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Chapitre 10. L’élaboration d’un mythe français

Pages 447 à 496

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  • Trespeuch-Berthelot, A.
(2015). Chapitre 10. L’élaboration d’un mythe français. L'Internationale situationniste : De l'histoire au mythe (1948-2013) (p. 447-496). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/l-internationale-situationniste--9782130619703-page-447?lang=fr.

  • Trespeuch-Berthelot, Anna.
« Chapitre 10. L’élaboration d’un mythe français ». L'Internationale situationniste De l'histoire au mythe (1948-2013) Presses Universitaires de France, 2015. p.447-496. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-internationale-situationniste--9782130619703-page-447?lang=fr.

  • TRESPEUCH-BERTHELOT, Anna,
2015. Chapitre 10. L’élaboration d’un mythe français. In : L'Internationale situationniste De l'histoire au mythe (1948-2013) Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.447-496. URL : https://shs.cairn.info/l-internationale-situationniste--9782130619703-page-447?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Roy, Claude, « Le grand désapprobateur », Le Nouvel Observateur, 16-22 novembre 1989, p. 163.
  • [2]
    Bercoff, André, « La contre société », L’Express, 1er-7 mars 1971 ; « Contributions », in dossier « Nos ancêtres les situs », Globe no 34, février 1989, p. 8.
  • [3]
    « Les années 1980 : se libérer des libérateurs, etc. », Errata, juin-sept 1980.
  • [4]
    Entretien avec Arnaud Viviant, 4 mai 2005.
  • [5]
    Id.
  • [6]
    « Ils sont les prochains prophètes du prêt-à-penser. Portrait de groupes », Technikart, no 20, mars 1998, p. 28.
  • [7]
    Marcelle Padovani, « Brève rencontre avec Carlo Freccero. Fini, la télé qui choque ! », Le Nouvel Observateur, no 1702, 19 juin 1997.
  • [8]
    Debord, G., « Cette mauvaise réputation… », op. cit., p. 108.
  • [9]
    Sollers, Ph., Un vrai roman. Mémoires (2007), Paris, Gallimard, « Folio », 2009, p. 145.
  • [10]
    Haenel, Yannick, Meyronnis, François (dir.), « Ligne de risque », 1997-2005, Paris, Gallimard, « L’Infini », 2005.
  • [11]
    Sollers, Ph., Un vrai roman, op. cit., p. 278.
  • [12]
    Ibid., p. 323.
  • [13]
    Ibid., p. 323 et p. 317.
  • [14]
    Kyrou, Ariel, « Antoine Gallimard n’est plus une raclure de bidet ? », Actuel, no 22, octobre 1992, p. 114.
  • [15]
    Hertzog, Gilles, « Top 30. Les grands silencieux » (notice « G. Debord »), Globe, no 24, janvier 1988, p. 46.
  • [16]
    Wicker, Olivier, Daret, Sophie, « La stratégie du virus », Globe, avril-mai 1992, p. 128-129 ; « Guy Debord, un despote invisible », Globe Hebdo, 5-11 mai 1993, p. 60-63 ; Wicker, O., « Le grand flop du “gros méchant G.” », Globe Hebdo, 3-9 novembre 1993, p. 49.
  • [17]
    Waintrop, Édouard, « Détournement de situs par les beaubourgeois », Libération, 24 février 1989.
  • [18]
    Waintrop, É., « Guy Debord arrête ici son histoire véritable », Libération, 2 décembre 1994, p. 38.
  • [19]
    Nassif, Ph., « Mars 98, trente ans plus tard. Ce n’est qu’un début, continuons le combat », Technikart, no 20, mars 1998, p. 82.
  • [20]
    Viviant, Arnaud, « Rien va », Les Inrockuptibles, no 119, septembre 1997, p. 24.
  • [21]
    Nassif, Ph., « Cet homme va penser pour vous », Technikart, no 20, mars 1998, p. 25.
