Vieilles et nouvelles technologies face aux mutations des années 1970. L'Isère et le bassin grenoblois (1974-1984)
- Par Anne Dalmasso
Pages 107 à 120
Citer ce chapitre
- DALMASSO, Anne,
- LAMARD, Pierre
- et STOSKOPF, Nicolas,
- Dalmasso, Anne.
- Dalmasso, A.
- P. Lamard
- et N. Stoskopf
https://doi.org/10.3917/pica.stosk.2009.01.0107
Citer ce chapitre
- Dalmasso, A.
- P. Lamard
- et N. Stoskopf
- Dalmasso, Anne.
- DALMASSO, Anne,
- LAMARD, Pierre
- et STOSKOPF, Nicolas,
https://doi.org/10.3917/pica.stosk.2009.01.0107
Notes
-
[1]
Henri Morsel et Jean-François Parent, Les industries de la région grenobloise, PUG, 1991.
-
[2]
Jérome Rojon, L’industrialisation du bas Dauphiné. Le cas du textile de la fin xviiie siècle à 1914, thèse de doctorat de l’université Lyon, sous la direction de Serge Chassagne, 2007.
-
[3]
Lionel Fontagné, Jean-Hervé Lorenzi (dir.), Désindustrialisation, délocalisations, rapport au Conseil d’analyse économique, La Documentation française. Paris, 2005, p. 19.
-
[4]
Gilles Le Blanc, L’industrie dans l’économie française (1978-2003) : une étude comparée, Cercle de l’industrie/Institut de l’entreprise, 2005, p. 9.
-
[5]
Grâce à la reprise du cabinet Ernst & Young en 2000.
-
[6]
Notamment à partir du Laboratoire d’automatisme de Grenoble (LAG). Voir le témoignage de Michel Deguerry, « Le cas Mors Télémécanique », La Revue pour l’histoire du CNRS, n° 2-mai 2000.
-
[7]
On ne dispose sur ces entreprises que d’une histoire de commande, Tristan Gaston-Breton, L’incroyable histoire de l’une des plus belles success stories françaises de l’informatique, Point de Mire, 2000 et du plaidoyer de Marc Braillon, De la passion d’entreprise à la prison sans comprendre, Edior, 1994.
-
[8]
Emmanuelle Semet, Jacques Champ, « Groupes, PME, micro entreprises de 1975 à 2000 en Isère », Cahiers de l’Isère, n° 14-septembre 2001.
-
[9]
L’essor des nano et biotechnologie est postérieur, au tournant des années 2000.
-
[10]
Valérie Huss, Indiennes et brocarts, l’industrialisation textile en Bas-Dauphiné, Centre alpin et rhodanien d’ethnologie, 2000.
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[11]
Alain Raymond, avec Elsa Olu,« La belle Histoire. A. Raymond 140 ans d’histoire », Glénat, 2005. Cet ouvrage présente la très intéressante vision de l’avant-dernier patron de cette entreprise familiale.
-
[12]
Sans négliger l’important pôle chimique grenoblois, Jean Domenichino, De la chimie et des hommes. Histoire d’une entreprise. Rhône-Poulenc Pont-de-Claix, PUG, 1994.
-
[13]
H. Joly, M. Leroux, A. Dalmasso, A. Giandou, L. Cailluet (dir.) Des barrages et des hommes. L’industrialisation des Alpes du Nord entre ressources locales et apports extérieurs, PUG, 2002.
-
[14]
Chantal Spiellemaecker, Louis André, Papetiers des Alpes, Musée dauphinois, 2005 ; Marc de Fer-Rière Le Vayer, De la fin des familles à la mondialisation. L’industrie papetière française depuis 1945, Orléans, enp, 2006.
-
[15]
Dominique Barjot, Travaux publics de France. Un siècle d’entrepreneurs et d’entreprises, Paris, Presses de l’École des ponts et chaussées, 1993 ; La grande entreprise française de travaux publics [1883-1974]. Contraintes et stratégies, Paris, Economica, 2006.
-
[16]
Entre 1975 et 1986 les effectifs de la papeterie diminuent de 50 %, ceux de la cimenterie et de la construction mécanique de 30 %, ceux de la métallurgie et fonderie de 60 % ; Cf. Cellule d’information économique du Conseil général de l’Isère, L’emploi en Isère de 1975 à 1998, Le renouvellement des activités économiques du département en 23 ans, Mai 1999.
