X. Toi et moi, une distance calculée
Les pratiques de quantification algorithmiques sur Tinder
- Par Jessica Pidoux
Pages 249 à 267
Citer ce chapitre
- PIDOUX, Jessica,
- CALBÉRAC, Yann,
- LAZZAROTTI, Olivier,
- LÉVY, Jacques
- et LUSSAULT, Michel,
- Pidoux, Jessica.
- Pidoux, J.
- Y. Calbérac,
- O. Lazzarotti,
- J. Lévy
- et M. Lussault
https://doi.org/10.3917/herm.povoa.2019.01.0249
Citer ce chapitre
- Pidoux, J.
- Y. Calbérac,
- O. Lazzarotti,
- J. Lévy
- et M. Lussault
- Pidoux, Jessica.
- PIDOUX, Jessica,
- CALBÉRAC, Yann,
- LAZZAROTTI, Olivier,
- LÉVY, Jacques
- et LUSSAULT, Michel,
https://doi.org/10.3917/herm.povoa.2019.01.0249
Notes
-
[1]
Cette documentation technique est en libre accès sur le site de Google Patent ainsi que sur le site américain « United States Patent and Trademark Office ».
-
[2]
En anglais, ground-truth.
-
[3]
Voir définition sur : https://www.uspto.gov/learning-and-resources/glossary#sec-e.
-
[4]
Cela résout le problème du « cold start » récurrent en informatique.
-
[5]
Ces affirmations apportent des indices sur la vérité terrain qui méritent d’être approfondies dans une autre analyse. Cela serait le moyen pour Tinder d’évaluer les inférences du système en les comparant avec les observations « réelles » du terrain.
-
[6]
Bien qu’il est possible de rechercher un profil du même sexe sur Tinder, les opérations de quantification pour ce type de relations ne sont pas explicitées dans le brevet.
Quand un usager se rend sur une application de rencontres, le
contact avec une autre personne est possible grâce à plusieurs médiations qui interviennent en amont. Pourtant, elles ne sont pas visibles
pour l’utilisateur.
Derrière les interfaces de rencontre en ligne, des processus techniques
sont mobilisés. Il existe des langages de programmation, des algorithmes,
des fonctions permettant de capter des données des utilisateurs tels
que des boutons ou des hyperliens, ainsi que des bases de données et
des serveurs pour les sauvegarder. Une application peut être également
connectée à d’autres plateformes partenaires. Les applications varient
en termes de design, contenu et infrastructure. C’est ainsi que l’expérience du dating prend forme.
Lorsque l’on observe la multiplicité de calculs impliquée et la masse
de données comptabilisée par les applications (Albury et al., 2017), il
paraît utile d’analyser la complexité technique dont ces plateformes
font preuve.
Dans la littérature des sciences de l’information, les travaux sur les
applications de rencontres se penchent sur la performance. Par exemple,
l’analyse du « succès » de matching à partir des échanges par message
entre utilisateurs (Zhang et Yasseri, 2016), l’amélioration du système
de recommandation de profils sur la base d’un score de réciprocité de
contact (Peng et al., 2016), l’introduction d’un modèle de matching
probabiliste qui se base sur les préférences inférées selon des échanges
textuels (Tu et al., 2014), la résolution du problème d…
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