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1. Qu’est-ce que l’alchimie ?

Pages 7 à 10

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  • Kahn, D.
(2017). 1. Qu’est-ce que l’alchimie ? L’alchimie à livres ouverts : En quête des secrets de la matière : livres et manuscrits du XVIe au XXe siècle (p. 7-10). Hermann. https://shs.cairn.info/l-alchimie-a-livres-ouverts--9782705694630-page-7?lang=fr.

  • Kahn, Didier.
« 1. Qu’est-ce que l’alchimie ? ». L’alchimie à livres ouverts En quête des secrets de la matière : livres et manuscrits du XVIe au XXe siècle, Hermann, 2017. p.7-10. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-alchimie-a-livres-ouverts--9782705694630-page-7?lang=fr.

  • KAHN, Didier,
2017. 1. Qu’est-ce que l’alchimie ? In : L’alchimie à livres ouverts En quête des secrets de la matière : livres et manuscrits du XVIe au XXe siècle. Paris : Hermann. Hors collection, p.7-10. URL : https://shs.cairn.info/l-alchimie-a-livres-ouverts--9782705694630-page-7?lang=fr.

Définir l’alchimie n’est pas si facile. Au xive siècle, un alchimiste italien, Pietro Bono (en latin Petrus Bonus), en donne la définition suivante : « L’alchimie est la science qui permet de connaître entièrement les principes de tous les métaux, leurs causes, leurs propriétés et leurs maladies, et de transmuter en or véritable ceux qui sont imparfaits et inachevés, mêlés et corrompus. »
L’alchimie se présente donc comme une véritable science des métaux.
Le philosophe franciscain Roger Bacon, qui écrivait soixante-dix ans plus tôt, allait plus loin et la définissait ainsi dans son Opus tertium (1267) : « L’alchimie spéculative étudie tout ce qui est inanimé et la génération de toute chose à partir des éléments. Quant à l’alchimie opérative et pratique, elle enseigne la fabrication des métaux nobles, des couleurs et de bien d’autres choses, de façon bien meilleure et abondante que ne le fait la nature. »
Selon Roger Bacon, l’alchimie était donc une véritable science de la matière, capable de surpasser la nature dans ses applications pratiques. Il lui accordait des pouvoirs assez comparables à ceux qu’on peut attribuer aujourd’hui à la chimie…-à un détail près : on ne cherche plus aujourd’hui à fabriquer de l’or ou de l’argent.
La pierre philosophale (ou « pierre des philosophes ») était le produit qui permettait de transmuter les métaux en or. Très souvent évoquée, elle n’a été que très rarement et brièvement décrite. Sa description par Heinrich Khunrath est la plus longue qu’on ait : « Enfin, lorsqu’auront passé la couleur de la cendre, la blancheur et la couleur jaune, tu verras la pierre philosophale, notre roi, seigneur des seigneurs, s’avancer de son sépulcre de verre, de sa chambre et de son trône sur la scène de ce monde dans son corps glorifié, […] escarboucle brillante, d’une splendeur parfaitement tempérée, […] corps unique d’un parfait équilibre, transparent comme le cristal, compact et très pesant, d’une facile fusion dans le feu comme de la résine, et plus fluent que l’argent vif, comme de la cire, cependant sans fumée ; pénétrant les corps solides et compacts comme l’huile pénètre le papier; se dissolvant et se liquéfiant dans toute liqueur, s’y mêlant aisément; friable comme le verre ; de couleur de safran lorsqu’il est en poudre, mais rouge comme le rubis lorsqu’il est en masse […] ; colorant et teignant de façon permanente ; demeurant fixe dans les tribulations de tous les essais, même dans les épreuves du soufre brûlant et des eaux dévorantes [les acides] et dans la plus violente persécution du feu, toujours permanent et incalcinable à l’instar de la salamandre, […] clamant : Voici, je rénoverai toutes choses…


Date de mise en ligne : 10/06/2025

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