Quelques considérations sur le désir et le renoncement
- Dossier coordonné par Adrien Blanc,
- Alexandre Morel
- et Catherine Chabert
Pages 23 à 26
Citer cet article
- Dossier coordonné par BLANC, Adrien,
- MOREL, Alexandre
- et CHABERT, Catherine,
- Dossier coordonné par Blanc, Adrien.,
- et al.
- Dossier coordonné par Blanc, A.,
- Morel, A.
- et Chabert, C.
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- et CHABERT, Catherine,
Notes
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[1]
Je remercie Vincent Vivès pour ses informations précieuses et pertinentes.
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[2]
Notamment dans « Pourquoi la guerre ? » (1932), « Totem et Tabou » (1913), « Le Malaise dans la culture » (1930), « Moïse et le monothéisme » (1939)·
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[3]
Traduits respectivement par Jean Laplanche par « renoncement » et « renonciation ».
Le mot « renoncement » est un faux ami : son usage banal en dicte le sens, facile à comprendre en apparence. Et pourtant le drame, voire la tragédie s’en emparent régulièrement : est-ce parce que ses implications religieuses portent l’ombre du sacrifice et de la douleur qui doit s’y attacher ? Parce que renoncer veut toujours dire sacrifier ? Et sacrifier quoi ? La réalisation des désirs, la satisfaction, le plaisir, la joie de vivre ? Et au nom de quoi ? De quels idéaux, de quelles promesses ? Et enfin et surtout renoncer pour qui ?
Dans cette perspective, les traitements analytiques pourraient être entendus comme entreprises de renoncement : au service de la frustration, ils permettraient de garantir une vie pulsionnelle bien tempérée, grâce à la soumission et au respect des principes et des règles qui en assurent l’effectivité. L’analyste pourrait ainsi être considéré comme un agent anti-conflictuel dans l’apaisement des tensions entre les fantasmes de désir et la défense, et par là même une forme de tranquillité narcissique paradisiaque ! Est-ce si sûr ?
À défaut de rendre immédiatement claire la notion de renoncement en psychanalyse en ayant recours à quelques citations ciblées, la recherche étymologique permettra peutêtre d’ouvrir d’autres voies ou au moins de commencer par un retour aux sources !
La base verbale de renoncement associe « renonce » au suffixe « ment » – qui vient de l’ablatif latin de « mens, mentis » c’est-à-dire « faculté intellectuelle », « esprit »…
Date de mise en ligne : 28/05/2024
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