  • [22]
    « Le temps de Guy Debord », Les Vendredis de la philosophie, France Culture, 29 août 2008.
  • [23]
    Clavel, Maurice, Sollers, Philippe, Délivrance. Entretiens recueillis par Jacques Paugam dans le cadre de son émission « Parti pris » sur France Culture, Paris, Seuil, 1977, p. 50-52.
  • [24]
    Debray, Régis, Modeste contribution aux discours et cérémonies officielles du dixième anniversaire [de mai 68], Paris, Maspero, 1978, p. 66-67.
  • [25]
    « Champ libre aux années 70. Autour des situs, no 1, L’éditeur du refus », Les Nuits magnétiques, France Culture, 10 mai 1988, 22h43.
  • [26]
    « Champ libre aux années 70. Autour des situs, no 2, Satie situ ? », idem, 11 mai 1988, 22h44.
  • [27]
    Hocquenghem, G., Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, Paris, Agone, 1986.
  • [28]
    Bollon, Patrice, « Voici les situs », in dossier « Nos ancêtres les situs », Globe, no 34, février 1989, p. 92.
  • [29]
    Droit, Roger-Pol, Le Monde, 22 juillet 1988, cité par Debord, G., « Cette mauvaise réputation… », in Œuvres, Paris, Gallimard, « Quarto », 2006, p. 1802.
  • [30]
    Clavel, André, L’Événement du jeudi, 15 décembre 1988, cité par Debord, G., ibid., p. 1804.
  • [31]
    « G. Debord », in « Illustres inconnus et inconnus illustres », in « Notre histoire. Matériaux pour servir à l’histoire intellectuelle de la France (1953-1987) » (dossier), Le Débat, no 50, mai-août 1988, p. 239.
  • [32]
    Dreyfus-Armand, G., Gervereau, L. (dir.), Mai 68. Les mouvements étudiants en France et dans le monde…, op. cit.
  • [33]
    Kyrou, A., « Mais qui étaient les situs ? », Actuel, no 117, mars 1989, p. 122.
  • [34]
    Lebiez, Marc, « L’illusoire et le ludique », Les Temps modernes, no 520, novembre 1989, p. 121.
  • [35]
    « Champ libre aux années 70. Autour des situs, no 2. Satie situ ? », émission citée.
  • [36]
    Fellous, Colette (présentation), « L’Internationale situationniste : 1. Renverser le monde », Les Nuits magnétiques, France Culture, 7 mai 1996, 22h43.
  • [37]
    Polac, Michel, « Point final », L’Événement du jeudi, 5-11 novembre 1992.
  • [38]
    Marmande, Francis, « L’homme qui ne se corrige pas », Le Monde, 2 octobre 1992.
  • [39]
    Le Masque et la Plume, France Inter, 29 novembre 1992.
  • [40]
    Panorama, France Culture, 6 novembre 1992.
  • [41]
    Spire, Antoine, « Champ libre aux années 70. Autour des situs », émission citée.
  • [42]
    Enckell, Pierre, « Guy Debord avait vu juste : c’est vraiment la société du spectacle ! », L’Événement du jeudi, 1-7 octobre 1992.
  • [43]
    Andriès, Lise, Panorama, France Culture, 6 novembre 1992.
  • [44]
    Spire, A., « Son œuvre ultime », L’Humanité, vendredi 2 décembre 1994, p. 17.
  • [45]
    Vavasseur, Pierre, « Guy Debord, c’est pile poil pour Canal », Le Parisien, 9 janvier 1995.
  • [46]
    Debord, G., Panégyrique, tome I, in Œuvres, op. cit., p. 1661. L’expression est réutilisée par les journalistes d’Info Matin, L’Humanité et Libération dans leur nécrologie de Guy Debord en décembre 1994.
  • [47]
    Ibid., p. 1662. Cette seconde expression est réutilisée par les journalistes de Libération, du Monde, et du Nouvel Observateur.
  • [48]
    Debord, G., La Véritable Scission dans l’Internationale… (1972), in Œuvres, op. cit., p. 1132.
