Transmettre l’inattendu
Pages 95 à 103
Citer cet article
- LLOPIS-SALVAN, Nicole,
- Llopis-Salvan, Nicole.
- Llopis-Salvan, N.
https://doi.org/10.3917/rfp.884.0095
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- Llopis-Salvan, N.
- Llopis-Salvan, Nicole.
- LLOPIS-SALVAN, Nicole,
https://doi.org/10.3917/rfp.884.0095
Dans Dire ce qui vient, ouvrage dans lequel il poursuit sa fine observation de la méthode analytique, Jean-Luc Donnet écrit : « La rencontre véridique avec le psychisme inconscient ne peut être qu’une ouverture hasardeuse sur l’inconnu, une aventure aléatoire singulière : elle ne peut se transmettre ; mais la psychanalyse doit montrer que la psychanalyse dispose des moyens de la contrôler pour la rendre intelligible et bénéfique, et que ces moyens peuvent s’apprendre, sont donc transmissibles » (2016, p. 258). C’est en ces termes qu’il met l’accent sur l’ambiguïté profonde de la formule « transmission en psychanalyse ».
Le dernier colloque de Deauville nous a permis d’explorer cette ambiguïté qui pourrait s’exprimer sous la formulation : comment transmettre l’intransmissible ?
Paradoxalité que nous avons abordée au cours de ces journées à partir d’un double aspect, d’une part l’approche de l’« inconnu » issu de la rencontre entre deux inconscients, à partir de deux exposés cliniques, celui de Françoise Moggio et celui de Jérôme Glas, d’autre part la situation de transmission au sein de la supervision ou d’écoute assistée, à visée de formation.
Notre collègue Jacques André, dans sa présentation de ce dernier point, a suggéré une transmission du « non-savoir », une formulation plus appropriée selon lui.
À cette occasion, il a évoqué sa première supervision à l’APF avec Christine Guillemet, et l’intérêt qu’elle portait à ces moments où « l’inconscient surgit du dehors »…
Mots-clés éditeurs : contre-transfert, inquiétante étrangeté, supervision, tache aveugle, transformation, transmission
Date de mise en ligne : 08/10/2024
https://doi.org/10.3917/rfp.884.0095