Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre Premier

Les rites et le vécu des survivants

Pages 91 à 110

Citer ce chapitre


  • Thomas, L.-V.
(2009). Les rites et le vécu des survivants. La mort (5e éd., 236 p. 91-110). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/la-mort--9782130534204-page-91?lang=fr.

  • Thomas, Louis-Vincent.
« Les rites et le vécu des survivants ». La mort, Presses Universitaires de France, 2009. p.91-110. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-mort--9782130534204-page-91?lang=fr.

  • THOMAS, Louis-Vincent,
2009. Les rites et le vécu des survivants. In : La mort. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.91-110. URL : https://shs.cairn.info/la-mort--9782130534204-page-91?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Inversement le refus des funérailles est toujours considéré comme une marque d’infamie, la pire des sanctions réservée aux « mauvais morts ».
  • [2]
    La société Space Service d’Houston est officiellement autorisée à envoyer à 3 000 kilomètres d’altitude, une fusée contenant 1 330 capsules de cendres humaines. Pour 39 000 F, le défunt serait assuré de tourner autour de la terre durant 63 millions d’années !

Les rites qualifient toutes les conduites du corps plus ou moins stéréotypées, parfois codifiées et institutionnalisées et qui s’appuient nécessairement sur un ensemble complexe de symboles et de croyances. Comportements aux scénarios multiples qui mettent en scène les affects les plus profonds, les rites funéraires, censés guider le défunt dans son destin post-mortem, visent avant tout à transcender l’angoisse de mort chez les survivants (L.-V. Thomas, Rites de mort pour la paix des vivants).
Le cadavre, après avoir été honoré, doit impérativement être séparé des vivants pour des raisons aisées à comprendre où culminent les exigences de l’hygiène et de la décence ; ce qui justifie les coutumes de l’inhumation, de la crémation, plus rarement de l’immersion ou de la manducation. A moins qu’il ne soit pieusement conservé (embaumement). Ces opérations matérielles requièrent un soutènement symbolique qui leur confère du sens et rend l’absence supportable : retour à la terre, à l’eau et à la grotte maternelles ; action du feu purificatoire ; communion cannibalique avec le principe vital du défunt ; momie en attente d’être repossédée par le Ba ou le Ka du pharaon décédé, culte des reliques toujours présentes… Tel est le but premier du rite (L.-V. Thomas, Le cadavre). Mais il faut aller plus loin dans l’analyse.
Malgré leur disparité dans le temps et dans l’espace, les conduites funéraires obéissent à des constantes universelles. Leur finalité est double. En effet, au plan d…


Date de mise en ligne : 27/03/2010

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