  • [49]
    Debord, G., Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici (Paris, Éditions Gérard Lebovici, 1985), in Œuvres, op. cit., p. 1573 et p. 1577.
  • [50]
    Debord, G., Panégyrique, tome I, in Œuvres, op. cit., p. 1674.
  • [51]
    Debord, G., In girum imus nocte et consumimur igni. Édition critique (Paris, Éditions Gérard Lebovici, 1990), in Œuvres, op. cit., p. 1767.
  • [52]
    Jérôme Garcin, « L’insituable Debord », L’Express, 8 décembre 1994.
  • [53]
    Wolinski, Natacha, « Guy Debord s’est sabordé », Info Matin, 2 et 3 décembre 1994.
  • [54]
    Dubois, Jean-Paul, « Guy Debord, raisonneur et guerrier », Le Nouvel Observateur, 8-14 décembre 1994.
  • [55]
    Wolinski, Natacha, art. cit.
  • [56]
    Garcin, J., art. cit.
  • [57]
    « Son ami Ricardo Paseyro témoigne. Ma dernière rencontre avec G. Debord », Le Figaro, 10-11 décembre 1994.
  • [58]
    Garcin, J., art. cit.
  • [59]
    Dubois, J.-P., « Guy Debord, raisonneur et guerrier », art. cit.
  • [60]
    Entrefilet dans La Vie, 8 décembre 1994 : fonds « Les Sociétaires du spectacle 1994-1998 », « vol. I. Un homme est mort », BDIC, Nanterre.
  • [61]
    Droit, R.-P., « Guy Debord ou le sens de la révolte », Le Monde, samedi 3 décembre 1994.
  • [62]
    Tordjman, G., Viviant, A., « La satiété du spectacle », Libération, 2 décembre 1994.
  • [63]
    Debord, G., Cornand, Brigitte, Guy Debord, son art et son temps, Canal Plus, 9 janvier 1995 : archive INA.
  • [64]
    Sorin, Raphaël, « Canal+ de Debord », L’Express, 29 décembre 1994.
  • [65]
    Droit, R.-P., art. cit.
  • [66]
    Sollers, Ph., « Guy Debord vous connaissez ? », Le Monde, 2 octobre 1989.
  • [67]
    « Entretien avec Philippe Sollers. Avez-vous lu Debord ? », L’Humanité, 5 novembre 1992.
  • [68]
    Métropolis, Arte, 21 décembre 1996.
  • [69]
    Jenny, Laurent, « L’ennemi infigurable », Critique, no 509, octobre 1989, p. 767 et p. 768.
  • [70]
    Debord, G., « Cette mauvaise réputation… », in Œuvres, op. cit., p. 1811-1812.
  • [71]
    « Champ libre, années 70 ; 3. Debord, Jorn et les autres », émission citée, 23h15.
  • [72]
    Ibid.
  • [73]
    Latour, Bruno, « Les imprécateurs de la société du spectacle », Libération, 23 décembre 1994.
  • [74]
    Tordjman, Gilles, « Debord et l’honneur de l’imprécation », Libération, 10 janvier 1995.
  • [75]
    Debray, R., « À propos du Spectacle. Réponse à un jeune chercheur », Le Débat, no 85, 1995, p. 3-15 ; « Debord, Debray et La Société du spectacle », Répliques, France Culture, 22 juillet 1995 ; Debray, R., « Pourquoi le spectacle ? », Les Cahiers de médiologie, no 1, février 1996.
  • [76]
    Le Cercle de Minuit, 2, 4 avril 1996 ; « Régis Debray : “l’homme a besoin du spectacle pour accéder à la vérité” », Le Monde, 19 juillet 1996.
  • [77]
    Debord, G., La Société du spectacle, op. cit., thèse 1, p. 15.
  • [78]
    « Debord, Debray et La société du spectacle », Répliques, émission citée.
  • [79]
    Id.
