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1. 1962 ou les paradoxes d’une fin de guerre dans la violence

Pages 13 à 28

Citer ce chapitre


  • Thénault, S.
(2013). 1. 1962 ou les paradoxes d’une fin de guerre dans la violence. Dans
  • P. Fort
  • et C. Chaulet Achour
La France et l'Algérie en 1962 (p. 13-28). Karthala. https://doi.org/10.3917/kart.fort.2013.01.0013.

  • Thénault, Sylvie.
« 1. 1962 ou les paradoxes d’une fin de guerre dans la violence ». La France et l'Algérie en 1962, Karthala, 2013. p.13-28. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-france-et-l-algerie-en-1962--9782811110475-page-13?lang=fr.

  • THÉNAULT, Sylvie,
2013. 1. 1962 ou les paradoxes d’une fin de guerre dans la violence. In :
  • FORT, Pierre-Louis
  • et CHAULET ACHOUR, Christiane,
La France et l'Algérie en 1962. Paris : Karthala. Lettres du Sud, p.13-28. DOI : 10.3917/kart.fort.2013.01.0013. URL : https://shs.cairn.info/la-france-et-l-algerie-en-1962--9782811110475-page-13?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/kart.fort.2013.01.0013


Notes

  • [1]
    Ce texte est une version remaniée du dernier chapitre de mon livre : Histoire de la guerre d’indépendance algérienne, Paris, Flammarion, coll. « champs », 2012 (rééd.)
  • [2]
    Cité par Redha Malek, L’Algérie à Évian. Histoire des négociations secrètes. 1956-1962, Paris, Le Seuil, 1995, p. 141.
  • [3]
    Le texte intégral figure en annexe du livre de Redha Malek, op. cit., p. 313-365.
  • [4]
    Ibid., p. 326.
  • [5]
    Sur l’OAS à Alger en 1962 : Sylvie Thénault, « L’OAS à Alger en 1962. Histoire d’une violence terroriste et de ses agents », Les Annales. Histoire, sciences sociales, 2008, n° 5, p. 977-1001.
  • [6]
    Sur l’OAS en général : Rémi Kauffer, OAS, histoire d’une guerre franco-française, Paris, Le Seuil, 2002 ; Anne-Marie Duranton-Crabol, L’OAS, la peur et la violence, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2012.
  • [7]
    Voir Daniel Lefeuvre, « Les pieds-noirs », in Mohammed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d’Algérie, 1954-2004, la fin de l’amnésie, Paris, Robert Laffont, 2004, p. 277-278 ; Pierre Daum, Ni valise, ni cercueil, Arles, Solin/Actes Sud, 2012.
  • [8]
    Cité par Daniel Lefeuvre, op. cit., p. 279.
  • [9]
    Le Monde du 7 juillet 1962, cité par Fouad Soufi, « Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962. Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire », in La Guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises, Paris, SFHOM, 2000, p. 669.
  • [10]
    Fouad Soufi, op. cit., p. 669.
  • [11]
    Jean-Jacques Jordi, Un silence d’État. Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie, Paris, Soteca, 2011, p. 96.
  • [12]
    Selon l’expression de Georges Balandier, dans « La situation coloniale : approche théorique », Cahiers internationaux de sociologie, 1951, vol. 11, p. 44-79.
  • [13]
    Benjamin Stora, « L’impossible neutralité des Juifs d’Algérie », in La Guerre d’Algérie, 1954-2004, op. cit., p. 287-316.
  • [14]
    Charles-Robert Ageron, « Les supplétifs algériens dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie », Vingtième Siècle, n°48, octobre-décembre 1995, p. 12.
  • [15]
    Sur le statut et les licenciements, voir Mohand Hamoumou, Et ils sont devenus harkis, Fayard, 1993 [rééd. 2001], p. 116 et 268.
  • [16]
    Charles-Robert Ageron, « Le “drame des harkis”. Mémoire ou histoire ? », Vingtième Siècle, n°68, octobre-décembre 2000, p. 4.
  • [17]
    Charles-Robert Ageron, « Le “drame des harkis”. Mémoire ou histoire ? », art. cit., p. 9 et 12.

La date du 19 mars 1962, celle du cessez-le-feu, au lendemain de la signature des accords d’Évian, signifia-t-elle la fin d’une guerre meurtrière ? En ce printemps 1962, les violences n’en finirent pas de tuer, même si les accords d’Évian avaient réglé le conflit entre les deux parties en présence, qui cessèrent de s’affronter. Ces accords d’Évian n’étaient que le point de départ d’un processus de sortie de guerre, en plusieurs étapes : après le cessez-le-feu était prévue une période d’administration provisoire, à l’issue de laquelle devait être organisé le référendum d’autodétermination – cette période ne devait pas excéder six mois. Les violences surgirent dans le no man’s land chronologique de la transition, entre le cessez-le-feu et le référendum. L’OAS, en effet, tenta d’exploiter la défaillance dans le maintien de l’ordre public et de la souveraineté que constituait cette période pour faire capoter le processus enclenché. Par ailleurs, les groupes armés algériens, faisant irruption dans un pays dégagé de la tutelle française et sur la voie de l’indépendance, contribuèrent aux violences et au désordre. À cette conjoncture particulière qui s’acheva par la tenue du référendum le 1er juillet 1962, succéda une guerre civile algérienne. Ce n’est qu’en septembre 1962 qu’un pouvoir indépendant put s’installer.
Les divergences franco-algériennes, qu’il importait de résoudre pour signer d’éventuels accords, étaient multiples. La question de la souveraineté sur le Sahara fut ainsi au cœur du différend entre les deux parties, dès leur première entrevue à Melun, en juin 1960. Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) était prêt à négocier des concessions économiques, mais il refusait de discuter la souveraineté algérienne sur le Sahara, alors que les Français envisageaient de le conserver et de limiter le territoire de l’Algérie indépendante à sa partie septentrionale…


Date de mise en ligne : 01/04/2016

https://doi.org/10.3917/kart.fort.2013.01.0013

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