Article de revue

Bébés de parents aux fonctionnements pervers : blessures et meurtrissures

Pages 181 à 185

Citer cet article


  • Le Nestour, A.
  • et Apter, G.
(2012). Bébés de parents aux fonctionnements pervers : blessures et meurtrissures. L'information psychiatrique, 88(3), 181-185. https://doi.org/10.1684/ipe.2012.0910.

  • Le Nestour, Annick.
  • et al.
« Bébés de parents aux fonctionnements pervers : blessures et meurtrissures ». L'information psychiatrique, 2012/3 Volume 88, 2012. p.181-185. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2012-3-page-181?lang=fr.

  • LE NESTOUR, Annick
  • et APTER, Gisèle,
2012. Bébés de parents aux fonctionnements pervers : blessures et meurtrissures. L'information psychiatrique, 2012/3 Volume 88, p.181-185. DOI : 10.1684/ipe.2012.0910. URL : https://stm.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2012-3-page-181?lang=fr.

https://doi.org/10.1684/ipe.2012.0910


1Nous avons repris, en le modifiant, le titre de ce magistral livre de Léopold Shengold : Meurtre d’âme [4]. Cet ouvrage décrit parfaitement des mécanismes pervers parentaux, qui peuvent mutiler gravement la vie psychoaffective de leurs enfants ou les conduire dans la répétition aux mêmes processus relationnels.

2Nous retrouvons dans ce livre de nombreuses analogies avec nos propres travaux, évoquant les souffrances des bébés et les vicissitudes de leur construction psychique dans des familles aux fonctionnements narcissiques ou pervers que nous prenons en charge. Les dysfonctionnements de ces relations parentales perverses impactent très tôt leurs interactions avec leurs bébés, ainsi que la mise en place chez ceux-ci de processus de défense massifs pour ne pas trop souffrir. Nous aurions préféré au titre du livre de Shengold : l’Ame Meurtrie ou selon l’expression de Dickens : « le vide de mon cœur terrifié ».

3En effet « l’âme » des personnages littéraires cités (Kipling, Dickens, Tchekhov, Orwell) ne peut être totalement détruite puisque subsiste en eux une créativité artistique. Nous ne méconnaissons pas les forfaits les plus terribles qu’induise généralement la perversion : l’inaffectivité, l’abrasion de la pensée, la dévitalisation de l’esprit contrastant avec l’avidité à perpétuer des situations imprégnées de mécanismes sadomasochiques. Le roman d’Oscar Wilde : Le Portrait de Dorian Gray [5] en est aussi un tragique et merveilleux exemple.

4Il nous faut imaginer que pour écrire de tels mots peu facilement énonçables, les auteurs étudiés par Shengold sont des résilients ; malgré une enfance dramatique, ils ont développé des dons particuliers. Comment ont-ils pu, malgré leur âme meurtrie et non anéantie, tirer parti de résurgences de créativité pour sortir de l’enfer de leur enfance en préservant sinon une vie affective dans leur vie, du moins dans leurs œuvres.

5L’écriture est une « tentative/tentation pour comprendre l’humain et non se perdre et endosser les forces du malin » selon l’expression de Roussillon. Comment aux extrêmes de l’humain dans leur enfance, ces auteurs pouvaient-ils imaginer les pires détresses, mais aussi parfois les plus vives passions, comment pouvaient-ils les nommer et les décrire ? Comment nos bébés survivent-ils ou sont-ils abrasés dès leurs premières semaines ou mois dans les interactions avec des parents où dominent les fonctionnements pervers et narcissiques ?

6Lorsque prédominent des modalités parentales narcissiques ou sur des modes pervers, les interactions présentent deux phénomènes puissants intriqués dans la relation : « le trop du trop et le trop de trop peu ». Nous imaginons que le « trop peu » provoque les mêmes conséquences que le « trop de trop » : l’anéantissement ou la mise en veilleuse des sensations corporelles puis émotionnelles et l’impossibilité d’intégration et de liaison avec les représentations correspondantes. L’abandon, le rejet, c’est-à-dire le gel, provoquent les mêmes brûlures que l’intrusion (un glaçon ne vous fait-il pas un effet de brûlure ?). Ces processus d’excitation excessive dans les interactions inhibent le développement de leur bébé et suscitent chez lui des défenses massives pour échapper à l’intensité des tensions insupportables (tableau 1).

