Article de revue

Troubles du comportement alimentaire et régulation émotionnelle

Pages 38 à 46

Citer cet article


  • Englebert, J.
(2018). Troubles du comportement alimentaire et régulation émotionnelle. Psychosomatique relationnelle, 8(1), 38-46. https://doi.org/10.3917/psyr.008.0038.

  • Englebert, Jérôme.
« Troubles du comportement alimentaire et régulation émotionnelle ». Psychosomatique relationnelle, 2018/1 N° 8, 2018. p.38-46. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-psychosomatique-relationnelle-2018-1-page-38?lang=fr.

  • ENGLEBERT, Jérôme,
2018. Troubles du comportement alimentaire et régulation émotionnelle. Psychosomatique relationnelle, 2018/1 N° 8, p.38-46. DOI : 10.3917/psyr.008.0038. URL : https://shs.cairn.info/revue-psychosomatique-relationnelle-2018-1-page-38?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/psyr.008.0038


Notes

  • [1]
    Sur cette question, nous nous permettons de renvoyer à Gauthier et Englebert (2012) et Englebert (2014, 2016).
  • [2]
    Pour une réflexion plus complète, intégrant notamment la littérature de la psychopathologie phénoménologique contemporaine consacrée à cette question, nous nous permettons de renvoyer à Englebert (2015).

1 Dans l’Esquisse d’une théorie des émotions, Sartre (1 939) initie sa réflexion en marquant son opposition à l’égard des considérations classiques de l’émotion auxquelles il reproche d’avoir omis la dimension compréhensible, signifiante, fondamentalement psychique de l’expérience émotionnelle, au bénéfice de sa dimension fonctionnelle. Une telle critique est d’une remarquable actualité à l’égard des théories de l’émotion proposées par la psychologie cognitive et les neurosciences. Une confrontation aux paradigmes de la psychologie cognitive suggère l’identification d’une amphibologie autour de la proposition de « régulation émotionnelle ». Il est une attitude, et une manière de comprendre cette proposition, qui consiste à étudier les modes de régulation à porter sur l’émotion et à concevoir des techniques inhérentes à ce contrôle du phénomène émotionnel qui s’apparente à une forme de maîtrise de soi, de prévention, voire de pratique orthopédique. À l’inverse, nous proposons, dans le sillage de Sartre, de reconsidérer l’émotion comme le vecteur principal de la régulation sociale et de l’échange relationnel. Cette double compréhension de la « régulation émotionnelle » - l’émotion ne doit donc pas être régulée mais c’est bien elle qui régule le monde – marque parfaitement la distance, subtile mais fondamentale, entre les paradigmes d’une psychologie cognitive et d’une psychologie d’inspiration phénoménologique [1]. C’est dans ce contexte d’une psychologie phénoménologique et d’une émotion régulant le monde que nous traiterons de la problématique des troubles alimentaire avec un focus particulier sur le trouble anorexique.

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4 L’objet d’étude de ce texte sera donc la subjectivité anorexique. Plus précisément, l’hypothèse consiste à isoler une manière spécifique de réguler le monde à travers l’émotion qui serait propre aux sujets souffrant de trouble alimentaire (nous reviendrons sur la place véritable de cette dimension « alimentaire »). Partant du cas de Jeanne, et plus spécifiquement de l’évocation d’une scène qu’elle présente comme représentative de son trouble, nous allons chercher à dépasser cette symptomatologie alimentaire et médicale et à découvrir les éventuelles dimensions relationnelles et adaptatives inhérentes à ce trouble. Mon hypothèse est que c’est bien la régulation émotionnelle qui doit être considérée comme la structure psychopathologique fondamentale de ce trouble, et celle-ci se joue « à travers les corps ».

