Chapitre IV. Mobiliser les acteurs de l’enseignement-apprentissage et dynamiser leurs interactions
- Par Jean-Marc Defays
Pages 107 à 139
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- DEFAYS, Jean-Marc,
- Defays, Jean-Marc.
- Defays, J.-M.
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Notre conviction est que tout enseignement doit être à la mesure des personnes qui y sont impliquées, directement et indirectement : des apprenants d’abord, mais aussi des enseignants et éventuellement d’autres partenaires. Ceci est d’autant plus vrai dans l’enseignement des langues et des cultures étrangères compte tenu des enjeux discutés dès le premier chapitre.
On vient de voir que la langue, la culture et la communication ne sont pas des objets délimités, structurés et accessibles comme les mathématiques, les sciences, l’histoire. Si les règles de grammaire et les listes de vocabulaire pouvaient naguère être assimilées à des connaissances impersonnelles et inertes, ce n’est plus possible depuis qu’on les envisage à travers leur usage dans la communication. La langue et la culture cibles relèvent d’une expérience vivante, vécue, à vivre, en rapport avec les personnes dont elles sont les langue et culture maternelles et qui ressentent, pensent, vivent à travers elles. La langue n’est plus enseignée pour elle-même, mais comme un moyen pratique et authentique pour entrer en relation avec ces personnes.
Qu’elle soit maternelle ou étrangère, nous avons un rapport personnel avec la langue que nous parlons. Ce que nous disons est parfois moins important, moins compromettant que la manière dont nous le disons. L’apprentissage d’une langue étrangère n’engage pas seulement l’activité cognitive, l’intellect (comme les mathématiques ou la géographie), mais mobilise toute la personnalité de l’apprenant …
Date de mise en ligne : 11/06/2019
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