Text », Modern Judaism, 14, 1994, p. 265-287.
  • [19]
    Dalia Ofer, « The Strength of Remembrance : Commemorating the Holocaust during the First Decade of Israel », Jewish Social Studies, 6 (2), hiver 2000, p. 29.
  • [20]
    Soit « shlilat hagalout ». Ce terme a été préféré ici à celui plus couramment utilisé de « négation de la diaspora » (shlilat hagola) car s’il contient la même condamnation de l’existence de la diaspora maintenant que le Yishouv, bientôt l’État d’Israël, existe, il ne considère pas le passé de l’existence juive en diaspora comme n’ayant aucune valeur. Or, contrairement au second, il rassemble l’ensemble des responsables politiques de l’Israël des premières années ; Yael Zerubavel, Recovered Roots. Collective Memory and the Making of Israeli National Tradition, Chicago (Ill.), University of Chicago Press, 1995, p. 21.
  • [21]
    Yona Kesse, 229e session de la Knesset, 18 mai 1953, AK, 25/s/2.
  • [22]
    Pierre Muller, « L’analyse cognitive des politiques publiques : vers une sociologie politique de l’action publique », Revue française de science politique, 50 (2), avril 2000, p. 193.
  • [23]
    Les informations biographiques comme l’orthographe en alphabet latin des noms des députés, voir www.knesset.gov.il
  • [24]
    Pour des propositions de conceptualisation des conflits et possibles divergences entre les organisations juives et l’État d’Israël, voir Shmuel Sandler, « Towards a Conceptual Framework of World Jewish Politics : State, Nation and Diaspora in a Jewish Foreign Policy », Israel Affairs, automne-hiver 2003, 10 (1-2), p. 301-312.
  • [25]
    Article g, Gesher, revue trimestrielle traitant des questions liées à la vie de la nation, juillet 1958, 4e année, publié par la direction israélienne du Congrès juif mondial.
  • [26]
    Maurice Kriegel, « Trois mémoires de la Shoah : États-Unis, Israël, France. À propos de Peter Novick, L’Holocauste dans la vie américaine », Le Débat, 117, novembre-décembre 2001, p. 61-62.
  • [27]
    Mooli Brog, « In Blessed Memory of a Dream : Mordechai Shenhavi and Initial Holocaust Commemoration Ideas in Palestine, 1942-1945 », Yad Vashem Studies, XXX, 2002, p. 321.
  • [28]
    Paola Bertilotti, « Les Juifs d’Italie et la mémoire du sauvetage (1944-1961) », dans Jacques Sémelin, Claire Andrieu et Sarah Gensburger (dir.),. La Résistance aux génocides. De la pluralité des actes de sauvetage, Paris, Presses de Sciences Po, 2008, p. 147-163.
  • [29]
    François Héran, « Rite et méconnaissance. Notes sur la théorie religieuse de l’action chez Pareto et Weber », Archives de sciences sociales des religions, 39 (85), janvier-mars 1994, p. 144.
  • [30]
    Pierre Muller et Yves Surel, L’Analyse des politiques publiques, Paris, Montchrestien, 1998, p. 32.
  • [31]
    Paola Bertilotti, « Les Juifs d’Italie et la mémoire du sauvetage (1944-1961) », art. cité.
  • [32]
    Compte rendu de la réunion gouvernementale du 15 novembre 1953, ANI.
  • [33]
    Central Zionist Archives (CZA), Z6/1828. Sur les premières années de l’institut, voir Mooli Brog, « Victims and Victors : Holocaust and Military Commemoration in Israel Collective Memory », Israel Studies, 8 (3), automne 2003, p. 65-99.
  • [34]
    CZA, Z6/2030.
  • [35]
    Cf. Annexe 3 pour une définition détaillée.
  • [36]
    Celle-ci a lieu le 13 avril 1961. Rapport d’activité de Yad Vashem pour 5721 (1960/1961), CZA, C6/420.
  • [37]
    Du fait de l’affluence, le procès est organisé dans l’auditorium du nouveau théâtre de Beit Haam, à Jérusalem.
  • [38]
    Notamment Hanna Jablonka, The State of Israel vs. Adolf Eichmann, New York (N. Y.), Schocken Books, 2004 ; « After Eichmann. Collective Memory and the Holocaust since 1961 », The Journal of Israeli History, numéro spécial, 23 (1), printemps 2004, p. 1-17 ; Leora Bilsky, Transformative Justice. Israeli Identity on Trial, Ann Arbor (Mich.), University of Michigan Press, 2004 ; Shoshana Felman, The Juridical Unconscious : Trials and Traumas in the Twentieth Century, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2002 ; Lawrence Douglas, The Memory of Judgment. Making Law and History in the Trials of the Holocaust, New Haven (Conn.), Yale University Press, 2001.