1. Le déni de Jeanne ?

5 Jeanne a 24 ans et souffre d’anorexie depuis trois ans. Son tableau clinique est assez classique : amaigrissement, phases de boulimie avec vomissements, aménorrhée, vie sexuelle inexistante et phobies spécifiques, hyperactivité paradoxale, intérêt paradoxal pour la nourriture. Elle exprime être maintenant capable de reconnaître son état de minceur devant le miroir (le déni a fait partie du tableau clinique dans les premiers mois de la maladie). Jeanne raconte en entretien la scène de la vie quotidienne suivante :

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« Je suis dans la cuisine et j’ai préparé le repas. Mon frère veut le servir et j’ai le sentiment qu’il cherche à s’approprier le repas que j’ai cuisiné. Je ressens ensuite un malaise autour de la table qui est composée de mon frère, mon père et ma mère. Je reste debout et continue à servir le repas alors que les assiettes sont toutes abondamment remplies. Mais je n’arrive pas à faire autre chose. Chacun, après avoir commencé à manger et avoir d’abord fait comme s’ils ne voyaient pas mon incapacité à m’arrêter, me dit de venir m’asseoir et manger avec eux. Je feins de ne pas les entendre, jusqu’à ce que mon père, excédé par une attitude qui se produit quasiment à chaque repas, se mette en colère. Je ne le supporte pas et vis cette scène comme une non-reconnaissance de ce que j’ai préparé, de toute l’énergie que j’ai mise à m’occuper du repas, je le vis comme une non-reconnaissance de ce que je suis. »

7 Un réseau d’interprétations croisées se joue entre une jeune fille qui ne se sent pas saisie et reconnue dans le regard de ses proches et des parents qui sont interpellés par un apparent déni du trouble et un refus systématique de l’évoquer. Nous pouvons également observer que les proches ne se sentent pas compris par la jeune fille et que la famille manifeste, elle aussi, un mécanisme de déni à l’égard de l’altruisme alimentaire de Jeanne et de sa préoccupation pour les siens.

2. La dimension adaptative de l’anorexie

8 Démarrer (2014 ; Englebert et Follet, 2014) propose d’identifier comme élément structurant du vécu anorexique les conduites d’altruisme. Il suggère de ne plus focaliser l’attention sur l’aspect purement médical relatif à la perte de poids. Ce symptôme est le plus visible et le plus préoccupant car ce refus de manger, sans cause organique, peut conduire le sujet à un état d’amaigrissement très important voire, dans les cas les plus extrêmes, à la mort. Pourtant, si l’on écoute les patients anorexiques – ici Jeanne –, on constate que le symptôme du refus alimentaire est souvent minimisé ou réfuté (c’est le mécanisme de déni proposé par la psychanalyse ou l’anosognosie proposée par la psychologie cognitive). Nous proposons de prendre au sérieux le discours du patient et de considérer que ce qui est central dans le trouble est l’état subjectif verbalisé par le patient.

9 Démarrer considère justement qu’il est essentiel de s’intéresser aux autres signes secondaires, mais classiquement associés au tableau anorexique et qui sont souvent évoqués par les patients : la négation de l’état de maigreur, l’anosognosie, la conservation d’une grande activité physique et mentale, l’aménorrhée, la prédominance de ce trouble parmi la gent féminine, les crises de boulimie, les vomissements, et l’altruisme alimentaire.

10 La dimension paradoxale, souvent observée mais rarement expliquée, de l’intérêt profond pour la nourriture est particulièrement intéressante : les patientes anorexiques ont généralement une grande connaissance de la diététique, cherchent à nourrir autrui et cuisinent pour leur entourage (qu’elles semblent parfois « gaver »), volent des aliments pour les dissimuler dans des cachettes, semblent obsédées par la nourriture et ne cessent d’en parler, et peuvent présenter des phases paradoxales de boulimie. Une seconde dimension paradoxale du trouble est l’hyperactivité caractéristique. Il s’agit souvent de jeunes filles, d’apparence faible et fragile, qui assument une activité physique et intellectuelle impressionnante et permanente. Elles semblent également particulièrement résistantes aux maladies infectieuses – sauf lorsque l’état d’amaigrissement prend trop d’ampleur et provoque de graves troubles métaboliques. Lorsque la maladie ne prend pas ces proportions extrêmes, l’on observe que les anorexiques possèdent d’étonnantes capacités adaptatives à leur milieu.