Tableau 1

Styles interactifs parent-bébé

Tableau comparatif des interactions parent-bébé avec des descriptions détaillées des comportements et des réponses.
Côté mère Côté bébé Pauvreté des modalités interactives Diminution voire abolition des contacts œil à œil Réponse de détournement passif ou actif visuel du bébé Diminution des stimulations tactiles Portage à distance et sans plaisir Troubles toniques : hypo- ou hypertonie Tension et raideur (opisthotonos) Diminution des incitations sonores et vocales Pas d’imitation mimétique Atonie faciale, pas de jeux vocaux Décharge de cris Augmentation de la mise à distance globale du bébé Bébé en retrait, bébé déprimé Perte des initiatives Stimulations excessives et inadéquates Moments brefs de sur-stimulation Réactions toniques très augmentées et hétérogènes Rapprochés trop excitants Décharges motrices anarchiques : (agitation désordonnée pédalage) ou retraits passifs et massifs Demandes excessives inadaptées à l’âge (corporelles, motrices, émotionnelles) Troubles psychosomatiques (sommeil, alimentation…) Défauts d’interprétation du bébé Incompréhension des besoins corporels ou refus d’y répondre Extinction et brouillage des messages Défauts de traduction émotionnelle car trop reliés aux expériences du passé Bébé soumis hyper-ajustable ou au contraire répondant de manière explosive Imprévisibilité majeure parentale avec alternance rapide de messages ininterprétables et contradictoires Dans le chaos, les réponses deviennent énigmatiques, par impossibilité d’anticipation ; un persécuteur potentiel grandit !

Styles interactifs parent-bébé

7Ainsi, pour nous, ces processus actifs ou passifs physiques émotionnels voire sexuels induisent une sur-érotisation des zones corporelles avec une torture mentale plus ou moins massive. Nous sommes d’accord avec l’article d’Albert Criville dans la NRP : « l’Amour de la Haine » (À corps et à cris) [1] sur leur retentissement dans la future sexualité adulte de ces bébés. L’érotisation sadomasochique des premières relations pour sortir de l’indifférence est la caractéristique fondamentale de ces bébés. Pour continuer d’exister, le bébé se dérobe dans le retrait ou bien il décharge dans les pleurs, les colères et la rage ; ce qui renforce bien sur son aspect persécutoire pour ses parents. Le bébé ne peut satisfaire les besoins parentaux, qui méconnaissent voire méprisent ses manifestations. L’alternance du « trop ou du trop peu » suscite une construction psychique en miroir chez le bébé avec une anticipation impossible et réciproque, qui renforce la spirale interactionnelle toxique.

8Comme nous l’avions affirmé [3], quand l’excitation est excessive, imprévisible et submergeante, s’installe le gel de la sidération traumatique. Ne pas vivre l’agonie primitive, ne pas ressentir la terreur et l’effroi de menaces d’annihilation devient le travail psychique primordial. Se retirer de la scène ou se retirer de soi-même, en asséchant la soif pour l’objet et/ou en amputant ses propres élans de développement initie un ouvrage de sape impératif. Ne plus être malmené par la surchauffe excitante du chaos : créer du vide et/ou investir la douleur des brûlures de l’incendie.

9L’espoir d’actions positives du bébé sur le monde s’amoindrit. Comment pourrait-il s’engager pleinement sans briser ses élans relationnels ? Son impossible anticipation conduit, soit à la soumission totale, soit à une méfiance paranoïaque grandissante.

10Le parent semble dire : « je peux te consoler si tu es moi, tu peux exister seulement de façon mimétique : tu m’incorpores et en retour je m’identifie à toi ; sinon tu es l’horrible enfant que je crains d’avoir été et que j’ai tué en moi ».