  • [39]
    Annette Wieviorka, Le Procès Eichmann, Bruxelles, Complexes, 1989, p. 16.
  • [40]
    « “Ce serait une injustice que de mettre tous les Allemands au ban de l’opinion mondiale” affirme le Dr Adenauer à propos du procès Eichmann », Le Monde, 12-13 mars 1961.
  • [41]
    Roni Stauber, « Realpolitik and the Burden of the Past : Israeli Diplomacy and the “Other Germany” », Israel Studies, 8 (3), automne 2003, p. 115.
  • [42]
    Nir Kedar, « Ben-Gurion’s Mamlakhtiyut : Etymological and Theoritical Roots », Israel Studies, 7 (3), septembre 2002, p. 117-133.
  • [43]
    Eliezer Don-Yehiya, « Memory and Political Culture : Israeli Society and the Holocaust », Studies in Contemporary Jewry, IX, 1993, p. 146.
  • [44]
    Rapportés dans « Un témoin français évoque les horreurs du camp de Drancy », Le Figaro, 10 mai 1961. Georges Wellers fut déporté depuis Drancy au camp d’Auschwitz par le convoi 76 du 30 juin 1944.
  • [45]
    « Le cauchemar des Juifs français évoqué au procès Eichmann », Le Monde, 11 mai 1961. La « protestation du clergé catholique » fait allusion à la lettre pastorale de Mgr Jules-Géraud Saliège, lue le dimanche 23 août 1942, dans les églises de son diocèse (Lettre pastorale de Mgr l’archevêque de Toulouse, Toulouse, 1945).
  • [46]
    Protocoles des audiences n° 34 à n° 36, Procès Eichmann, Archives du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), DCCLV-34 à DCCLV-36.
  • [47]
    « Au procès Eichmann. Un témoin explique comment le Danemark réussit à sauver la plupart des Juifs », Le Monde, 12 mai 1961 ; « Eichmann. Trois pays franchement hostiles aux menées antijuives : Danemark, Norvège et Italie », Le Figaro, 12 mai 1961.
  • [48]
    « Le massacre des Juifs norvégiens, italiens et allemands au procès Eichmann. Un grand nombre furent sauvés grâce à la Suède et au peuple italien », Combat, 12 mai 1961.
  • [49]
    Protocole de l’audience n° 41, Procès Eichmann, CDJC, DCCLV-41.
  • [50]
    Protocole de l’audience n° 113, Réquisitoire, CDJC, DCCLV-113, p. Dd1. Sur le statut complexe de la Transnistrie, voir Florent Parmentier, La Moldavie à la croisée des chemins, Paris, Editoo, 2003.
  • [51]
    Rapport d’activité 1960/1061, CZA, C6/420.
  • [52]
    Sur l’ensemble des conséquences du procès Eichmann, voir Anita Shapira, « The Eichmann Trial : Changing Perspectives », The Journal of Israeli History, 23 (1), printemps 2004, p. 18-39, et Yechiam Weitz, « The Holocaust on Trial : The Impact of the Kasztner and Eichmann Trials on Israeli Society », Israel Studies, 1 (2), automne 1996, p. 1-26.
  • [53]
    Compte rendu de la réunion du directoire de Yad Vashem du 2 mai 1961, CZA, C6/420, et Note interne du 31 décembre 1962, YV, AM6/946.
  • [54]
    Lettre de Mme Anne R. au Premier ministre, 21 mars 1961, Archives du Département des Justes de Yad Vashem (DJYV), Dossier Charles Coward.
  • [55]
    Compte rendu de la réunion du directoire du 31 juillet 1962, CZA, C6/424.
  • [56]
    L’American Jewish Joint Distribution Committee en fut le principal artisan ; Archives du Joint (AJDC), « Christians who Helped Jews (Hassidei Haumot) », n° 4159. De son nom courant le « Joint », il fut créé en 1914 pour venir en aide aux Juifs en Palestine et en Europe pendant la première guerre mondiale ; Yehuda Bauer, American Jewry and the Holocaust : The American Jewish Joint Distribution Committee, 1939-1945, Detroit (Mich.), Wayne State University Press, 1981.
