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10. Epistémologie et psychologie génétiques

Pages 127 à 144

Citer ce chapitre


  • Chiland, C.
(2004). 10. Epistémologie et psychologie génétiques. Dans
  • S. Lebovici,
  • R. Diatkine
  • et M. Soulé
Nouveau traité de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent : 4 volumes (2e éd., p. 127-144). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.diatk.2004.01.0127.

  • Chiland, Colette.
« 10. Epistémologie et psychologie génétiques ». Nouveau traité de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent 4 volumes, Presses Universitaires de France, 2004. p.127-144. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/nouveau-traite-de-psychiatrie-de-l-enfant-et-de-l-adolescent-4vol--9782130545576-page-127?lang=fr.

  • CHILAND, Colette,
2004. 10. Epistémologie et psychologie génétiques. In :
  • LEBOVICI, Serge,
  • DIATKINE, René
  • et SOULÉ, Michel,
Nouveau traité de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent 4 volumes. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Quadrige, p.127-144. DOI : 10.3917/puf.diatk.2004.01.0127. URL : https://shs.cairn.info/nouveau-traite-de-psychiatrie-de-l-enfant-et-de-l-adolescent-4vol--9782130545576-page-127?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.diatk.2004.01.0127


Notes

  • [1]
    Je tiens à remercier vivement Bärbel Inhelder, Jacqueline Cambon et les responsables des Archives Piaget pour l’aide qu’ils m’ont apportée.
  • [2]
    Cf. Canguilhem, 1943 ; Diatkine, 1967 ; Chiland, 1971, 1972.
  • [3]
    Cf. C. Chiland, Piaget et la psychanalyse, Psychanalyse à l’Université, 1981, 6, n° 22, p. 363-370 ; republié dans Homopsychanalyticus, Paris, puf, 1990.
  • [4]
    Il le rappelle dans Inconscient affectif et inconscient cognitif, 1971, p. 11.
  • [5]
    Esquisse d’autobiographie intellectuelle, p. 11.
  • [6]
    Termes soulignés par nous.
  • [7]
    Cf. la bibliographie donnée à la fin du chapitre.
  • [8]
    La psychologie de l’enfant, 1966, p. 5.
  • [9]
    Le structuralisme, 1968, p. 120.
  • [10]
    La psychologie de l’enfant, 1966, p. 15.
  • [11]
    Intelligence et affectivité chez le jeune enfant, 1962.
  • [12]
    Les étapes de l’intelligence sensori-motrice, 1968.
  • [13]
    Les relations entre l’affectivité et l’intelligence dans le développement mental de l’enfant, p. 66.
  • [14]
    Ibid., p. 68.
  • [15]
    Intelligence sensori-motrice et psychologie du premier âge, 1966.
  • [16]
    Les recherches de ces deux dernières décennies depuis 1970 ont modifié la conception qu’on se faisait des « représentations » chez l’enfant. La genèse en paraît bien plus précoce. On a parlé (Monique Piñol-Douriez) de proto-représentations. Mais on s’éloigne de la conception de la représentation qu’avait Piaget.
  • [17]
    Das erste Wünschen dürfte ein halluzinatorisches Besetzen der Befriedigungserrinerung gewesen sein, Freud, Die Traumdeutung, GW, 2/3, 604.
  • [18]
    La psychologie de l’enfant, 1966, p. 54, n. 2.
  • [19]
    Ibid., 1966, p. 41.
  • [20]
    Ibid., p. 41.
  • [21]
    Le langage et la pensée du point de vue génétique, 1954, in Six études de psychologie, p. 103.
  • [22]
    S. Freud, L’inconscient, 1915, GW, 10, 300-301 ; SE, 14, 201-202 ; trad. fr., 119-120.
  • [23]
    La méthode clinique et la recherche en psychologie de l’enfant, 1966, in Psychologie et épistémologie génétiques, thèmes piagétiens, p. 78.
  • [24]
    La psychologie de l’enfant, p. 70.
  • [25]
    Acquisition du langage et développement de la pensée, sous-systèmes linguistiques et opérations concrètes, 1967.
  • [26]
    Le problème de l’utilisation des épreuves de Piaget pour l’examen psychologique sera repris au chapitre consacré à l’examen psychologique.

L’importance de la psychologie génétique pour le psychiatre d’enfants n’est pas à démontrer. Si l’objet propre de la psychiatrie est l’étude et le traitement des troubles du fonctionnement mental de l’individu, la connaissance des lois générales de ce fonctionnement fournit les références indispensables pour apprécier les « troubles ». Ce qui ne veut pas dire que nous concevions ces troubles comme inadaptation ou déviance par rapport à des normes, mais bien plutôt comme dysfonctionnement limitant le pouvoir normatif de l’individu.
Le psychiatre d’enfants pourrait se sentir moins directement concerné par l’épistémologie, discours sur la science, étude de la connaissance vraie, ou, pour citer le Vocabulaire technique et critique de la philosophie de Lalande, « étude critique des principes, des hypothèses et des résultats des diverses sciences, destinée à déterminer leur origine logique (non psychologique), leur valeur et leur portée objective ». Pourtant la délimitation de la connaissance vraie, la conception de la science caractéristique de la civilisation occidentale et le développement des sciences jouent un rôle constitutif pour la psychiatrie. Considérer le délire comme une manifestation pathologique et non comme possession divine ou démoniaque, surnaturelle, chamanique, etc., implique une référence, au moins implicite, à la connaissance vraie conçue comme objective, rationnelle, scientifique.
La conjonction des deux termes épistémologie génétique et psychologie génétique dans le titre proposé pour ce chapitre par les directeurs de c…


Date de mise en ligne : 07/07/2014

https://doi.org/10.3917/puf.diatk.2004.01.0127

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