Article de revue

La symbolisation, les dessous d’une bonne santé psychique

Pages 53 à 58

Citer cet article


  • Mounier, L.
(2021). La symbolisation, les dessous d’une bonne santé psychique. Le Journal des psychologues, 392(10), 53-58. https://doi.org/10.3917/jdp.392.0053.

  • Mounier, Laureen.
« La symbolisation, les dessous d’une bonne santé psychique ». Le Journal des psychologues, 2021/10 n° 392, 2021. p.53-58. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2021-10-page-53?lang=fr.

  • MOUNIER, Laureen,
2021. La symbolisation, les dessous d’une bonne santé psychique. Le Journal des psychologues, 2021/10 n° 392, p.53-58. DOI : 10.3917/jdp.392.0053. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2021-10-page-53?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/jdp.392.0053


Le verbe « symboliser » vient du grec « joindre, approcher ». Dans la Grèce antique, les amis avaient pour habitude de casser un objet lorsqu’ils se séparaient et de réunir les deux morceaux lors de leurs retrouvailles. Dans le langage courant, cela signifie « exprimer quelque chose par un symbole, le représenter par une image symbolique » (Larousse). Il s’agit donc ici de tenter de lier deux éléments ensemble, « d’unir le contenu manifeste au contenu latent » (Laplanche, Pontalis, 1967). La notion de « symbolisation » est un concept phare en psychanalyse, mais, malgré de nombreux travaux, cette notion reste encore difficile à définir. Nous allons ici nous intéresser à l’origine de ce terme, à ses premières théorisations, puis à des travaux plus récents.
Sigmund Freud a introduit le symbolisme dans un texte de 1891 sur l’aphasie, dans lequel il met en lien la représentation de mot et la représentation de chose. Par la suite, il abordera le travail du rêve pour introduire le concept du symbolique. Celui-ci serait à l’œuvre par le biais de la censure. Certains contenus, trop violents pour parvenir à la conscience, sont modifiés ou remplacés par d’autres contenus moins envahissants et donc plus admissibles. La symbolisation revêt ainsi différentes formes, telles que le déplacement ou la condensation. Selon Sigmund Freud, chaque sujet a son propre champ symbolique ; en revanche, les thèmes ne sont pas nombreux. Il s’agit du corps, de la naissance, des parents, de la mort, de la nudité et de la sexualité…


Date de mise en ligne : 15/11/2021

https://doi.org/10.3917/jdp.392.0053

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