Défenses perverses comme tentatives de réorganisation
- Par Panos Aloupis
Pages 139 à 152
Citer cet article
- ALOUPIS, Panos,
- Aloupis, Panos.
- Aloupis, P.
https://doi.org/10.3917/rfps.066.0139
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- Aloupis, P.
- Aloupis, Panos.
- ALOUPIS, Panos,
https://doi.org/10.3917/rfps.066.0139
Notes
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[1]
Il est à noter qu’à chaque fois où elle se dit intéressée par une intervention de ma part, dans un mouvement de surprise et de recul, j’ai le sentiment de toucher un point de déni et de clivage ; il s’agirait d’une mise à distance de ce que je lui dis, comme une affirmation négative, une tentative d’adaptation devant une perception attaquante.
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[2]
Compte tenu de cette dernière séance, j’ai préféré ne pas faire des liens avec l’absence, la perte et la fin des séances.
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[3]
Les rouleurs de mécanique sont des figures masculines. Cependant, ils servent à décrire un fantasme de bisexualité psychique, commune aux deux sexes.
Pierre Marty, dans la discussion du cas Dora en 1967, fait la remarque suivante : « En ce qui nous concerne finalement du point de vue économique, les symptômes révèlent la trace d’une lutte entre les forces d’organisation représentées au niveau humain par la libido et la désorganisation – que certains conçoivent en elle-même comme une force, l’instinct de mort, et que d’autres conçoivent seulement comme la disparition progressive puis l’absence de l’organisation » (Marty et coll., 1968, p. 713). Poursuivant sur la même voie de réflexion, il précise dans l’Ordre psychosomatique quelques années après : « Lorsqu’on emploie le mot régression où il est habituellement utilisé en psychanalyse, celui de reprise actuelle d’un système d’organisation passé, la régression s’oppose à la désorganisation puisqu’elle lui fait obstacle et l’arrête. […] La désorganisation a lieu quand un traumatisme vient mettre en échec l’organisation […] en cours au plus haut niveau. Les Instincts de Vie qui assuraient cette organisation cèdent alors le pas aux Instincts de mort » (1980, p. 131).
Les deux notions sont fidèles à sa conception des mouvements individuels de vie et de mort. En effet, l’appareil psychique ordonne un mouvement de recul pour se défendre devant une attaque interne ou externe. Si le mouvement de vie se ressaisit et devient dominant, nous avons affaire à une régression. Si, en revanche, la débandade se poursuit, les armées se disloquent et la désorganisation progresse à grands pas…
Mots-clés éditeurs : déni de la perte d’objet, désorganisation, perversion, Régression
Date de mise en ligne : 21/11/2024
https://doi.org/10.3917/rfps.066.0139