11 Le comportement qui retient l’attention de Demaret est l’altruisme alimentaire. Un individu qui consomme très peu d’aliments, reste actif et résistant tout en présentant une « obsession » pour la nourriture – facilitant sa recherche – et souhaite nourrir les autres membres du groupe, présente un avantage considérable pour son groupe d’appartenance. Le bénéfice est particulièrement déterminant pour les enfants du groupe, qui nécessitent une grande attention et sont dépendants des autres pour se nourrir. Les vomissements ou régurgitations sont d’ailleurs des modes de nourrissage très répandus dans le monde animal et dans de nombreuses sociétés humaines. De plus, alors qu’elles sont biologiquement incapables de procréer (aménorrhée) et souvent phobiques à cette idée, les anorexiques présentent un grand intérêt pour les enfants.

12 L’ensemble de ces éléments nous permet de généraliser la notion d’altruisme, qui dépasse la sphère alimentaire. Parallèlement à l’identification de ces comportements, Demaret a recours à une analogie éclairante avec un modèle animal correspondant. Il trouve dans les comptes rendus de Goodall (1965) à propos du comportement de femelles chimpanzés, lorsqu’elles s’intéressent au nouveau-né de leur mère ou de leur sœur, de troublantes similitudes. Elles endossent le rôle d’éducatrices et proposent une forme d’apprentissage des comportements pro-sociaux. Ces femelles primates n’ont pas de progéniture et élèvent donc un jeune qui n’est pas le leur mais fait partie de leur environnement proche. L’analogie avec le monde animal permet de comprendre différemment la relation caractéristique des anorexiques au système familial proche.

13 Les hypothèses éthologiques de Demaret déplacent l’attention de l’alimentation (du trouble alimentaire de notre titre) vers l’altruisme et la relation à l’autre. Les apports de la philosophie phénoménologique vont nous permettre d’approfondir ce constat décisif.

3. Phénoménologie du corps

14 L’analyse phénoménologique en psychopathologie permet d’appréhender la subjectivité de l’individu et son ancrage corporel. Nous commencerons en rappelant une proposition traditionnelle de la phénoménologie qui consiste à distinguer deux expériences corporelles distinctes : le Körper et le Leib (voir Englebert 2013). Nous préciserons ensuite la subtile mise en évidence de la dimension active (le « corps touchant ») et de la dimension passive (le « corps touché ») de l’expérience corporelle décrite par Merleau-Ponty (1945). Nous terminerons notre incursion dans la phénoménologie avec une réflexion sur le concept sartrien de corps-pour-autrui (Sartre, 1943).

15 Le Leib est le corps en tant que vécu. Il s’agit de l’expérience intuitive et directe du corps, vécue en première personne par le sujet. Il correspond à ce que le sujet est pour lui-même, en tant qu’être précisément incarné dans le monde. Le Körper, ou le corps en tant qu’objet, est le corps explicitement perçu, selon une perspective en troisième personne. Le Leib est émotionnel et évoque la transcendance de soi, le Körper est dévitalisé. Le Körper est le corps qui peut être manipulé, alors que le Leib est le corps qui manipule le monde. Ce premier apport est utile à notre compréhension de l’expérience anorexique puisqu’il démontre qu’il est possible d’évoquer l’existence corporelle au-delà de la simple matérialité du corps ou de sa représentation (Gaete et Fuchs, 2016), dès lors au-delà de l’état de maigreur. Le Leib anorexique ne se réduit pas aux stigmates de la maladie et, comme le soulignent Bowden (2012) et Gaete et Fuchs (2016), l’anorexique présenterait des troubles de l’expérience corporelle subjective.

16 Merleau-Ponty (1945) nous permet d’approfondir notre réflexion lorsqu’il analyse la sensation corporelle double consistant à pouvoir toucher et à pouvoir être touché. Merleau-Ponty prend pour exemple le fait de toucher sa main droite avec sa main gauche : la première serait dans une extrême passivité et la seconde s’exprimerait dans l’activité. Mais le philosophe précise qu’il y a des situations mixtes, révélant des sensations doubles : « Quand je presse mes deux mains l’une contre l’autre, il ne s’agit donc pas de deux sensations que j’éprouverais ensemble […] mais d’une organisation ambiguë où les deux mains peuvent alterner dans la fonction de «touchante» et de «touchée» » (p. 109). Cet entrelacs est également une question de contact avec les objets extérieurs au corps propre. Lorsque la main du pianiste touche l’ivoire, elle appuie sur cette dernière et, simultanément, subit une pression inverse produite par le mécanisme des cordes du piano. La virtuosité et la coloration personnelle de l’artiste reposent sur cette alchimie du touchant/touché.

