Les Trois mélodies pour le violoncelle avec accompagnement d'orgue expressif dédiées au Marquis de Corberon par Alexandre-Pierre-François Boëly
- Par Florence Gétreau
- et Nicolas Sarre
Pages 79 à 107
Citer cet article
- GÉTREAU, Florence
- et SARRE, Nicolas,
- Gétreau, Florence.
- et al.
- Gétreau, F.
- et Sarre, N.
https://doi.org/10.3917/musur.132.0079
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- Gétreau, F.
- et Sarre, N.
- Gétreau, Florence.
- et al.
- GÉTREAU, Florence
- et SARRE, Nicolas,
https://doi.org/10.3917/musur.132.0079
Notes
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[*]
Cette contribution est le fruit d’une collaboration que nous avons menée au moment du colloque consacré à Alexandre Pierre François Boëly (1785-1858) : ses contemporains et le style sévère puis peu après, à l’occasion de l’édition discographique de ce manuscrit par Christophe Coin et Eric Lebrun en janvier 2009, Label Laborie/Distribution Abeille musique (LC05, 2008). Voir http://www.fondationlaborie.com et http://issuu.com/laborierecords/docs/laborieclass2012-web. Florence Gétreau est Docteur en Musicologie HDR de l’Université François-Rabelais de Tours, ancien Conservateur du patrimoine au Musée Instrumental puis au Musée des Arts et Traditions populaires, Directrice de recherche au CNRS. Elle a dirigé l’IRPMF de 2004 à 2013 et est Présidente de la Société française de Musicologie. Nicolas Sarre est Directeur du Département classique à la Fondation La Borie en Limousin, responsable du Label Laborie (classique).
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[1]
Florence Gétreau, « Les archives de la Société de Musique d’Autrefois (SMA), 1929-1975, conservées au musée de la Musique à Paris », Actes du colloque de Genève, Conservatoire de musique. L’interprétation musicale dans les fonds des bibliothèques, 7 janvier 2006, Fontes Artis Musicae 54/1 (2007), p. 33-54. numéro spécial sous la direction de Rémy Campos et Dominique Hausfater.
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[2]
Paris, musée de la Musique, Archives de la Société de musique d’autrefois, E.01544.
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[3]
Brigitte François-Sappey, Alexandre P.F. Boëly, sa famille, sa vie, son œuvre, son temps, Paris, Aux amateurs de livres, 1989.
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[4]
Denis Herlin, Catalogue du fonds musical de la bibliothèque de Versailles, Paris, Publications de la Société française de musicologie/Éditions Klincksieck, 1995, p. 25, n° 98.
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[5]
Alexandre Pierre François Boëly (1785-1858). OEuvres complètes pour orgue, Les auto-transcriptions. La Toccata op. 43 / 13, Musica Gallica. Société de Musique Française du XIXe siècle – Publimuses, 2012, p. 148-164. Voir aussi PBM 46.08a/b-SMF 19 08 13a/b Tiré à part du vol. VI, 3 mélodies pour violoncelle et orgue expressif. Nanon Bertrand a pu prendre connaissance de notre travail lors du colloque de 2008. Nous n’avons cependant pas été informée des diverses publications parues par ses soins en 2008 (Œuvres complètes pour orgue, Les opus 10 & 12, voir note 33) et 2012 (Les auto-transcriptions) lesquelles ont utilisé notre découverte tout comme notre étude.
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[6]
http://apollo.ram.ac.uk/emuweb/pages/ram/display.php?irn=556. Là aussi l’identité du marquis est complètement fautive.
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[7]
A cette époque on sait, grâce à un opuscule consacré à cette société et publié en 1786, qu’il habite au 79 de la rue de Richelieu, qu’il est dignitaire de cette société. Cf. Jean-Luc QuoyBodin, « L’orchestre de la Société Olympique en 1786 », Revue de musicologie 70 (1984), p. 95-107.
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[8]
Cité par Aimé-Alphonse-Charles de Corberon, Les seigneurs de Troissereux : 1152-1792, Paris, 1901.
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[9]
Selon Pierre Tranié, Troissereux : patrimoine vivant, Troissereux, château de Troissereux, 1995, n.p.
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[10]
Le titre exact est : La feuille chantante ou le journal hebdomadaire composé de chansons, vaudevilles, rondeaux, ariettes, romances, duos, brunettes etc. Avec un accompagnement de violon et basse chiffrée pour le clavecin ou la harpe dont il paroîtra une feuille périodique chaque lundi à commencer le 2 janvier 1764.