11L’identification à l’agresseur nous paraît un processus de défense plus sophistiqué bien que terriblement contraignante pour l’enfant mais plus mobilisable dans nos traitements que l’idéalisation et la complicité avec le bourreau (un excellent film de Liliana Cavani : Portier de nuit, en est un remarquable exemple). La colère et la rage peuvent s’éteindre aussi dans la cruauté tendre et complice de jeux répétitifs d’étreintes toxiques.

12Ne pas investir ou investir à minima pour être le moins déçu, telle est finalement la philosophie de ces enfants, mais probablement aussi celle de leurs parents dans leur propre passé.

13Nous nommerons brièvement trois typologies de déni, plus ou moins invasives, qui permettent de survivre dans un monde plus ou moins inhumain, obscurci par les ombres parentales persécutrices actuelles et du passé :

  • le phénomène le plus massif consiste dans le déni de la perception (le verlungen freudien) « il ne s’est rien passé, il n’y a jamais eu de victime, il n’y a jamais eu de bourreau ». C’est la fameuse « expérience traversée mais non vécue » de D.W. Winnicott. L’idéalisation adhésive totale peut fonctionner « tant qu’à être malin, être le plus malin » (expression de R. Roussillon) ! L’incorporation inconsciente du persécuteur peut aussi être contre-investie par son idéalisation. Des comportements sadiques automatisés peuvent même être majorés à la génération suivante dans une surenchère mutilante de soi et de l’autre ;
  • le déni des ressentis des éprouvés corporels et sensoriels et celui de leur source ([dé]négation freudienne ou verneinung) est un deuxième stratagème défensif implacable. Comme si le bébé pouvait dire « même pas mal » alors qu’il craint d’être l’auteur des attaques. L’indistinction inconsciente de l’agresseur et de l’agressé conduit en général à la mégalomanie avec une maîtrise omnipotente occultant la détresse. Je cite pour exemple cet enfant de deux ans et quelques mois, qui me saluait avec un retentissent « con Le Nestour » et giflait sa mère sans que celle-ci ne proteste. Il me fallait sauvegarder une empathie surhumaine pour comprendre qu’il mimait les scènes violentes conjugales peu à peu intériorisées. Sans cette empathie, il aurait pu déjà être classé dans les insupportables avec zéro de conduite ;
  • le déni des affects par blindage avec clivages multiples est un troisième mode de défense. Des affects ont pu être éprouvés mais vite abrasés sans être totalement pris en compte : « je suis touché et j’en ai honte ; mais si je suis terrorisé, c’est que je l’ai mérité ». Le retournement sur soi de l’agressivité voire de la cruauté conduit à des comportements expiatoires : « je suis vraiment un mauvais enfant, je dois être puni ». Aux pays des affects insupportables et ingérables, la honte et la culpabilité l’emportent : « il m’a battu, cela me soulage » (en miroir du parent qui annonce « si je te tape c’est pour ton bien »).
L’amalgame et la graduation de ces trois types de mécanismes de déni créent le socle de troubles de la personnalité avec des composantes sadomasochiques d’intensité plus ou moins puissante mais avec peut-être la sauvegarde de ressources créatives.

14Les processus cognitifs du bébé peuvent être eux-mêmes attaqués ; les bases somatopsychiques des processus d’exploration dans le domaine psychomoteur et leurs conséquences dans les intrications psychoaffectives conduisent très souvent à une diminution de l’attention, de la concentration et parfois au syndrome d’hyperactivité. Dans la clinique d’enfants plus grands, nous retrouvons ces mêmes symptômes, parfois inversés : inhibitions, désintérêts ou à l’inverse surinvestissement intellectuel aux dépends d’autres domaines de développement. Des enfants qualifiés de surdoués auraient peut-être voulu survivre dans leurs performances (être excellents pour ne pas être rien ?). La dysharmonie dans les différents domaines d’investissement reste une caractéristique évidente de ces bébés, devenus enfants.