  • [57]
    Institut pour les actes justes. Centre de documentation et d’étude sur les sauveurs de Juifs sous le nazisme, Statuts de l’Institute for the Righteous Acts, AJDC, « Christians who Helped Jews (Hassidei Haumot) », n° 4159.
  • [58]
    Compte rendu de l’assemblée générale du Congrès juif mondial des 20 au 23 août 1961 à Genève, CZA, C6/85.
  • [59]
    Commission mondiale pour la commémoration des actions des Justes par le Congrès juif mondial, rapport Commémoration et Estime, octobre 1962, Tel Aviv, YV, 116 946.
  • [60]
    Compte rendu de la réunion de la direction de Yad Vashem du 15 mai 1962, CZA, C6/424.
  • [61]
    Compte rendu de la réunion de la direction de Yad Vashem du 2 mai 1961, CZA, C6/420.
  • [62]
    Lettre de Mark Uveeler à Nahum Goldmann, 11 mars 1963, YV, AM1/1184.
  • [63]
    Il dirige déjà le Département des feuilles de témoignage qui s’occupe de la récolte de fiches signalétiques, appelé DAF-ED, concernant les victimes du Génocide.
  • [64]
    Yael Zerubavel, « The Forest as a National Icon : Literature, Politics and the Archeology of Memory », Israel Studies, 1, printemps 1996, p. 60.
  • [65]
    Aussi désigné du sigle KKL (Keren Kayemeth Leisrael), le FNJ constitue historiquement un bras exécutif du peuple juif pour le développement de la terre d’Israël ; Walter Lehn, The Jewish National Fund, New York (N. Y.), Kegan Paul International, 1988. Créé en 1901, il s’occupe notamment du rachat de titres de propriété. Avec l’Agence juive, ils forment les deux institutions nationales de l’embryon d’État qu’est le Yishouv. Indépendamment du titre de Juste décerné par Yad Vashem, certaines personnes ont d’ailleurs eu recours au Fonds pour planter des arbres en mémoire de ceux qu’elles considèrent comme leurs sauveteurs.
  • [66]
    Compte rendu de la réunion de la direction de Yad Vashem du 15 mai 1962, YV et Fonds KKL, 5/27270.
  • [67]
    Lettres de Yad Vashem au département d’enquête du ministère des Affaires étrangères, 29 décembre 1961, et au Centre d’information pour le département qui concerne l’étranger, rattaché au cabinet du Premier ministre, 10 janvier 1962, DJYV, Dossier Charles Coward.
  • [68]
    Lettre de Aryeh Kubovy à Martin A. Gosh, 31 janvier 1965, DJYV, Dossier Oskar Schindler.
  • [69]
    Liste des Justes se trouvant en ce moment en Israël, DJYV, Dossier Alphonse et Émilie Gonsette, Belgique.
  • [70]
    L’analyse de la cérémonie repose sur deux articles (« La mise en place de la mémoire de la Shoah et du courage », Haaretz, 2 mai 1962, et « M. Duysenx invité à Jérusalem pour planter un arbre », Maariv, 16 mai 1962) et deux documents administratifs internes (note du 31 décembre 1962 par David Alcalay, YV, AM6/946, et Compte rendu de la réunion du directoire de Yad Vashem du 15 mai 1962, YV).
  • [71]
    Plus de 300 des Juifs présents sur sa liste, dont Moshe Bejski futur président de la Commission pour la désignation des Justes, vivent en Israël à l’époque (Gabriele Nissim, Il Tribunale del Bene, op. cit., p. 102).
  • [72]
    « Un habitant de Cracovie… », Haaretz, 2 mai 1962.
  • [73]
    Note interne de M. Karamish, 29 avril 1962, DJYV, Dossier Oskar Schindler.
  • [74]
    Lettre du président de Yad Vashem au secrétaire militaire du Premier ministre, 3 août 1962, DJYV, Dossier Oskar Schindler.
  • [75]
    « Time is Running Out. Opening Address at the Fifth Session of the Fifth Council, July 10, 1962 », Yad Vashem Bulletin, 12, décembre 1962, p. 102.
  • [76]
    Compte rendu de la réunion du directoire de Yad Vashem du 17 juillet 1962, CZA, C6/424.
  • [77]
    Alors que la direction de Yad Vashem et le gouvernement cherchent une solution. D’autres contestations se font jour, par exemple, DJYV, Dossier Asen Ruben Dimitrov.