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[11]
Voir Robert Rosenblum, « David and Monsiau. Bonaparte tames Bucephalus », Mélanges en hommage à Pierre Rosenberg, Anna Cabina, Jean-Pierre Cuzin (dir.), Paris, Réunion des musées nationaux, 2001, p. 400-402.
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[12]
Il appartient à M. Gracian Lebrun. C’est l’occasion pour nous de le remercier pour nous avoir ouvert les portes de ses archives familiales et de nous avoir montré les portraits qui les accompagnent.
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[13]
Notamment p. 13 : « Samedi, 4 février [1773]. J’ai été prendre mon frère aux Italiens, où il a entendu la Fausse Magie, opéra-comique, dont les paroles de Marmontel sont charmantes suivant quelques personnes, détestables selon le plus grand nombre : mais la musique de Grétry est universellement applaudie ».
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[14]
Inventaire du mobilier de Corberon, Archives départementales de l’Oise, 1 Q 2 / 3028.
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[15]
Pierre Tranié, op. cit., p. 49. Cette information est invérifiable en l’état des recherches.
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[16]
Paris, Bibliothèque nationale de France, Musique, lettre autographe. LA-Urhan Chrétien–4.
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[17]
Il s’agit certainement d’Hippolyte-Prosper Seligmann (1817-1882), violoncelliste, compositeur possesseur d’un beau violoncelle de Nicolas Amati. Voir la notice de Joël-Marie Fauquet dans son Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, 2003, p. 1142.
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[18]
Le Musée d’Orsay conserve de lui un portrait photographique, Coll. Maurice Levert, inv. Pho1995-29-439.
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[19]
La partition porte le titre Deuxième trio pour le piano-forte avec accompagnement de violon et violoncelle, dédié à Madame Emilie de Corberon par Louis Weiskopff, Œuvre 9, À Paris, Chez l’Auteur, Rue des Bons Enfans, N°6, Chez Mr Augte LE DUC, Editeur et Marchand de Musique, Rue de la Loi N°267, près celle Feydeau. Enregistré à la Bibliothèque Impériale.
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[20]
Voir la notice qui lui est consacrée et qui s’inspire de celle de David Rattray de la Royal Academy of Music, dans Peter Biddulph, Frédéric Chaudière, Antonio Stradivari, catalogue
d’exposition, Montpellier, Musée Fabre, Actes Sud, 2008, p. 80-82. Voir aussi David Rattray, Masterpieces of Italian Violin Making, Londres, Outline Press, 2000, p. 96, 188 et 190. -
[21]
Comte Adolphe de Pontécoulant, Organographie. Essai sur la facture instrumentale. Art, industrie et commerce, Paris, Castel, 1861, 2 volumes. Reprint Amsterdam, Frits Knuf, 1972, p. 184-208, chapitre VII, « De l’anche libre ».
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[22]
Alexandre Pierre François Boëly (1785-1858), Œuvres complètes pour orgue. Volume IV. Les pièces pour orgue expressif ou harmonium, Edition Nanon Bertrand-Tourneur et Henri de Rohan-Csermak. Avant-Propos de Brigitte François-Sappey, Paris, Société de musique française du xixe siècle-Publimuses, 2004, p. 13.
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[23]
Mais toutes n’y figurent pas comme brevet, notamment le poïkilorgue de Cavaillé-Coll.
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[24]
On peut découvrir ces brevets musicaux dans la base de données Brevets français 19e siècle (1791-1855) à l’adresse : http://bases-brevets19e.inpi.fr/. Nous remercions Jean Havry d’avoir si généreusement contribué à notre enquête sur les brevets d’invention.
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[25]
Paris, Bibliothèque nationale de France, Musique, lettre autographe. LA-Urhan Chrétien-4.
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[26]
Constant Pierre, Les facteurs d’instruments de musique, Paris, Sageot, 1893, chapitre « Orgue expressif », p. 234.
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[27]
Catalogue des brevets d’invention d’importation et de perfectionnement, Paris, 1843, p. 306-310, avec une planche : 9603. Brevet d’invention de cinq ans en date du 5 octobre 1843, Au sieur Muller (Théodore-Achille), à Paris, Pour des orgues expressives de voyage.
