[Annexe]
Appel à contribution pluridisciplinaire sur : « Les parentalités empêchées ». Pour le deuxième numéro de 2023 de la RFAS
Le dossier sera coordonné par Coline Cardi (Université Paris 8, Cresppa-CSU), Irène-Lucile Hertzog (Université de Caen, CERReV) et Lucile Ruault (CNRS, Cermes 3)
Pages 397 à 410
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/rfas.232.0397
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https://doi.org/10.3917/rfas.232.0397
En prenant pour objet les « parentalités empêchées », ce dossier de la Revue française des affaires sociales a pour objectif de saisir par la marge comment se dessinent aujourd’hui les frontières de la parentalité possible et légitime. Partir de l’empêchement consiste en effet à questionner les processus de désignation et les expériences de celles et de ceux qui ne peuvent pas, qui ne sont pas autorisé·es ou qui ne se sentent pas autorisé·es à être parents. Ce faisant, il s’agit de rendre visibles les interdits tacites ou explicites, institutionnalisés ou non, plus ou moins formalisés et intériorisés qui pèsent sur certaines configurations procréatives, familiales et de parenté, pour contribuer à renouveler les analyses contemporaines de la parentalité.
L’expression de « parentalités empêchées » a jusque-là été principalement utilisée dans les travaux de psychologie (Puyuelo, 2001 ; Lego, 2011). Mobilisée afin d’orienter l’intervention sociale ou la prise en charge clinique, elle est venue se substituer à la notion de « parentalité toxique » ou « dysfonctionnelle ». Si les contraintes matérielles et sociales sont parfois prises en considération dans ces travaux, l’analyse se situe à un niveau individuel et interroge la dimension jugée partiellement pathologique du lien parental. L’expression est ainsi associée à d’autres : celle de « trouble dans la parentalité », de « mal de parentalité », de « parentalité partielle », ou de « parents en quête de parentalité » (Euillet & Zaouche-Gaudron, 2008)…
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