6. Le concept de neuro-psychanalyse
Avantages, désavantages et problématiques
- Par Bernard Golse
Pages 79 à 128
Citer ce chapitre
- GOLSE, Bernard,
- OUSS, Lisa,
- GOLSE, Bernard,
- GEORGIEFF, Nicolas
- et WIDLÖCHER, Daniel,
- Golse, Bernard.
- Golse, B.
- L. Ouss,
- B. Golse,
- N. Georgieff
- et D. Widlöcher
https://doi.org/10.3917/oj.ouss.2009.01.0079
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- Golse, B.
- L. Ouss,
- B. Golse,
- N. Georgieff
- et D. Widlöcher
- Golse, Bernard.
- GOLSE, Bernard,
- OUSS, Lisa,
- GOLSE, Bernard,
- GEORGIEFF, Nicolas
- et WIDLÖCHER, Daniel,
https://doi.org/10.3917/oj.ouss.2009.01.0079
Notes
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[1]
Le site Internet de la Société internationale de neuro-psychanalyse est le suivant : www.neuro-psa.ork.uk. Le 13e congrès international organisé par cette société a eu lieu à Vienne (Autriche), en juillet 2007. Le thème en était les « Perspectives neuro-psychanalytiques sur la dépression » (« Neuro-psychoanalytic perspectives on depression »). Il a été tout à fait impressionnant de voir à quel point ce concept émergent, en France tout au moins, est capable d’alimenter l’intérêt et la curiosité mutuels des psychanalystes et des neuroscientifiques, les travaux et les réflexions des uns et des autres s’interrogeant réciproquement.
-
[2]
Le système HLA (Human Leucocytes Antigens) est le système de compatibilité immunologique tissulaire.
-
[3]
Citons toutefois l’approche de l’œdipe en tant qu’« attracteur étrange » développée par M. Ody (1990) en référence aux travaux de I. Prigogine et I. Stengers (1979, 1988).
-
[4]
Un important sponsoring nous a été accordé, et nous voulons témoigner, ici, de la générosité particulière des partenaires suivants : la filiale française d’EADS (European Aeronautic Defence and Space Company), la Société française du radiotéléphone (SFR) et la Fondation Bettencourt-Schueller.
-
[5]
Sous le terme de « dysphasie », on entend l’une des formes les plus graves des retards de langage de l’enfant, qui peut prédominer sur le versant réceptif ou sur le versant expressif, mais qui témoigne toujours d’une entrave importante à l’intégration par l’enfant de la grammaire profonde du langage (syntaxe notamment). Ces dysphasies ne s’intègrent généralement pas dans le cadre d’un trouble de l’organisation de la personnalité, elles sont très difficiles à affirmer avec certitude avant l’âge de 6 ans, et elles ne reconnaissent pas, dans l’état actuel des choses, de signes précurseurs qui permettraient de les prévenir efficacement. Leur pronostic est encore assez sombre, menaçant l’accès au langage écrit mais aussi, et plus gravement encore, l’accès à des possibilités de communication orale normales ou aisées.
-
[6]
Comme le rappelait dès 1973 J.-B. Pontalis dans sa contribution au XVe Journées d’études organisées par l’Association de psychologie scientifique de langue française sur le thème de « La connaissance de soi ».
-
[7]
Le programme de recherche PILE (Programme international pour le langage de l’enfant) évoqué ci-dessus nous sert désormais de paradigme expérimental susceptible d’explorer ces différentes pistes de travail.
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[8]
On sait que, sur ce point, la position de D. Widlöcher est plus proche de celle de R. D. Stolorow que de celle de L. Friedman qui plaidait, quant à lui, pour une conception relativement holistique de la psyché dépourvue d’objets psychiques élémentaires, mais animée par une énergie pulsionnelle globale – nous évoquons ici le débat de 1978-1980 qui a précédé et en quelque sorte préparé celui, désormais fort célèbre, de l’Association psychanalytique de France, sur le thème : « La pulsion, pour quoi faire ? », en 1984.
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[9]
Globalement, on peut dire que, pour M. Klein, le concept d’identification projective, introduit par elle en 1952, est intrinsèquement lié à la question du conflit ambivalentiel primaire entre pulsions de vie et pulsions de mort, l’identification projective comportant un rôle défensif essentiel en tant qu’identification projective pathologique. Ce concept d’identification projective s’est peu à peu à peu normalisé et adouci ou édulcoré via les travaux de W. R. Bion sur « l’identification projective normale » fonctionnant, finalement, comme une sorte de mécanisme physiologique de la communication préverbale entre mère et bébé. Certains travaux actuels sur l’empathie vont, me semble-t-il, aujourd’hui, dans le même sens.
-
[10]
Communication non publiée.
-
[11]
On sait que R. Roussillon intègre profondément dans sa réflexion les travaux de D. W. Winnicott sur la « transitionnalité » et ceux de M. Milner sur les caractéristiques de « séparabilité » de l’objet, perspectives qui n’excluent en rien la perspective d’une troisième voie que je présente ici.
-
[12]
Si le site hospitalo-universitaire Necker-Enfants malades pouvait, alors, concourir à cette nouvelle aventure de la pensée, ce serait évidemment la source d’une immense satisfaction.
La Société internationale de neuro-psychanalyse a été fondée en juillet 2002, avec la participation du Centre Anna-Freud (Londres), par Mark Solms (neuropsychologue et psychanalyste) et Jaak Panksepp (neuroscientifique spécialiste des émotions) qui sont les deux co-chairs actuels de cette société qui compte actuellement plus de quatre cents membres de par le monde.
Les objectifs de cette société sont d’explorer les convergences possibles entre neurosciences et psychanalyse et d’approfondir les interfaces propices aux échanges entre ces différentes disciplines et aux études partageables concernant une meilleure compréhension du fonctionnement cérébral et du travail psychique. En d’autres termes, les avantages du concept de neuro-psychanalyse seraient de rendre plus proches des cliniciens et des chercheurs de diverses disciplines toutes impliquées dans la modélisation du cerveau et du fonctionnement psychique humain ; ses désavantages seraient évidemment de confondre les différents plans épistémologiques de ces différentes disciplines et, ce faisant, d’aboutir à une authentique confusion des genres ! Une question importante est donc, aujourd’hui, de réfléchir à une possible articulation conceptuelle entre causalité physique et causalité psychique, articulation qui respecte les différences épistémologiques des différentes approches, mais sans qu’un nouveau « clivage épistémologique » vienne se substituer au clivage classique entre corps et psyché (Houzel, 2002).
En France, avec Daniel Widlöcher (très moteur en la matière) et Lisa Ouss, nous sommes extrêmement intéressés par la mise en place progressive d’un groupe francophone affilié à la Société internationale de neuro-psychanalyse qui, je le répète, apparaît désormais comme un outil nécessaire et urgent pour favoriser un authentique dialogue entre la psychanalyse et les neurosciences…
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