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[28]
MIM, Inv. 4348. Instrument acheté en 1967 à Paul Lesuisse. Dimensions : longueur : 122 cm ; largeur : 147 cm ; hauteur : 68,5 cm.
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[29]
Nous remercions Géry Dumoulin, collaborateur scientifique au MIM, qui a bien voulu nous fournir ces précisions. Un autre instrument de Müller, sans doute un peu antérieur, a été proposé à la vente en juillet 2013 sur Internet.
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[30]
Alexandre Pierre François Boëly, Œuvres complètes pour orgue. Volume VI. Les auto-transcriptions, Édition Nanon Bertrand, op. cit.
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[31]
Brigitte François-Sappey et Eric Lebrun, Alexandre P.F. Boëly, Bleu nuit éditeur, 2008, p. 130 et 133 notamment ; voir aussi l’enregistrement de Maria-Ange Leurent et Eric Lebrun, Alexandre P.F. Boëly. Intégrale des œuvres pour orgue, Bayard Musique, 2008.
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[32]
Alexandre Pierre François Boëly, Œuvres complètes pour orgue. Volume V. Les opus 10 & 12, Édition Nanon Bertrand, Musica Gallica, Société de Musique Française du xixe siècle, 2008, p. 13.
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[33]
Ibidem, p. 13, note 24. Nanon Bertrand indique : « Cette pièce, comme la 10 / 9 et la 12 / 19, a d’ailleurs été transcrite et fait partie d’un petit recueil manuscrit portant le titre « À Monsieur le Marquis de Corberon / 3 Mélodies pour le Violoncelle avec accompt. d’orgue expressif ». Elle mentionne donc le manuscrit autographe (sans en donner la localisation) objet de la présente contribution qu’elle a pu entendre lors du colloque de décembre 2008 mais qu’elle ne mentionne pas explicitement, pas plus que nos propositions concernant le facteur Muller qu’elle reprend cependant.
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[34]
Alexandre-Pierre-François Boëly, Œuvres complètes pour orgue. Volume IV. Les pièces pour orgue expressif ou harmonium, Édition Nanon Bertrand et Henri de Rohan-Csermak, op. cit., 2004, p. 13-14.
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[35]
Alexandre-Pierre-François Boëly, Œuvres complètes pour orgue. Volume V. Les opus 10 & 12, Édition Nanon Bertrand, op. cit., p. 13.
Nous avons retrouvé le manuscrit autographe et inédit de ces Trois mélodies pour le violoncelle avec accompagnement d’orgue expressif dédiées au Marquis de Corberon dans le matériel d’orchestre de la Société de Musique d’Autrefois (musée de la Musique). Nicolas Sarre retrace ici la biographie complète du dédicataire, le marquis Daniel-Jean-Charles Bourrée de Corberon (1780-1868), amateur fort en vue dont le précieux violoncelle de Stradivari est conservé à la Royal Academy of Music. Nous proposons ensuite d’identifier le modèle d’orgue expressif qui fut probablement utilisé par cet amateur durant ces décennies où les instruments expressifs font l’objet de nombreux brevets. Enfin nous montrons comment ces trois mélodies sont des « auto-transcriptions » de trois œuvres antérieures de Boëly écrites pour orgue d’église. Elles trouvent ici une nouvelle vocation dans le contexte d’une musique de salon pleine de sensibilité et de charme.
The Trois mélodies pour le violoncelle avec accompagnement d’orgue expressif dedicated to Marquis de Corberon by Alexandre-Pierre-François Boëly
The Trois mélodies pour le violoncelle avec accompagnement d’orgue expressif dedicated to Marquis de Corberon by Alexandre-Pierre-François Boëly
We discovered the autograph, unpublished manuscript of these Trois mélodies pour le violoncelle avec accompagnement d’orgue expressif dedicated to Marquis de Corberon in the orchestra material of the Society of Ancient Music (Société de Musique d’Autrefois) in the Musée de la Musique. Nicolas Sarre retraces the biography of the dedicatee, Marqui Daniel-Jean-Charles Bourrée de Corberon (1780-1868), well known music lover whose precious Stradivari cello is conserved in the Royal Academy of Music. We then propose an identification of the type of orgue expressif probably played by this amateur during these decades when several patents are deposited about the expressive organs. Finally, we show how these three melodies are “auto-transcriptions” of three predated works by Boëly for church organ. They find here a new vocation in the context of a chamber music full of sensibility and charm.
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