17 Le touchant-touché compose également avec les autres corps (répondant également à cette dialectique). Cela nous rapproche de l’expérience anorexique. Dans la jungle sociale, le corps est à la fois un sujet actif percevant le monde environnant et un objet passif pouvant être perçu. Dans ce contexte, Jeanne nous confie un jour estimer que si elle vivait seule sur une île déserte, il n’y aurait personne pour parler d’anorexie et que jamais elle n’aurait souffert de ce trouble – souvenons-nous que ses compétences pour trouver de la nourriture lui permettraient sans doute, plus que d’autres, de s’adapter et de survivre dans une telle situation.

18 Notre réflexion philosophico-clinique trouve dans l’œuvre de Sartre le modèle le plus abouti en matière d’intercorporéité. Pour ce dernier, cette problématique du vu par autrui serait une expérience fondatrice du processus identitaire : « J’existe pour moi comme connu par autrui à titre de corps […] » (Sartre, 1943, p. 392). L’autre est le seul capable d’accomplir une fonction qui nous est fondamentale : « nous voir comme nous sommes » (p. 394). C’est en s’appuyant sur ces analyses que Bowden (2012), mais aussi Stanghellini et al. (2012, 2014), suggèrent qu’il y a, chez l’anorexique, un déséquilibre entre le corps percevant et le corps perçu (ce dernier prenant une place bien trop décisive). Sous le regard d’autrui, l’anorexique perd ses propres facultés de subjectivité corporelle et semble dépendre des corps la regardant.

19 Sartre (1943) prend l’exemple d’un homme qui regarde à travers le trou d’une serrure. Totalement absorbé et perdu dans le monde qu’il observe, il se rend compte subitement, de la présence d’une personne derrière lui. Son corps-pour-autrui s’objective à travers la découverte de l’autre en train de l’observer. L’espion devient l’espionné et l’émotion qui prédomine est la honte d’un individu se sentant dépossédé de son rôle de sujet actif.

20 Cette « phénoménologie de l’anorexie » [2] permet de décentrer l’attention de l’évident refus alimentaire. De ce point de vue, la démarche éthologique de Demaret et la phénoménologie se rencontrent puisqu’à travers leur méthodologie d’observation commune, l’une fait apparaître des significations adaptatives cachées, l’autre révèle les états d’intersubjectivité.

4. Trouble du comportement alimentaire ou de la régulation émotionnelle ?

21 Nos analyses suggèrent que la problématique essentielle de l’anorexie est une question d’intersubjectivité, intégrant l’altruisme (qu’il soit alimentaire ou généralisé) et le processus d’intercorporéité. Pour parachever notre réflexion sur la régulation émotionnelle, il nous reste à retourner à la situation de Jeanne et à chercher à caractériser l’émotion qui relie notre patiente à sa famille. Elle nous a confié à plusieurs reprises avoir cuisiné pour sa famille et se sent incomprise, voire usurpée. Après avoir proposé de laisser de côté la symptomatologie alimentaire dans notre réflexion, il semble intéressant d’y revenir dans sa dimension sociale. Celle-ci nous permet de nous interroger sur ce que représente l’alimentation au-delà de la dimension nutritive. Dans une veine proustienne (Proust, 1913), celle-ci se révèle également être un puissant vecteur émotionnel (Englebert, 2013). Les « nourritures affectives » sont des composantes émotionnelles majeures où les dimensions culturelles et familiales sont associées à l’aliment. La madeleine de la grand-mère nous rappelle que l’alimentation est un besoin biologique essentiel sur lequel est venue s’« étayer » une signification sociale intuitive. Jeanne, et probablement s’agit-il d’une caractéristique centrale de l’être-au-monde anorexique, surinvestit cet éprouvé émotionnel alimentaire. Elle est garante de ce jeu affectif et traditionnel ; si bien que la relation aux autres prend chez elle toute la place. L’anorexique éprouve des difficultés à se positionner dans l’équilibre entre le besoin émotionnel et le besoin alimentaire d’un repas. L’alimentation peut, dès lors, ne plus avoir aucune valeur nutritive pour elle, la denrée servant uniquement à faire circuler l’émotion.

