Chapitre d’ouvrage

Chapitre 10. La génération de trop ?

2013-2020

Pages 211 à 230

Citer ce chapitre


  • Chopin, M.
  • et Faron, O.
(2022). Chapitre 10. La génération de trop ? 2013-2020. Histoire de la pilule : Libération ou enfermement ? (p. 211-230). Passés Composés. https://shs.cairn.info/histoire-de-la-pilule--9782379336645-page-211?lang=fr.

  • Chopin, Myriam.
  • et al.
« Chapitre 10. La génération de trop ? : 2013-2020 ». Histoire de la pilule Libération ou enfermement ? Passés Composés, 2022. p.211-230. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-de-la-pilule--9782379336645-page-211?lang=fr.

  • CHOPIN, Myriam
  • et FARON, Olivier,
2022. Chapitre 10. La génération de trop ? 2013-2020. In : Histoire de la pilule Libération ou enfermement ? Passés Composés. Hors collection, p.211-230. URL : https://shs.cairn.info/histoire-de-la-pilule--9782379336645-page-211?lang=fr.

Notes

  • [1]
    John Guillebaud, expert à l’OMS, cité dans Nathalie Bajos, Michèle Ferrand et l’équipe Giné, De la contraception à l’avortement. Sociologie des grossesses non prévues, Paris, INSERM, 2002, p. 45.
  • [2]
    Marion Larat, La pilule est amère, Paris, Stock, 2013.
  • [3]
    Mylène Rouzaud-Cornabas, « “Alerte à la pilule”. Politiques contraceptives et régulation du risque au prisme du genre », thèse citée, p. 258.
  • [4]
    Interview de Marion Larat, 9 octobre 2020.
  • [5]
    Luis Torres, « Impact de l’affaire des estroprogestatifs de 3e et 4e générations sur le comportement des femmes vis-à-vis de leur contraception », thèse de doctorat en médecine, Aix-Marseille Université, 2014, p. 49.
  • [6]
    « Sur la pilule, on va en faire trop pour ne pas en avoir fait assez », Libération, 11 janvier 2013.
  • [7]
    Mathilde Gérard, « Maître Jean-Christophe Coubris, robe noire des scandales sanitaires », Le Monde, 19 décembre 2013. Cf. Jean-Christophe Coubris, Au nom de toutes les victimes, Paris, Flammarion, 2021 et en particulier le chapitre XIII, « Marion Larat à l’assaut des pilules de 3e et 4e génération », p. 211-228.

La science ne trouve pas de substitut digne de ce nom à la contraception hormonale. En revanche, la recherche médicale essaie constamment d’améliorer la recette-miracle de Pincus. Il s’agit de la rendre plus acceptable par les femmes, notamment en diminuant les effets secondaires. Une espérance naît de l’apparition de nouvelles générations de pilules. Dix ans après la deuxième, arrivée en 1974, les pilules de troisième génération sont mises sur le marché en 1984 et s’imposent de plus en plus massivement au début des années 1990. 2000 voit même la survenue d’une quatrième génération. Ces pilules se diffusent largement, notamment grâce à une politique commerciale agressive des différents fabricants, appuyée sur des réseaux efficients de visiteurs médicaux, alors que des grands noms de la médecine conduisent des études ad hoc pour en défendre l’utilité.
La pilule de troisième génération a tout pour elle. Elle offre une efficacité maximale avec un minimum d’hormones. Les avancées renvoient en effet à un moindre dosage en œstrogène et à un nouveau progestatif : à la fin des années 1980, la presse médicale salue la réduction des doses comme un progrès formidable. Leur prise continue, sans pause dans le mois, permet d’éviter les oublis. La troisième génération diminue aussi fortement les conséquences indésirables des prises, à commencer par tous les effets dits androgéniques : prise de poids, pilosité, etc. Ces nouvelles pilules incarnent les lifestyle drugs, en présentant différents avantages comme d’agir sur la rétention d’eau, de diminuer les douleurs dans les seins ou de réduire les jambes lourdes…


Date de mise en ligne : 25/01/2024

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