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Jean Girardin (1803-1884) : savant, enseignant et vulgarisateur de province au service de l'industrie chimique

Pages 41 à 51

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  • Soulard, F.
(2010). Jean Girardin (1803-1884) : savant, enseignant et vulgarisateur de province au service de l'industrie chimique. Dans
  • N. Stoskopf
  • et P. Lamard
L’industrie chimique en question (p. 41-51). Picard. https://doi.org/10.3917/pica.stosk.2010.01.0041.

  • Soulard, François.
« Jean Girardin (1803-1884) : savant, enseignant et vulgarisateur de province au service de l'industrie chimique ». L’industrie chimique en question, Picard, 2010. p.41-51. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-industrie-chimique-en-question--9782708408845-page-41?lang=fr.

  • SOULARD, François,
2010. Jean Girardin (1803-1884) : savant, enseignant et vulgarisateur de province au service de l'industrie chimique. In :
  • STOSKOPF, Nicolas
  • et LAMARD, Pierre,
L’industrie chimique en question. Paris : Picard. Histoire industrielle et société, p.41-51. DOI : 10.3917/pica.stosk.2010.01.0041. URL : https://shs.cairn.info/l-industrie-chimique-en-question--9782708408845-page-41?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pica.stosk.2010.01.0041


Notes

  • [1]
    Cet article a été préparé en collaboration avec Anne Bidois et repose sur des recherches entreprises parallèlement, quoiqu’à travers des approches différentes : cf. Anne Bidois, La formation scientifique et technique dans l’enseignement supérieur à Rouen (1809-1985). Essai de sociologie historique, thèse de doctorat de sociologie, université de Rouen, décembre 2004 ; François Soulard, La mise en place des formations intermédiaires en chimie appliquée au xixe siècle en France, thèse de doctorat d’histoire des sciences et des techniques, université de Nantes, décembre 2006.
  • [2]
    Ouvrage manuscrit inédit dont on connaît l’existence par l’intermédiaire des éloges funèbres et de fragments publiés dans La Nature entre 1877 et 1880.
  • [3]
    Matière colorante rouge extraite du rocouyer.
  • [4]
    Archives de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, GEN R-22, séance du 24 avril 1839, p. 137.
  • [5]
    Lettre du 15 octobre 1873. «  Batbie » in Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque de Rouen. Collection Girardin, autographes, ms. m 7.
  • [6]
    Jean Girardin, « Considérations sur la nécessité des études scientifiques » Revue de Rouen, tome cinquième, Rouen, Périaux, 1835, p. 45.
  • [7]
    Ibid., p. 45-53.
  • [8]
    Ibid., p. 46.
  • [9]
    Ibid., p. 51.
  • [10]
    Ibid., p. 53-54
  • [11]
    École préparatoire à l’enseignement supérieur des sciences et des lettres de Rouen, Programme des cours, 1856, Imprimerie A. Péron.
  • [12]
    Jean Girardin, « Rapport sur les travaux de la classe de sciences de l’Académie », Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, Imprimerie A. Péron, 1855, p. 40-41.
  • [13]
    Voir H-W. Paul, « Apollo courts the Vulcans : the applied science institutes in nineteenth-century French science faculties », in R. Fox et G. Weisz (dir.), The organization of science and technology in France 1808-1914, Paris, Maison des Sciences de l’Homme et Cambridge University Press, 1980, p. 155-181.
  • [14]
    Archives nationales, F17 8707.
  • [15]
    Jean Girardin, Leçons de chimie élémentaire, faites le dimanche à l’école municipale de Rouen, Rouen, Rouvier, 1839. Ouvrage comprenant les notes de cours manuscrites de Jean Girardin conservées aux archives municipales de Rouen.
  • [16]
    Ibid.
  • [17]
    Instruction pour le peuple : cent traités sur les connaissances les plus indispensables ; ouvrage entièrement neuf, avec des gravures intercalées dans le texte, par messieurs : Alcan, [...] Lecouteux, [...] Moll, [...] Péligot, Persoz, [...] Wolowski, Jung, etc., Paris, J. J. Dubochet, Lechevalier & Cie, 1848.
  • [18]
    Jean Girardin, Enseignement spécial et professionnel. Chimie générale et appliquée. 1re-4e années. Paris, Masson, 1868-69.
  • [19]
    Schaeuffelé, Notes diverses sur la fabrication des toiles peintes. Mulhouse, le 1er juin 1824, manuscrit conservé aux archives départementales de Seine-Maritime.
  • [20]
    Schaeuffelé est un ami de Jean Girardin qu’il a connu lors de ses années d’internat à Paris en 1823. Grâce à l’appui de Girardin, il passe avec succès une thèse de chimie à Besançon alors qu’il est installé à Thann dans le Haut-Rhin à la tête d’une manufacture de produits chimiques pour la teinturerie. Schaeuffelé est membre correspondant de la Société industrielle de Mulhouse pour la ville de Thann. Il a par ailleurs demandé à Girardin et à Lecoq, ses deux amis d’internat, de recommander Nicklès, un élève de Liebig et futur élève de J.-B. Dumas, pour la chaire de chimie de Versailles.
  • [21]
    Jean Girardin, Académie de Douai. Faculté des sciences de Lille. Leçon d’ouverture du cours de chimie appliquée aux industries du Nord, professé par M. J. Girardin, Lille, impr. de E. Reboux, 1858.
  • [22]
    Jean Girardin, Leçons de chimie élémentaire appliquée aux arts industriels, tome III, Paris, Masson, 1877, p. 175.
  • [23]
    Ibid., p. 363.
  • [24]
    Ancien nom des chrysamines, colorants azoïques jaunes dont on dénonce aujourd’hui les effets allergènes.
  • [25]
    Comme à son habitude, Girardin n’omet pas de donner ses sources et renvoie à différents ouvrages.
  • [26]
    Dossier « Bineau », catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Rouen, collection Girardin, autographes, ms. m 7.
  • [27]
    Jean Girardin, Leçons de chimie élémentaire appliquée aux arts industriels, tome I, Paris, Masson, 1860, p. v.
  • [28]
    Victor Duruy, Notes et souvenirs (1811-1894), Paris, Hachette, 1901.
  • [29]
    La circulaire du 2 octobre 1863 indiquait : « L’uniformité des programmes ne fera pas obstacle aux études particulières que réclameront les industries locales. »
  • [30]
    Ville de Rouen, Conseil municipal, Analyse des procès-verbaux des séances du 22 décembre 1800 au 20 novembre 1874, tome I, Rouen, Lecerf, 1892, p. 335.
  • [31]
    Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, posthume, 1881, Paris, Éditions du Panthéon, 1946, p. 80-81.