  • [80]
    Viviant, A., « Ad hominem », Les Cahiers de médiologie, no 1, février 1996, p. 161.
  • [81]
    Curnier, Jean-Paul, « “À reprendre depuis le début” », Lignes, no 31, 1997, p. 93.
  • [82]
    Le Masque et la Plume, 29 novembre 1992.
  • [83]
    Tordjman, Gilles, « Dylan, Aragon, Debord et moi », Chronique, L’Événement du Jeudi, 1-8 oct 1997.
  • [84]
    Wolinski, N., « G. Debord s’est sabordé », art. cit.
  • [85]
    Hallier, Jean-Edern, « Diogène de Bellevue-la-Fontaine », art. cit.
  • [86]
    Baudrillard, J., Première édition, France Culture, 15 octobre 1999.
  • [87]
    Ciret, Yan, « G. Debord ou la voie de la guerre », Artpress, janvier 2000 [reproduit in Ciret, Yan, Chroniques de la scène monde, Genouilleux, La Passe du vent, 2000, p. 169].
  • [88]
    Mortaigne, Véronique, « Bernard Lavilliers : “Aujourd’hui, la représentation de la vie prend la place de la vie”. Entretien », Le Monde, 7 décembre 1994.
  • [89]
    Waintrop, É., « G. Debord arrête ici son histoire véritable », Libération, vendredi 2 décembre 1994.
  • [90]
    « Guy Debord : la société du spectacle », Les Nouveaux Chemins de la connaissance, France Culture, 6 mai 2008, 19h36.
  • [91]
    Guiral, Antoine, Quinio, Paul, « Il y a le feu à la maison Gaymard », Libération, 24 février 2005.
  • [92]
    Rérolle, Raphaëlle, « À chacun son Debord », Le Monde, 21 mars 2013.
  • [93]
    Retort (Iain Boal, T.J. Clark, Joseph Matthews et Michael Watts), Des images et des bombes. Politique du spectacle et néolibéralisme militaire, Paris, Les Prairies ordinaires, 2008, p. 184.
  • [94]
    Heath, Joseph, Potter, Andrew, Révolte consommée. Le mythe de la contre-culture, Paris, Naïve, 2005, p. 17.
  • [95]
    Ibid., p. 19 et p. 21.
  • [96]
    Scarpetta, G., « G. Debord, l’irrécupérable », Le Monde diplomatique, août 2006 ; L’Ivresse, L’Isle-sur-la-Sorgue, Les Voisins du zéro, 2002.
  • [97]
    « G. Debord est-il irrécupérable ? », Répliques, France Culture, 23 septembre 2006.
  • [98]
    « Le temps de Guy Debord », émission citée, 29 août 2008, 20h21.
  • [99]
    Lindenberg, Daniel, Le Rappel à l’ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires, Paris, Seuil, 2002, p. 22 et p. 50.
  • [100]
    Clavel, André, « Huit groupes littéraires. Le plus prophétique : le situationnisme », L’Événement du jeudi, 12-18 novembre 1992, p. 116.
  • [101]
    Lévy, Bernard-Henri, « Bloc-notes », Le Point, no 1303, 6 septembre 1997.
  • [102]
    D’Almeida, Fabrice, Delporte, C., Histoire des médias en France de la Grande Guerre à nos jours, Paris, Flammarion, 2003, p. 305.
  • [103]
    Debord, G., In girum imus nocte et consumimur igni, in Œuvres, op. cit., p. 1334.
  • [104]
    Campus, France 2, 24 mars 2005.
  • [105]
    Paolo Virno, « Quand la culture est le centre de production, la vie est une grande scène », in Retour au futur ? des situationnistes, Marseille, Via Valeriano, 1990, p. 21-28 ; Anselm Jappe, G. Debord, op. cit., p. 15-80.
  • [106]
    Tordjman, G., Viviant, A., « La satiété du spectacle », Libération, 2 décembre 1994.
  • [107]
    Murray, Ch. S., art. cit.
