Gendarmerie nationale
Pages 420 à 477
Citer ce chapitre
- BERLIÈRE, Jean-Marc,
- Berlière, Jean-Marc.
- Berlière, J.-M.
https://doi.org/10.3917/perri.berli.2018.01.0420
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- Berlière, J.-M.
- Berlière, Jean-Marc.
- BERLIÈRE, Jean-Marc,
https://doi.org/10.3917/perri.berli.2018.01.0420
« La gendarmerie est une force instituée pour veiller à la sécurité publique et pour assurer le maintien de l’ordre et l’exécution des lois. Une surveillance continue et répressive constitue l’essence de son service. Son action s’exerce sur toute l’étendue du territoire ainsi qu’aux armées. Elle est particulièrement destinée à la sécurité des campagnes et des voies de communication. »
Cet article 1 du décret de mai 1903, hérité du premier grand texte organique de l’arme, la loi de Germinal an VI, le rappelle : la gendarmerie est un acteur essentiel dans le dispositif et l’ensemble des forces de l’ordre françaises, mais un acteur original par ses missions multiples et variées – maintien de l’ordre, Police judiciaire, police des routes et chemins –, ses spécialités et monopoles – police rurale, police aux armées –, et son ressort qui comprend la totalité du pays, villes et Paris compris. Mais ce sont sa nature militaire, la nécessité imposée aux gendarmes d’agir « revêtus de [leurs] uniformes », le poids de la discipline, la subordination au chef incarnée par le serment que prête chaque gendarme auprès des présidents des tribunaux de première instance – « Je jure d’obéir à mes chefs en tout ce qui concerne le service… » – et dont la rupture est passible de un à deux ans de prison, l’exemplarité exigée jusque dans la vie privée, sa présence sur tout le territoire – pratiquement une brigade par canton, soit plus de 4 800 à la veille de la guerre –, qui la singularisent et la distinguent des autres polices, qu’elles relèvent directement de l’État et du ministère de l’Intérieur ou des municipalités…
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