Discriminations: combattre la glottophobie
Pages 209 à 219
Citer ce chapitre
- BLANCHET, Philippe,
- Coordonné par TREMBLAY, Christian,
- Blanchet, Philippe.
- Blanchet, P.
- Coordonné par C. Tremblay
https://doi.org/10.3917/oep.tremb.2018.01.0209
Citer ce chapitre
- Blanchet, P.
- Coordonné par C. Tremblay
- Blanchet, Philippe.
- BLANCHET, Philippe,
- Coordonné par TREMBLAY, Christian,
https://doi.org/10.3917/oep.tremb.2018.01.0209
Notes
-
[1]
Ernest Gellner, Nations et nationalisme, titre initial Nations and nationalism, Ed. Basil Blackwell, Oxford, 1983, Ed. Payot, Paris, 1989
-
[2]
Anne Judge Codification, standardisation et comment s’en passer : le cas de l’anglais britannique, dans Carnets d’Atelier de Sociolinguistique 2007 n° 2
-
[3]
On pourrait établir un parallèle avec les deux traditions juridiques que sont le droit romain ou continental et la common law, mais cela nécessiterait quelques développements.
-
[4]
Josiane Boutet (2010), Le pouvoir des mots, La Dispute
-
[5]
Judith Butler (2004), Le pouvoir des mots. Politique du performatif, Ed. Amsterdam
-
[6]
Agnès Vandervelde-Rougale (2017), La novlangue managériale, Ed. Erès
-
[7]
Voir Jacques Chaurand (1999), Nouvelle histoire de la langue française, p. 98 et s.
-
[8]
David Graddol, (1997), The future of English, British Council
-
[9]
David Graddol, (2006), Next English, British Council
- [10]
Dans le premier chapitre de sa seconde partie, Philippe Blanchet rappelle que les pratiques linguistiques sont des pratiques sociales et que « chez l’humain tout est devenu langage et société en même temps au point que la capacité linguistique et la capacité sociale se tissent dans l’une des caractéristiques principales qui définissent l’humanité : la capacité linguistique. »
Il rappelle aussi dans le chapitre suivant que les pratiques linguistiques, les langues, parce que ce sont des phénomènes sociaux clés, sont des enjeux de pouvoir : ce sont des objets sur lesquels s’exercent du/des pouvoir(s) et des conflits de pouvoir.
Des considérations aussi essentielles auraient à notre avis mérité d’être exposées dès le début du livre.
Mais puisqu’il est censé porter sur les discriminations linguistiques, le livre part du constat légèrement polémique que la notion de discrimination linguistique est absente des textes juridiques français.
C’est tout-à-fait vrai, sous l’importante réserve que Philippe Blancher admet un peu plus loin, si l’on considère que les conventions signées et/ou ratifiées par la France ont valeur juridique dans l’ordre interne.
Je cite : « Comme l’a montré F. Dhume (2014, 20) « l’idéologie stato-nationale française fondée sur l’évacuation des différences oppose une contradiction et une réticence fortes à envisager la question des discriminations puisque cette question met en lumière l’existence effective de différences et leur utilisation condamnable »…
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