  • [108]
    « Guy Debord est-il irrécupérable ? », émission citée, 23 août 2006, 9h12.
  • [109]
    « Le temps de Guy Debord », émission citée, 2008, 10h03.
  • [110]
    Viviant, A., « Ad hominem », Les Cahiers de médiologie, Paris, Gallimard, no 1, février 1996, p. 159.
  • [111]
    Kaufmann, Vincent, Guy Debord. La révolution au service de la poésie, op. cit., note de bas de page p. 355.
  • [112]
    Waintrop, É., « Debord à ras bord », Libération, 25 mai 2006.
  • [113]
    Kaufmann, V., « Lettre helvétique. Compte à régler », Mondesfrancophones.com Revue mondiale des francophonies, 23 octobre 2006, en ligne.
  • [114]
    Kaufmann, V., Guy Debord…, op. cit., p. 13-14.
  • [115]
    Zagdanski, S., « C’est Debord qu’on trahit », Le Nouvel Observateur, 6 juin 2013, no 2535, p. 106.
  • [116]
    Ibid., p. 19.
  • [117]
    Présence Panchounette, « Capri, c’est fini ! Et dire que c’était la ville de mon premier amour », Artpress, no 134, mars 1989, p. 36.
  • [118]
    Le Manach, Yves, Artichauts de Bruxelles : impression, Debord et jardins, Montreuil, L’Insomniaque, 1999, p. 73.
  • [119]
    Roux, Frédéric, Assez !, Paris, Sens et Tonka, 2000.
  • [120]
    Roux, F., « Que le spectacle continue ! », Le Nouvel Observateur/ Télé Obs, 5-11 janvier 1995.
  • [121]
    Benoît Duteurtre, « Guy Debord devient “trésor national” », Marianne, 23 mars 2013.
  • [122]
    « Le temps de Guy Debord », émission citée, 2008, 10h28.
  • [123]
    Ibid., 10h56.
  • [124]
    Kaufmann, V., Guy Debord…, op. cit., p. 14-15.
  • [125]
    Ibid., p. 376.
  • [126]
    Enthoven, Jean-Paul, « L’évangile selon Debord », Le Point, 4 octobre 1997.
  • [127]
    Sollers, Ph., « Panégyrique de Panégyrique. L’art extrême de Guy Debord », Le Nouvel Observateur, 16-22 octobre 1997.

Les médias français ont joué un rôle majeur dans le processus de mythification de l’IS. De la disparition du mouvement au classement « Trésor national », la teneur des discours sur les situationnistes a radicalement changé. D’une part, l’IS a acquis de la notoriété et du prestige. D’autre part, ce mouvement collectif s’est peu à peu allégorisé en la figure d’un « grand homme », Guy Debord.
Deux générations de journalistes contribuent à la visibilité des idées et de l’histoire situationnistes. Les premiers ont découvert l’IS dans les années 1968 : ils ont chroniqué à chaud le scandale de Strasbourg, les parutions de La Société du spectacle et du Traité ou ils ont contribué à la mémoire immédiate de l’IS après Mai 68. Les seconds étaient enfants en Mai 68 et ils apprennent l’existence des situationnistes à l’occasion des rééditions de leurs textes. Mais quelle que soit leur génération, tous ont un engagement fort et personnel dans la défense de la théorie situationniste.
Parmi les plus anciens, figurent Claude Roy, François Bott et André Bercoff. Claude Roy (1915-1997) a chroniqué les situationnistes au Nouvel Observateur entre 1968 et 1974, puis il leur est resté lié par son beau-fils Jaime Semprun. En 1989, à l’occasion de la sortie de Panégyrique, Claude Roy redit son affection et son admiration pour Debord « qui tente de suggérer à ses contemporains les chemins de la vraie vie, celle qui est ailleurs, mais qu’on voudrait enfin vivre ici ».
François Bott (né en 1935) s’était lui aussi engagé en faveur des situationnistes dans un article pour la revue de…


Date de mise en ligne : 06/01/2020

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