22 L’on comprend qu’il soit dès lors difficile pour l’anorexique d’entendre parler de refus alimentaire pour caractériser son trouble, puisqu’il semble que ce soit tout le contraire. Le trouble du comportement alimentaire, nouvellement compris, est même plutôt fondamental puisqu’il ouvre la voie à la rencontre de l’autre. Une thérapie considérant que ce qu’il faut traiter est le refus de s’alimenter est en fait aux antipodes de la subjectivité anorexique. Cette position thérapeutique entre en contradiction avec ce que le patient sait de son trouble. Elle reproduit l’attitude des membres de la famille de Jeanne qui sont interpellés par son refus alimentaire. Notre étude démontre que le mécanisme de déni n’est pas seulement expérimenté par la patiente anorexique et son anosognosie, et qu’il porte aussi sur l’incapacité d’autrui à percevoir le trouble de la régulation émotionnelle de Jeanne.

Références

  • Bowden, H. (2012). A phenomenological study of anorexia nervosa. Philosophy, Psychiatry & Psychology, 19(3), 227-41.
  • Démarrer, A (2014). Éthologie et psychiatrie. Bruxelles : Mardaga.
  • Englebert, J. (2013). Psychopathologie de l’homme en situation. Paris : Hermann.
  • Englebert, J. (2014). La magie et la sorcellerie des visages comme socle anthropologique de la philosophie sartrienne. Études sartriennes, 17, 41-59.
  • Englebert, J. (2015). Anorexie et intersubjectivité : Étude phénoménologique et éthologique. Annales Médico-Psychologiques, 173(8), 659-664.
  • Englebert, J. (2016). Sartre na psicologia clínica : emoção, situação e ultrapassamento. In (D.R. Schneider, F Gastal de Castro et G.D. Janja Bloc Boris Eds) Sartre e os desafios para a psicologia contemporânea (p. 60-87). Rio de Janeiro (Brésil) : GT Psicologia & Fenomenologia (ANPEPP).
  • Englebert, J. et Follet, V. (2014). Essai de psychopathologie éthologique. In A. Demaret, Éthologie et psychiatrie (p. 165-231). Bruxelles : Mardaga.
  • Gaete, M.-I. et Fuchs, T. (2016). From Body Image to Emotional Bodily Experience in Eating Disorders. Journal of Phenomenological Psychology, 47(1), 17-40.
  • Gauthier, J.-M. et Englebert, J. (2012). Approche phénoménologique de la régulation émotionnelle. In M. Desseilles et M. Mikolajczak (Éds.) Traité de régulation émotionnelle. (p. 283-297). Bruxelles : De Boeck.
  • Goodall, J. (1965). New discoveries among Africa’s Chimpanzees. National Geographic, 128, 802-831.
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  • Proust, M. (1913). Du côté de chez Swann. Paris : Gallimard.
  • Sartre, J.-P. (1 939). Esquisse d’une théorie des émotions. Paris : Hermann.
  • Sartre, J.-P. (1 943). L’être et le néant. Paris : Gallimard.
  • Stanghellini, G., Castellini, G., Brogna, P., Faravelli, C. et Ricca, V. (2012). Identity and Eating Disorders (IDEA) : A Questionnaire Evaluating Identity and Embodiment in Eating Disorder Patients. Psychopathology, 45(3), 147-158.
  • Stanghellini, G., Trisolini, F., Castellini, G., Ambrosini, A., Faravelli, C. et Ricca, V. (2014). Is Feeling Extraneous from One’s Own Body a Core Vulnerability Feature in Eating Disorders? Psychopathology, 48(1), 18-24.
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Date de mise en ligne : 15/10/2018

https://doi.org/10.3917/psyr.008.0038