Article de revue

[Annexe]

Appel à contribution pluridisciplinaire sur : « Sans-abri : expériences et politiques. Pour le premier numéro de 2023 de la RFAS

Le dossier sera coordonné par Mauricio Aranda (CRESPPA-LabTop), Gwen Le Goff (Triangle) et Julien Lévy (Pacte)

Pages 287 à 301

Citer cet article


(2023). Appel à contribution pluridisciplinaire sur : « Sans-abri : expériences et politiques. Pour le premier numéro de 2023 de la RFAS Le dossier sera coordonné par Mauricio Aranda (CRESPPA-LabTop), Gwen Le Goff (Triangle) et Julien Lévy (Pacte) Revue française des affaires sociales, 287-301. https://doi.org/10.3917/rfas.231.0287.

« Appel à contribution pluridisciplinaire sur : “Sans-abri : expériences et politiques. Pour le premier numéro de 2023 de la RFAS : Le dossier sera coordonné par Mauricio Aranda (CRESPPA-LabTop), Gwen Le Goff (Triangle) et Julien Lévy (Pacte) ». Revue française des affaires sociales, 2023/1, 2023. p.287-301. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2023-1-page-287?lang=fr.

2023. Appel à contribution pluridisciplinaire sur : « Sans-abri : expériences et politiques. Pour le premier numéro de 2023 de la RFAS Le dossier sera coordonné par Mauricio Aranda (CRESPPA-LabTop), Gwen Le Goff (Triangle) et Julien Lévy (Pacte) Revue française des affaires sociales, 2023/1, p.287-301. DOI : 10.3917/rfas.231.0287. URL : https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2023-1-page-287?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rfas.231.0287


Notes

  • [1]
    Pour l’INSEE, les « sans-domicile » sont les personnes ayant déclaré avoir dormi la veille de l’enquête dans un lieu non prévu, ou dans un centre d’hébergement de courte ou de longue durée. En ce sens, les « sans-abri » constituent une composante des « sans-domicile », puisque cette dénomination regroupe uniquement les individus déclarant avoir dormi dans lieu non prévu pour l’habitation.
  • [2]
    Il faut comprendre que « le sans-abrisme ne désigne pas une condition, sociale ou psychique, à laquelle certains individus seraient naturellement condamnés. Il pointe plutôt un processus, c’est-à-dire une chaîne d’actions qui conduisent des individus à devoir vivre, pour une durée variable, entre les espaces publics et les dispositifs d’assistance. » (Choppin et Gardella, 2013). Ce phénomène n’atteint pas de manière homogène la population ; les classes populaires ont une probabilité plus élevée de se retrouver en situation de sans-abrisme.
  • [3]
    INED : Institut national d’études démographiques ; INSEE : Institut national de la statistique et des études économiques ; CNIS : Conseil national de l’information statistique.

La condition des personnes sans abri connaît actuellement un fort regain d’intérêt public en France. D’une part, les premières mesures pour faire face à la pandémie de Covid-19 en mars 2020, en particulier l’injonction à rester chez soi, ont exposé la situation de celles et ceux qui, vivant dans l’espace public, ne pouvaient pas se confiner comme le reste de la population. Cette situation a entraîné l’ouverture exceptionnelle de places d’hébergement supplémentaires par les autorités publiques. D’autre part, de nouveaux chiffres les concernant ont retenti dans l’actualité à l’heure où les conséquences socio-économiques de la crise sanitaire commençaient à se faire sentir (Duvoux et Lelièvre, 2021). À l’occasion de la sortie de son rapport 2021, la Fondation Abbé Pierre (FAP) avançait un nombre de 300 000 personnes « sans domicile » (Fondation Abbé Pierre, 2021). Il s’agissait là d’un chiffre deux fois supérieur à celui que l’INSEE avait calculé lors de sa dernière enquête sur la question en 2012, et qui était déjà deux fois plus important que celui d’une première enquête datant de 2001 (Yaouancq et al., 2013). Bien que cette estimation réalisée par la FAP doive être prise avec précaution, il semble en tout cas que le nombre de personnes concernées ait fortement augmenté depuis le début des années 2000.
Ces deux éléments de publicisation de la condition des sans-abri peuvent être réinscrits dans une dynamique qui a lieu depuis au moins le milieu des années 1980. Cette décennie est marquée par la fin des Trente Glorieuses, plus précisément par l’émergence de la crise économique, du chômage de masse, de la précarisation de l’emploi et de la thématique de l’exclusion dans le débat public (Viguier, 2020)…


Date de mise en ligne : 28/04/2023

https://doi.org/10.3917/rfas.231.0287

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