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Chapitre 12. Le refus de soins, professionnalisme et soins du refus ?

Pages 181 à 206

Citer ce chapitre


  • Hazif-Thomas, C.,
  • Thomas, P.,
  • Walter, M.
  • et Glasson, C.
(2011). Chapitre 12. Le refus de soins, professionnalisme et soins du refus ? Dans
  • C. Hanon
  • et . Collectif
Devenir vieux : Les enjeux de la psychiatrie du sujet âgé (p. 181-206). Doin. https://doi.org/10.3917/jle.hanon.2011.01.0181.

  • Hazif-Thomas, Cyril.,
  • et al.
« Chapitre 12. Le refus de soins, professionnalisme et soins du refus ? ». Devenir vieux Les enjeux de la psychiatrie du sujet âgé, Doin, 2011. p.181-206. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/devenir-vieux--9782704013142-page-181?lang=fr.

  • HAZIF-THOMAS, Cyril,
  • THOMAS, Philippe,
  • WALTER, Michel
  • et GLASSON, Christilla,
2011. Chapitre 12. Le refus de soins, professionnalisme et soins du refus ? In :
  • HANON, Cécile
  • et COLLECTIF, ,
Devenir vieux Les enjeux de la psychiatrie du sujet âgé. Doin. Polémiques, p.181-206. DOI : 10.3917/jle.hanon.2011.01.0181. URL : https://stm.cairn.info/devenir-vieux--9782704013142-page-181?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/jle.hanon.2011.01.0181


Notes

  • [1]
    Celle-ci se présente généralement comme « une demande dont la réponse ne peut être différée ».
  • [2]
    Loi no 2011-803 du 5 juillet 2011.
  • [3]
    Amendement BUR no 328.
  • [4]
    Voir sur ce point l’intéressante contribution de Sylvie Maillard parlant à ce sujet d’indépendance médicale en état de mort cérébrale dans son article « La déontologie médicale : chronique d’un trouble bipolaire », NPG, Vol. 11, no 62, avril 2011.

Le principe d’égalité constitue à l’évidence l’un des principaux foyers de tension de nos sociétés contemporaines pour le professeur Robert qui se demande si plutôt qu’à la liberté, les démocraties d’aujourd’hui ne préféreraient pas l’égalité [1]. Le principe d’égalité et le droit à la protection de la santé sont rappelés dans le onzième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.« La Nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. » La Constitution actuelle de 1958 y renvoie explicitement. Indépendamment de l’honnêteté des positionnements de chacun, le refus de soins est volontiers perçu par celui qui l’exerce comme un droit habillé d’une autorité personnelle, mais est aussi perçu par celui qui l’éprouve, le médecin qui entend se consacrer à son malade, comme une manière déloyale de ne pas accepter ses propositions de soins ou d’examens. A contrario, lorsque le malade comprend qu’il n’aura pas accès à certains soins, cette « défection » ne peut-elle être assimilée à une rupture du contrat de soins, et plus subjectivement ne peut-elle être perçue comme une mise à l’épreuve radicale de la relation médecin-malade ? Typiquement la situation est celle d’un conflit de loyauté appliqué à la relation humaine engagée entre le médecin et le malade. Le conflit de loyauté peut se définir comme un conflit de valeurs né de l’impossibilité de choisir clairement entre deux situations possibles, soulevant des préoccupations contraires mais importantes…


Date de mise en ligne : 08/02/2021

https://doi.org/10.3917/jle.hanon.2011.01.0181

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