15Nous avons beaucoup évoqué les relations des mères avec leur bébé dans l’actuel. Je veux souligner aussi qu’in fine, la détresse et les carences de ces mères dans leur enfance les avaient conduites à reporter leurs espoirs sur leur père en les surinvestissant. Elles recherchaient de manière illusoire que celui-ci répare le « trop ou le manque ». En général, cette recherche d’apaisement échouait car leur père était lui-même inexistant ou surexcitant. Ces femmes devenues mères s’assujettissent souvent au sadisme de leur conjoint, répétant des relations chaotiques avec leur bébé avec les mêmes difficultés de gestion de l’excitation interne. Dans certaines configurations, l’alliance inconsciente au conjoint permet qu’il usurpe le rôle maternel ; des abus sexuels peuvent en découler. Lorsqu’un père commet un inceste, il semble pour ainsi dire « entrer dans la peau de la mère ». La mère devient complice de l’intrusion voire l’initie. L’un des effets traumatiques du crime est le renvoi de l’enfant à une place usurpée. Confusion des sexes et confusion des générations doivent être l’objet de toute notre attention et de nos soins dans nos traitements.

16La regrettée Joyce Mac Dougall et René Roussillon ont beaucoup travaillé et plaidé pour des soins aux limites de la normalité. Ils ont insisté sur une activité renforcée de l’analyste pour aller au-devant des détresses infantiles de leurs patients pour rendre narrables, représentables et analysables des zones du fonctionnement psychique oblitérées défensivement par des passages à l’acte. Nous avons voulu nous engager dans des traitements précoces des parentalités limites en créant des cadres de traitement bifocaux parents/bébés. Quels bébés, quels enfants ont été ces parents pervers ? Nous les écoutons patiemment dans nos traitements en pré- et postnatal.

17Ainsi, Madame G. découvre peu à peu, dans la thérapie durant sa grossesse, les dysfonctionnements de ses parents. Soumise très trop à leur folie perverse, elle ne pourra que progressivement retrouver ce qu’elle appelle « quelques petits mauvais souvenirs ». Par exemple, elle passait ses jeudis toute seule à la maison depuis l’âge de six ans, sans consignes précises. Elle raconte qu’un jour elle a ouvert à un homme et n’a pu se protéger qu’en hurlant par la fenêtre. Sa mère, (grande agoraphobe) lui confiait le chien à promener le soir dans l’obscurité mais dès la moindre minute de retard, les punitions physiques tombaient ! Dans une séance, Madame G. raconte avec culpabilité qu’elle a enduit les doigts rongés de son premier fils avec de la teinture d’iode puis brusquement se rappelle que sa mère trempaient les siens dans l’eau de javel ! Tentant de recomposer son passé, elle nous livrera des « anecdotes » analogues dont elle minimise l’impact traumatique. Un jour lui revient ce qu’elle appelle encore un « petit évènement ». À deux ans et demi, elle est hospitalisée trois mois dans un service de grands brûlés. Elle s’était électrocutée : « c’était ma faute, je n’avais pas à m’approcher du fer électrique ». La mère négligente s’était absentée de longues minutes et au retour lui avait flanqué une bonne raclée. Le père « charmant » invitait ses maîtresses à déjeuner servies par son épouse. Madame affirme « j’avais tous les accessoires, il me gâtait peut-être pour me tromper ; mais je n’ai jamais eu l’essentiel ». La thérapie poursuivie en post-partum montrait un bébé, Carlita, surinvestie également par le conjoint et les deux frères aînés. Carlita devient peu à peu tyrannique… comme la grand-mère maternelle dont madame continue à s’occuper comme une enfant. Celle-ci n’a pourtant que 60 ans sans aucun handicap ; nous apprendrons que pour faire face à ses phobies multiples, l’autocar de son travail s’arrêtait devant chez elle… Madame G. continue à faire pour elle « le taxi ».

