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Chapitre 4. Les mercenaires français à l’assaut du continent africain

Pages 407 à 416

Citer ce chapitre


  • Picard, M.
(2021). Chapitre 4. Les mercenaires français à l’assaut du continent africain. Dans
  • T. Borrel,
  • A. Boukari-Yabara,
  • B. Collombat
  • et T. Deltombe
L'Empire qui ne veut pas mourir : Une histoire de la Françafrique (p. 407-416). Le Seuil. https://doi.org/10.3917/ls.colle.2021.01.0407.

  • Picard, Maurin.
« Chapitre 4. Les mercenaires français à l’assaut du continent africain ». L'Empire qui ne veut pas mourir Une histoire de la Françafrique, Le Seuil, 2021. p.407-416. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-empire-qui-ne-veut-pas-mourir--9782021464160-page-407?lang=fr.

  • PICARD, Maurin,
2021. Chapitre 4. Les mercenaires français à l’assaut du continent africain. In :
  • BORREL, Thomas,
  • BOUKARI-YABARA, Amzat,
  • COLLOMBAT, Benoît
  • et DELTOMBE, Thomas,
L'Empire qui ne veut pas mourir Une histoire de la Françafrique. Paris : Le Seuil. Documents (H.C.) p.407-416. DOI : 10.3917/ls.colle.2021.01.0407. URL : https://shs.cairn.info/l-empire-qui-ne-veut-pas-mourir--9782021464160-page-407?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ls.colle.2021.01.0407


La poignée d’hommes qui débarque du vol Rome-Salisbury, en Rhodésie du Sud, le 25 février 1961, fait profil bas. Sanglés dans leurs costumes civils impeccables et arborant d’élégantes barbes, ces Français affichent sur leurs passeports de curieux patronymes : Fallquens, Laboudounne ou Bovagein.
Le maladroit subterfuge préfigure le modus operandi des « barbouzes » : ces agents de police, des services secrets ou membres de la pègre recrutés quelques mois plus tard par le pouvoir gaullien et dépêchés en Algérie à partir d’octobre 1961 pour lutter contre Organisation armée secrète (OAS), sous le couvert d’une organisation baptisée « Mouvement pour la Coopération » (MPC).
Mais ces officiers français sous identité fictive, qui se nomment en réalité Roger Faulques, Yves de La Bourdonnaye ou Jean-Louis Bovagnet, n’ont rien d’une police parallèle, et ne doivent pas être confondus avec les futures « barbouzes » d’Algérie. Officiellement, il s’agit de mercenaires enrôlés par la province sécessionniste du Katanga, au sein du jeune Congo indépendant (ex-Congo belge) : des soldats « perdus », en délicatesse avec le pouvoir gaullien par hostilité envers sa politique algérienne, en quête de fortune et de gloire loin d’une métropole qui les aurait rejetés.
La supercherie perdurera plusieurs décennies, au point de tromper les historiens du gaullisme, qui auront tendance à les décrire comme des soldats de fortune aux loyautés fluctuantes, offrant leurs services au premier régime venu…


Date de mise en ligne : 21/12/2023

https://doi.org/10.3917/ls.colle.2021.01.0407

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