Enfants soldats, victimes de guerre
- Par Michel Grappe
Pages 158 à 165
Citer cet article
- GRAPPE, Michel,
- Grappe, Michel.
- Grappe, M.
https://doi.org/10.1051/ppsy/2014532158
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- Grappe, Michel.
- GRAPPE, Michel,
https://doi.org/10.1051/ppsy/2014532158
Le terrain des opérations de guerre a complètement changé au cours du XXe siècle. De conflits directs entre armées avec une ligne de front (la Première Guerre mondiale), nous sommes passés à des guerres civiles ou militaires qui atteignent surtout les populations locales. Il est devenu habituel de constater 90% de pertes humaines chez les civils et 10% chez les militaires et dans les milices.
Les enfants et les adolescents sont exposés aux mêmes risques que les adultes quand les attaques sont dirigées sur une ville ou un village, et de plus en plus souvent ils peuvent être enrôlés de gré ou de force dans les combats comme soldats (garçons ou filles).
Le nombre d’enfants soldats sur la planète est évalué à 300 000 : ce phénomène de recrutement a pris une ampleur inédite avec la prolifération des armes légères dont le transport et l’usage sont à la portée d’un enfant (Chapleau, 2007). Les filles ne sont pas épargnées par les chefs de guerre cruels, sans scrupules : servantes, esclaves sexuelles, elles sont aussi victimes de ces guerres locales.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement visant et dénonçant cette pratique a connu des avancées constantes qu’il convient de saluer. Qu’il s’agisse des Conventions de Genève (1949) et du statut de Rome (1998) qui fixent à 15 ans l’âge minimum d’enrôlement dans les forces armées et de participation aux hostilités, de la Convention relative aux droits de l’enfant (1989) qui stipule que :
« Les États doivent veiller à ce que les personnes n’ayant pas atteint l’âge de 15 ans ne participent pas directement aux hostilités et doivent s’abstenir d’enrôler dans leurs forces armées tout enfant de moins de 15 an…
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