Les sanctuaires
Pages 54 à 57
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- GRUEL, Katherine
- et BUCHSENSCHUTZ, Olivier,
- Gruel, Katherine.
- et al.
- Gruel, K.
- et Buchsenschutz, O.
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- Gruel, K.
- et Buchsenschutz, O.
- Gruel, Katherine.
- et al.
- GRUEL, Katherine
- et BUCHSENSCHUTZ, Olivier,
Les sanctuaires riches en armes et en corps humains sont, dans l’état actuel des connaissances, regroupés en Picardie et dans l’Ouest de la France. Ils se développent principalement aux iiie et iie siècles av. J.-C.
On a découvert en 1970 à Gournay-sur-Aronde (Oise) un enclos quadrangulaire de 50 m de côté dont le fossé est rempli d’armes, d’ossements animaux et humains. Au centre, sous un petit temple romain, ont été identifiés plusieurs bâtiments en bois, qui eux-mêmes recouvraient un groupe de fosses. Dans une fosse centrale a été sacrifié un animal, dont les restes ont été rejetés dans le fossé périphérique, comme ceux des précédents sacrifices et banquets. Les armes exposées sur des trophées ont connu le même sort, après que le temps eut fait son œuvre de pourriture. Les crânes, systématiquement séparés du reste du corps, étaient exposés sur le portail monumental qui s’ouvrait sur le côté est. La fouille ultérieure du sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre (Somme), qui a conservé des dépôts humains en place, probablement consacrés après une bataille, a permis de mieux comprendre l’ensemble de ce rituel.Les recherches sur ce vaste lieu de culte gaulois et gallo-romain, découvert par photographie aérienne, remontent à 1966. Le sanctuaire gaulois, fondé au début du iiie siècle av. J.-C., est constitué de deux aires encloses : un carré auquel est accolé un trapèze couvrant un peu plus d’1 hectare, ainsi qu’un grand enclos curviligne. L’enclos carré d’environ 40 m sur 50, délimité par un fossé large de 3,5 m, était bordé, à l’intérieur comme à l’extérieur, par des constructions en élévation…
Date de mise en ligne : 14/02/2023
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