  • [78]
    Propos du président de Yad Vashem, Compte rendu de la réunion du directoire de Yad Vashem du 15 mai 1962, YV.
  • [79]
    Lettre de David Alcalay à Aryeh Kubovy, 24 août 1962, DJYV, Dossier Eugène Van Der Meersch.
  • [80]
    Plantation d’un arbre dans l’allée des Justes de Yad Vashem par M. Léon Platteau de Belgique, DJYV, Dossier Léon Platteau.
  • [81]
    Compte rendu de la réunion du directoire de Yad Vashem du 17 juillet 1962, CZA, C6/424.
  • [82]
    Compte rendu de la réunion du directoire de Yad Vashem du 3 juillet 1962, CZA, C6/424.
  • [83]
    Lettre de Aryeh Kubovy à Nahum Goldman, 6 novembre 1962, Compte rendu de la réunion du directoire de Yad Vashem du 17 juillet 1962 et du 31 juillet 1962, CZA, C6/424. Cette prise en charge est gérée par la Conference on Jewish Material Claims Againt Germany, 1951-2001, 50 Years of Service to Holocaust Survivors, New York (N. Y.), CJMCAG, 2001, p. 13-15. À cette date, et depuis 1963, celle-ci a dépensé 2 615 890 de dollars (Claims Conference 2002 Annual Report).
  • [84]
    « Présentation des travaux de sa commission par Moshe Landau, devant la commission publique, présidée par Aryeh L. Pincus, établie par le gouvernement à la demande de Yad Vashem pour examiner les tâches de l’institut et redéfinir ses objectifs », 24 mai 1965, YV, AM1/1185/2.
  • [85]
    Gabriele Nissim, Il Tribunale del Bene, op. cit., p. 117-118.
  • [86]
    Pierre Favre, « Qui gouverne quand personne ne gouverne ? », dans Pierre Favre, Jack Hayward et Yves Schemeil (dir.), Être gouverné. Études en l’honneur de Jean Leca, Presses de Sciences Po, 2003, p. 264.
  • [87]
    Échanges de courriers sur ce sujet entre Donia Rosen, directrice du département des Justes, et Max Nurock, fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, 21 janvier 1974-5 janvier 1975, DJYV, Dossier Marius, Jean et Amélie Imberdis, n° 795, titre attribué le 4 janvier 1973.
  • [88]
    Compte rendu de la première réunion de la commission du 1er février 1963, YV.
  • [89]
    Présentation des travaux du département des Justes par Aryeh Kubovy, devant la commission publique, présidée par Aryeh L. Pincus, le 24 mai 1965, YV, AM1/1185/2.
  • [90]
    Philip Selznick, TVA and the Grass-Roots, Berkeley (Calif.), University of California Press, 1949.
  • [91]
    Compte rendu rédigé à l’intention de Aryeh Kubovy de la conversation de David Alcalay et Moshe Landau, 31 décembre 1962, YV, AM1/394.
  • [92]
    Compte rendu de la réunion de la commission du 16 juillet 1963, DJYV, Dossier Oskar Schindler.
  • [93]
    Compte rendu de la réunion de la commission du 24 juin 1993, également les réunions des 18 juillet 1967 et 17 octobre 1974, DJYV, Dossier Oskar Schindler.
  • [94]
    Propos d’Aryeh Kubovy devant la commission publique d’examen du travail de Yad Vashem, 4 octobre 1964, CZA, C6/428, et « From the Activities of Yad Vashem. The Public Commission for the Examination of Yad Vashem Activities », Yad Vashem Bulletin, décembre 1965.
  • [95]
    Présentation de sa commission par Moshe Landau, devant la commission publique, présidée par Aryeh L. Pincus, le 24 mai 1965, YV, AM1/1185/2 et YV, AM1/1185/3.
  • [96]
    Lettre de Lucien Lazare à Louis Grobart, 26 décembre 1994, Archives du Comité français pour Yad Vashem (CFYV), « Correspondances avec Lucien Lazare, 1992-1996 ».
  • [97]
    YV, AM2/1007.
  • [98]
    Lettre de Lucien Lazare à Louis Grobart, 3 juillet 1995, CFYV, « Correspondances avec Lucien Lazare, 1992-1996 ».
  • [99]
    Lettre de Yad Vashem à l’ambassade d’Israël à Saint-Domingue, YV, AM2/1007.
