Article de revue

Savoirs et action publique : un mariage de raison ?

L'expertise en chantier

Pages 112 à 124

Citer cet article


  • Cadiou, S.
(2006). Savoirs et action publique : un mariage de raison ? L'expertise en chantier. Horizons stratégiques, 1(1), 112-124. https://doi.org/10.3917/hori.001.0112.

  • Cadiou, Stéphane.
« Savoirs et action publique : un mariage de raison ? : L'expertise en chantier ». Horizons stratégiques, 2006/1 n° 1, 2006. p.112-124. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-horizons-strategiques-2006-1-page-112?lang=fr.

  • CADIOU, Stéphane,
2006. Savoirs et action publique : un mariage de raison ? L'expertise en chantier. Horizons stratégiques, 2006/1 n° 1, p.112-124. DOI : 10.3917/hori.001.0112. URL : https://shs.cairn.info/revue-horizons-strategiques-2006-1-page-112?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/hori.001.0112


Notes

  • [1]
    Précisons que l’expertise scientifique mobilise et intéresse des agents aux statuts variés (chercheurs, consultants, chargés de mission d’officines gouvernementales, etc.) qui peuvent revendiquer la détention d’une connaissance savante. Elle ne saurait, par conséquent, se rapporter au seul monde académique.
  • [2]
    De la même manière, A. Lalande souligne que l’information revêt un double sens : il s’agit de « faire connaître quelque chose à quelqu’un » mais aussi de « donner forme à une matière » (Lalande, 1951).
  • [3]
    On pourrait ici citer l’exemple des « nouveaux géographes » largement mobilisés par la DATAR (Massardier, 1996) ou les aménageurs investis dans l’expertise des politiques urbaines (Cadiou, 2005).
  • [4]
    Cette difficulté à identifier des résultats apparents est sans nul doute à l’origine de l’ambivalence des jugements portés sur l’expertise allant, pour caricaturer, de la dénonciation d’un savoir « alibi » à un savoir inapte à être injecté dans les processus décisionnels (Théry, 2005).
  • [5]
    On pourrait également citer la Direction de la recherche, de l’évaluation, des études et des statistiques (DARES) au ministère des Affaires sociales et de la Santé.
  • [6]
    Centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères, Centre d’étude et de prospective du ministère de l’Intérieur, Centre de prospective et de veille scientifique du ministère de l’Équipement.
  • [7]
    Soit respectivement : l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure au ministère de l’Intérieur, le Plan urbain construction et architecture au ministère de l’Équipement, la Mission interministérielle recherche-expérimentation au ministère des Affaires sociales, le Centre d’études en sciences sociales de la défense au ministère de la Défense. Sur ces dispositifs hybrides, cf. Bezes, Chauvière, Chevallier, Montricher et Ocqueteau, 2005.
  • [8]
    La mise en place, en 1990, d’un Comité interministériel de l’évaluation accompagné d’un Conseil scientifique de l’évaluation en constitue une illustration : l’évaluation étant destinée aux élites politico-administratives centrales et contrôlée par elles.
  • [9]
    Notons que ces agences concernent encore principalement des domaines particuliers (risques technologiques, naturels, sanitaires) mobilisant pour l’essentiel des savoirs issus des sciences dites « dures ». 
  • [10]
    On saisit alors l’importance accordée par les think tanks à leur communication (ouvrages, working papers, newsletters, site Internet, articles de presse, conférences, déjeuners et dîners?), dictée autant par des impératifs de persuasion que par la quête de financements. La communication est si importante qu’elle est souvent prise en charge par des équipes de professionnels travaillant explicitement le lien aux médias, mais aussi aux institutions et forces politiques dans le but de « vendre » les idées produites et de trouver des clients potentiels.
  • [11]
    Précisons qu’en Europe, c’est l’Allemagne qui connaît le plus grand nombre de think tanks (Carpentier-Tanguy, 2006).
Français

Résumé :

Cet article s’interroge sur le sens que revêt l’expertise et les évolutions qui l’affectent. S’appuyant sur une revue de littérature, il part du décalage entre l’écho croissant rencontré par cette notion et les incertitudes entourant son identification. L’expertise renvoie à une fonction d’interface qui constitue dans le même temps les conditions de sa variété et de sa fragilité. De ce point de vue, la comparaison de contextes institutionnels différents (les États-Unis et l’Union européenne) permet de saisir la diversité des formes et des usages de l’expertise. À rebours, elle rend compte des spécificités de la situation française même si l’auteur identifie des transformations récentes qui décloisonnent le mode administratif classique de mobilisation de l’expertise. 

Mots-clés :

  • expertise
  • connaissance
  • think tank
  • commande
  • procédure

Mots-clés éditeurs : commande, connaissance, expertise, procédure, think tank


Date de mise en ligne : 01/06/2007

https://doi.org/10.3917/hori.001.0112

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