Article de revue

Quelques considérations sur le désir et le renoncement

Pages 23 à 26

Citer cet article


  • Dossier coordonné par Blanc, A.,
  • Morel, A.
  • et Chabert, C.
(2024). Quelques considérations sur le désir et le renoncement. Le Carnet Psy, 270(5), 23-26. https://shs.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2024-5-page-23?lang=fr.

  • Dossier coordonné par Blanc, Adrien.,
  • et al.
« Quelques considérations sur le désir et le renoncement ». Le Carnet Psy, 2024/5 N° 270, 2024. p.23-26. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2024-5-page-23?lang=fr.

  • Dossier coordonné par BLANC, Adrien,
  • MOREL, Alexandre
  • et CHABERT, Catherine,
2024. Quelques considérations sur le désir et le renoncement. Le Carnet Psy, 2024/5 N° 270, p.23-26. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2024-5-page-23?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Je remercie Vincent Vivès pour ses informations précieuses et pertinentes.
  • [2]
    Notamment dans « Pourquoi la guerre ? » (1932), « Totem et Tabou » (1913), « Le Malaise dans la culture » (1930), « Moïse et le monothéisme » (1939)·
  • [3]
    Traduits respectivement par Jean Laplanche par « renoncement » et « renonciation ».

Le mot « renoncement » est un faux ami : son usage banal en dicte le sens, facile à comprendre en apparence. Et pourtant le drame, voire la tragédie s’en emparent régulièrement : est-ce parce que ses implications religieuses portent l’ombre du sacrifice et de la douleur qui doit s’y attacher ? Parce que renoncer veut toujours dire sacrifier ? Et sacrifier quoi ? La réalisation des désirs, la satisfaction, le plaisir, la joie de vivre ? Et au nom de quoi ? De quels idéaux, de quelles promesses ? Et enfin et surtout renoncer pour qui ?
Dans cette perspective, les traitements analytiques pourraient être entendus comme entreprises de renoncement : au service de la frustration, ils permettraient de garantir une vie pulsionnelle bien tempérée, grâce à la soumission et au respect des principes et des règles qui en assurent l’effectivité. L’analyste pourrait ainsi être considéré comme un agent anti-conflictuel dans l’apaisement des tensions entre les fantasmes de désir et la défense, et par là même une forme de tranquillité narcissique paradisiaque ! Est-ce si sûr ?
À défaut de rendre immédiatement claire la notion de renoncement en psychanalyse en ayant recours à quelques citations ciblées, la recherche étymologique permettra peutêtre d’ouvrir d’autres voies ou au moins de commencer par un retour aux sources !
La base verbale de renoncement associe « renonce » au suffixe « ment » – qui vient de l’ablatif latin de « mens, mentis » c’est-à-dire « faculté intellectuelle », « esprit »…


Date de mise en ligne : 28/05/2024

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