18Les mères ordinaires introduisent dans leurs jeux habituels, malgré leur tendresse, une petite dose de sadomasochisme. Dans le jeux des marionnettes, les mains de la mère disparaissent puis reviennent. Dans le jeu du bateau sur l’eau, une brève parodie de chute met le bébé hors de la sécurité maternelle. Les jeux de cache-cache plus ou moins partiels puis globaux témoignent eux aussi de la mère initiatrice de la liaison amour/agressivité : absence/disparition pour construire une intrication pulsionnelle suffisamment tempérée. La cuillère qui tombe et retombe ; l’écrasement des pâtés de sable et la chute des tours de cubes deviendront le témoin de la reproduction élaboratrice de ce type de jeux où l’enfant reprend à son compte ces mécanismes de liaison (nous pensons bien sûr au célèbre For-Da de Freud [2]). Nous sommes loin de l’exploitation perverse de certains parents, qui tournent en dérision, humilient ou dénoncent comme méchanceté/cruauté ce type de jeux chez leurs enfants. Pour ces parents, leur méconnaissance des sentiments de rage ou d’impuissance que peut vivre leur bébé est en miroir de leur propre détresse et impuissance infantile face aux interprétations maléfiques de leurs propres parents. L’évitement de ce type de jeux par ces parents témoigne également de paralysie inhibitrice en raison d’affects sous-jacents jugés trop dangereux.

19Ainsi, à neuf mois, Carlita est qualifiée d’exigeante et tyrannique par sa mère (Carlita avait été abondamment choyée et servie par tous les membres de la famille). En séance, quand nous organisons un jeu de circulation du ballon, Carlita le rapte et nous regarde avec défi. Nous l’excluons momentanément du jeu, empêchant simultanément sa mère de bondir comme pour sauver sa fille. Madame a du mal à continuer le jeu avec nous. Après trois séances, qui coutent bien des efforts à la mère et à la fille, la balle circulera librement au grand plaisir de toutes. Carlita devant ma fermeté empathique m’avait craché, comme un chat, à la figure. La mère avec humour avait réagi par un rire joyeux !

20Pour conclure, sans méconnaître l’érotisation inclue dans le sadomasochisme, nous croyons à la suite de Freud qu’une pure culture de l’instinct de mort n’existe pas, y compris dans une compulsion de répétition même la plus aveugle. Il nous faut imaginer que des âmes meurtries infligent blessures et meurtrissures peut-être pour mieux les comprendre en les liant avec les forces de vies et de développement de leur bébé actuel. Pouvons-nous alors réactiver de l’espoir, pour gérer l’impensable de terribles détresses ingérables en soi et inoculer activement dans d’autres (le bébé ou les thérapeutes) ? Les thérapeutes dérivent sur eux les projections toxiques, permettant au bébé d’utiliser ses forces créatives. Les thérapeutes espèrent abattre les bourreaux et leurs complices tandis que les parents s’identifient à l’empathie et à la créativité des thérapeutes et du bébé lui-même.

21Ils ne pourront plus dire comme le narrateur du livre J’irai cracher sur vos tombes (Vernon Sullivan ou Boris Vian 1947) alors qu’il s’apprêtait à commettre deux meurtres : « Je ne coupais rien derrière moi. Jusqu’ici j’avais vécu sans aucune difficulté et sans connaître l’incertitude… mais cette histoire commençait à m’exciter et ça tournait moins rond que d’habitude. J’aurais voulu régler tout ça et m’occuper d’autre chose. Je regardais tout autour pour voir si je n’oubliais rien ».

22Conflits d’intérêts : aucun.

Références

  • 1
    Criville A. À corps et à cris. In : L’Amour de la haine. Paris : Gallimard, 1986 (NRP ; XXXIII).
  • 2
    Freud S. Au-delà du principe de plaisir. Œuvres complètes, tome XV. Paris : PUF, 1996.
  • 3
    Le Nestour A, Apter-Danon G, Heroux C, et al. « Parentalités limites et prises en charges thérapeutiques ». In : Psychiatrie de l’enfant, livre 1. Paris : PUF, p. 125-177.
  • 4
    Shengold L. Meurtres d’âme. Paris : Calmann-Lévy, collection « Le Passé recomposé », 1998.
  • 5
    Wilde O. Le Portrait de Dorian Gray. Paris : Garnier-Flammarion, 2006.

Mots-clés éditeurs : cas clinique, développement psychique, identification à l'agresseur, narcissisme, nourrisson, perversion, relation parent-enfant

Date de mise en ligne : 15/11/2012

https://doi.org/10.1684/ipe.2012.0910