Ancien interne en pharmacie des Hôpitaux de Paris, Jean, Pierre, Louis Girardin (1803-1884) complète ses études au laboratoire du Collège de France de Thénard. Il est nommé à la chaire de chimie appliquée de Rouen en 1828. Il traverse alors le xixe siècle avec une seule obsession : celle de lier recherche scientifique, enseignement et développement des industries chimiques locales dans une approche alliant vulgarisation et recherche scientifique académique reconnues par ses pairs. Sa carrière lui ouvre des fonctions lui permettant de développer toutes ses vues en la matière.
La question est de saisir comment ce savant a réussi à concilier les différents éléments de son projet : proposer une science utile, en prise avec les développements industriels et agricoles de son temps, développer les formations, vulgariser les savoirs scientifiques, faire de la recherche et être reconnu académiquement. On s’intéressera donc d’abord à l’origine et à la généalogie de ce projet de science utile, aux relations entre diffusion des savoirs scientifiques et recherche académique. Dans un deuxième temps, il sera question de la vulgarisation et de l’enseignement. Enfin, on analysera plus particulièrement les contenus des enseignements.
Reçu premier de sa promotion à l’internat, Jean Girardin est tout de suite remarqué par Jean-Antoine Chaptal qui le recommande à Thénard. Formé par ce dernier, le jeune chimiste s’inscrit rapidement dans la lignée des travaux de son mentor. Il gardera par la suite des contacts avec d’autres élèves de Thénard et en particulier Person et d’Arcet…


Date de mise en ligne : 12/03/2015

https://doi.org/10.3917/pica.stosk.2010.01.0041

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