  • [100]
    Daté d’octobre 1973, signé par Gideon Hausner, le président du conseil de Yad Vashem et le Dr Haim Pazner, président en exercice de l’exécutif. À partir de 1966, Yad Vashem a en effet une double direction (DJYV, Dossier Suzanne Rodi-Boyer, n° 126, titre attribué le 25 avril 1965 et Dossier Oskar Schindler).
  • [101]
    Eliezer Don-Yehiya, « Memory and Political Culture : Israeli Society and the Holocaust », art cité, p. 151.
  • [102]
    Un processus identique est à l’œuvre, dans l’organisation des voyages scolaires en Pologne ; cf. Jackie Feldman, « Marking the Boundaries of the Enclave : Defining the Israeli Collective through the Poland “experience” », Israel Studies, 7 (2), été 2002, p. 84-114.
  • [103]
    Proposition de loi de Dov Shilansky, « Loi pour la mémoire des Martyrs et des Héros, amendement, attribution de la citoyenneté d’honneur aux Justes parmi les nations », déposée le 7 janvier 1985, AK.
  • [104]
    Cette disposition est ajoutée à l’aliéna 4 du deuxième article de la loi sur les Martyrs et les Héros, loi du 3 avril 1985, Actes de la Knesset, également YV, AM2/1110.
  • [105]
    Eva Fogelman, Conscience and Courage. Rescuers of Jews during the Holocaust, New York (N. Y.), Anchor Books, 1995 [1994], p. 303.
  • [106]
    Trois propositions en ce sens sont déposées entre le 6 janvier et le 3 mars 1986, AK.
  • [107]
    Jugeant que l’effectif de ces Justes est trop peu élevé pour justifier le vote d’une loi. Par la suite, quatre propositions de loi sont cependant à nouveau déposées entre le 21 mai 1990 et le 30 mai 1994.
  • [108]
    Accord officiel de prise en charge par le gouvernement, 2 mai 1986, YV, AM6/942. Le Congrès juif mondial transfère alors à Yad Vashem une partie du fonds affecté à l’assistance des Justes nécessiteux. En avril 1986, Yad Vashem estime à trente-huit le nombre de Justes résidant en Israël, Lettre de Mordecai Paldiel à M. Livnat, 5 avril 1986, YV, AM6/943.
  • [109]
    Accord transmis à Moshe Bejski, président de la Commission pour la désignation des Justes, par le ministre des Finances, 14 avril 1986, YV, AM6/942.
  • [110]
    Compte rendu de la réunion du 17 octobre 1974, DJYV, Dossier Oskar Schindler.
  • [111]
    Lettre du Grand Rabbin de Tel Aviv/Jaffa au maire de Tel Aviv, 5 octobre 1992, YV, AM2/1007.
  • [112]
    James G. March et Johan P. Olsen, Rediscovering Institutions. The Organizational Basis of Politics, New York (N. Y.), The Fress Press, 1989, p. 94, cité et traduit par Thierry Delpeuch et Cécile Vigour, « Création et changement institutionnels », dans Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot et Pauline Ravinet (dir.), Dictionnaire des politiques publiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2004, p. 144.

La catégorie de « “Justes” de France » fait référence au terme de « Juste parmi les nations » lui-même emprunté à la tradition religieuse juive par l’État d’Israël afin d’honorer celles et ceux qui ont aidé des Juifs durant la seconde guerre mondiale. La genèse de cette expression constitue une double traduction, au sens propre du terme comme au sens figuré que les travaux de Michel Callon lui ont donné. Comprendre la dynamique qui l’a rendue possible passe par l’étude du paradigme originel, c’est-à-dire des acteurs, des réseaux, des processus et des contextes qui ont présidé à la création par l’État hébreu du titre de Juste parmi les nations.
Si, de manière générale, les commémorations du Génocide ont inspiré une abondante littérature, la mise en place du titre de Juste n’a, elle, guère suscité d’intérêt. Seul l’historien américain Peter Novick y a prêté attention pour considérer dans un premier temps que l’« intention de la commémoration de la “minorité de justes” était, pour l’essentiel, de condamner l’immense “majorité injuste” » avant de conclure finalement que « quelle qu’ait été l’intention, telle [la “mentalité de forteresse”, “le soupçon à l’égard des Gentils”] semble avoir été la conséquence ». Cette difficulté à distinguer intention et conséquence invite à adopter une approche dynamique pour considérer non comme un moment mais comme un processus la décision politique à l’origine de cette création linguistique.
Les mécanismes qui ont conduit à la création du titre de Juste se déploient sur une vingtaine d’années…


Date de mise en ligne : 25/10/2011

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