Chapitre d’ouvrage

X. Toi et moi, une distance calculée

Les pratiques de quantification algorithmiques sur Tinder

Pages 249 à 267

Citer ce chapitre


  • Pidoux, J.
(2019). X. Toi et moi, une distance calculée Les pratiques de quantification algorithmiques sur Tinder. Dans
  • Y. Calbérac,
  • O. Lazzarotti,
  • J. Lévy
  • et M. Lussault
Carte d'identités : L'espace au singulier (p. 249-267). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.povoa.2019.01.0249.

  • Pidoux, Jessica.
« X. Toi et moi, une distance calculée : Les pratiques de quantification algorithmiques sur Tinder ». Carte d'identités L'espace au singulier, Hermann, 2019. p.249-267. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/carte-d-identites--9791037001535-page-249?lang=fr.

  • PIDOUX, Jessica,
2019. X. Toi et moi, une distance calculée Les pratiques de quantification algorithmiques sur Tinder. In :
  • CALBÉRAC, Yann,
  • LAZZAROTTI, Olivier,
  • LÉVY, Jacques
  • et LUSSAULT, Michel,
Carte d'identités L'espace au singulier. Paris : Hermann. Colloques de Cerisy, p.249-267. DOI : 10.3917/herm.povoa.2019.01.0249. URL : https://shs.cairn.info/carte-d-identites--9791037001535-page-249?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/herm.povoa.2019.01.0249


Notes

  • [1]
    Cette documentation technique est en libre accès sur le site de Google Patent ainsi que sur le site américain « United States Patent and Trademark Office ».
  • [2]
    En anglais, ground-truth.
  • [3]
  • [4]
    Cela résout le problème du « cold start » récurrent en informatique.
  • [5]
    Ces affirmations apportent des indices sur la vérité terrain qui méritent d’être approfondies dans une autre analyse. Cela serait le moyen pour Tinder d’évaluer les inférences du système en les comparant avec les observations « réelles » du terrain.
  • [6]
    Bien qu’il est possible de rechercher un profil du même sexe sur Tinder, les opérations de quantification pour ce type de relations ne sont pas explicitées dans le brevet.

Quand un usager se rend sur une application de rencontres, le contact avec une autre personne est possible grâce à plusieurs médiations qui interviennent en amont. Pourtant, elles ne sont pas visibles pour l’utilisateur.
Derrière les interfaces de rencontre en ligne, des processus techniques sont mobilisés. Il existe des langages de programmation, des algorithmes, des fonctions permettant de capter des données des utilisateurs tels que des boutons ou des hyperliens, ainsi que des bases de données et des serveurs pour les sauvegarder. Une application peut être également connectée à d’autres plateformes partenaires. Les applications varient en termes de design, contenu et infrastructure. C’est ainsi que l’expérience du dating prend forme.
Lorsque l’on observe la multiplicité de calculs impliquée et la masse de données comptabilisée par les applications (Albury et al., 2017), il paraît utile d’analyser la complexité technique dont ces plateformes font preuve.
Dans la littérature des sciences de l’information, les travaux sur les applications de rencontres se penchent sur la performance. Par exemple, l’analyse du « succès » de matching à partir des échanges par message entre utilisateurs (Zhang et Yasseri, 2016), l’amélioration du système de recommandation de profils sur la base d’un score de réciprocité de contact (Peng et al., 2016), l’introduction d’un modèle de matching probabiliste qui se base sur les préférences inférées selon des échanges textuels (Tu et al., 2014), la résolution du problème d…


Date de mise en ligne : 28/04/2021

https://doi.org/10.3917/herm.povoa.2019.01.0249

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