-
[17]
Robert Smith, The Bouchayers of Grenoble and French Industrial Enterprise, 1850-1970, Johns Hopkins University Press, 2001.
-
[18]
Cécile Errico, Les ateliers Neyret Beylier : gestion et organisation d’une entreprise familiale entre 1900 et 1960, mémoire de maîtrise d’histoire, UPMF, juin 2003.
-
[19]
Hervé Bienfait, Lustucru de Grenoble, conservation du patrimoine de l’Isère, 2002.
-
[20]
Anne Dalmasso, Éric Robert, Neyrpic Grenoble, histoire d’un pionnier de l’hydraulique mondiale, Éd. Dire l’entreprise, 2009.
-
[21]
Schneider Electric est devenu le premier employeur industriel du département au tournant des années 2000. Son implantation a été renforcée en 2006 par l’installation dans l’agglomération grenobloise de son centre de recherche mondial dédié à la R & D sur l’industrialisation de l’offre de distribution électrique. Sur l’histoire de Merlin-Gerin voir Felix Torres, Une histoire pour l’avenir. Merlin-Gérin 1920-1992, Albin Michel, 1992.
-
[22]
On constate un choix inverse au printemps 2009 qui a provoqué un dur mouvement social suite à l’annonce de 600 à 700 suppressions de postes.
-
[23]
Sur l’INRIA voir Alain Beltran et Pascal Griset, Histoire d’un pionnier de l’informatique, EDP Sciences, coll. Sciences & Histoire, Paris, 2007.
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[24]
Cet engagement se concrétise dans le pôle de compétitivité MINALOGIC qui associe un pôle de recherche publique, MINATEC, et une trentaine d’entreprises dans le domaine des nanotechnologies et de la technologie des circuits intégrés ainsi que dans le soutien à la création du site dit de Crolles 2 formé à l’origine par l’alliance de STMicroélectronics, Freescale et NXP pour développer des circuits avec une finesse de gravure allant jusqu’à 30 nanomètres. Les modifications récentes de cette alliance montrent la difficulté qu’il y a à poursuivre des actions de développement territoriale avec des groupes mondiaux aux logiques aux évolutions rapides.
-
[25]
Emmanuelle Semet, Jacques Champ, « Groupes, PME, micro entreprises de 1975 à 2000 en Isère », Cahiers de l’Isère, n° 14 – septembre 2001.
-
[26]
Yves Lequin (dir.), Rhône Alpes, 500 années lumières, mémoire industrielle, Plon, 1991. Voir aussi René Favier (dir.) Nouvelle histoire du Dauphiné, Glénat, 2007.
-
[27]
Selon la formule d’Yves Lequin, ibid.
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[28]
Jérôme Rojon, L’industrialisation du bas Dauphiné. op. cit., p. 654.
Le département de l’Isère, et notamment le bassin grenoblois, présente un cas intéressant à l’étude de la décennie 1974-1984 : celui d’une profonde mutation industrielle sans désindustrialisation. On constate bien un recul sévère de l’emploi industriel, en valeur relative comme en valeur absolue et la disparition quasi totale de certains secteurs. L’industrie reste cependant une composante essentielle de l’économie du département : sa part dans l’emploi (30 % contre 18 %) comme dans la valeur ajoutée (27 % contre 18 %) demeure significative et en tout cas supérieure à la moyenne nationale. Surtout la diversité des activités s’est maintenue grâce à un profond renouvellement du tissu industriel : il y a eu de nombreuses fermetures de sites, beaucoup de destructions d’emplois mais aussi de nombreuses créations, notamment dans le secteur des « nouvelles technologies », mais pas uniquement. Cette évolution plutôt favorable ne s’explique pas par un modèle unique de résistance à la crise, mais par la convergence sur ce territoire de stratégies diverses, selon les firmes et les secteurs, qui ont permis de maintenir une certaine coexistence entre « vieilles et nouvelles technologies ». Cette diversité sectorielle, héritage des phases successives de l’industrialisation régionale, s’est modifiée au fil d’un profond processus de renouvellement. Son rôle dans le maintien d’une dynamique plutôt positive demande à être examiné, à l’heure ou l’accent mis sur la notion de pôle de compétitivité ou d’excellence semble privilégier les logiques de spécialisation…
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